Critique #013 – Dors, la nuit va te bercer de Benjamin de Marçay

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Dors, la nuit va te bercer est de l’auteur français Benjamin De Marçay, autopublié, qui m’a contacté il y a maintenant quelque temps pour me proposer de lire et de donner un avis sur son roman. Après avoir lu le résumé, j’ai accepté l’aventure. Je le remercie donc chaleureusement pour l’envoi de son bouquin en format numérique.

Ici on se retrouve avec un récit de littérature moderne, sensible et sincère de par son histoire tragique et humaine. On suit la vie de trois femmes qui vont se rencontrer à un moment clé de leur vie; Françoise qui suit sa mère en fin de vie, Katherine qui vient d’apprendre l’agression de son fils, et enfin Fred qui se bat contre un cancer du sein. Autant dire que ce roman possède des éléments qui pourraient être difficile à lire pour certains lecteurs.

Ce qui m’a attiré dans cette lecture a été celle de suivre trois femmes qui ne se connaissent pas, mais qui vont tout de même se rencontrer par le plus grand des hasards. C’est suite à la panne de l’ascenseur de l’hôpital dans lequel elles se trouvent, qu’elles vont devoir passer le temps en discutant, en attendant les secours. Un moment où des femmes banales vont se confier, partager leurs peurs, et apprendre à voir les choses d’un autre œil. En prenant des personnages que l’on croise chaque jour sans le savoir, De Marçay arrive à créer un lien permettant au lecteur de ressentir de l’empathie pour elles. C’est à travers les flashbacks que l’on va apprendre à les comprendre, imaginer le chemin qu’elles ont parcouru. Pourquoi en sont-elles arrivées là ? Ont-elles des regrets ? 

 » Je n’accepterai pas qu’on s’apitoie sur mon sort. Je n’ai pas envie qu’on me regarde et qu’on s’adresse à moi comme une malade. Je n’ai pas envie qu’on me propose sans cesse de me reposer. Ou qu’on me suive partout alors que tout ce que je désire, c’est être seule. Me sentir bien, me sentir libre. Me sentir comme les autres, ni plus ni moins. Cela vient certainement de ma mère qui a souffert d’Alzheimer assez tôt. Elle en est morte, d’ailleurs. Elle était devenue complètement instable et dangereuse pour elle. Et pour les autres. « 

Benjamin De Merçay possède une écriture suave, poétique et simple. C’est une lecture qui peut être lu par n’importe qui, rien n’est exagéré pour nous émouvoir de force. Les moments sont authentiques et ne tombent pas dans l’exagération. Par contre, le livre ne faisant que 125 pages, les événements se déroulent très vite, ce qui m’a un peu déçu. J’ai aussi un peu de mal avec les sujets abordés ici, étant touché de trop près par certains d’eux. Je reconnais tout de même le talent de l’auteur, et ne peux que le respecter dans ses écrits.

En conclusion, j’ai passé un petit moment agréable et touchant. C’est donc une lecture littéraire que je recommande pour ceux qui voudraient lire quelque chose de riche en émotions, de poétique sans que cela ne tombe dans le mélodramatique. Encore un grand merci à l’auteur de m’avoir offert l’occasion de le découvrir à travers ses écrits.Copie de lire en bulles

Powell industries (15)

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3 réflexions sur “Critique #013 – Dors, la nuit va te bercer de Benjamin de Marçay

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