Critique #038 – Tu comprendras quand tu seras plus grande de Virginie Grimaldi

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Tu comprendras quand tu seras plus grande, qui n’a jamais entendu cette phrase étant petit prononcé par un adulte ? Probablement tout le monde l’a déjà entendu dans sa vie. C’est donc avec humour et panache que Virginie Grimaldi écrit son histoire autour d’une phrase qui en aura fait lever des yeux au ciel.
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Tu comprendras quand tu seras plus grande est le deuxième roman de la française Virginie Grimaldi, née en 1977,  qui s’est faite connaitre avec Le premier jour du reste de ta vie publié en 2015, chez City Edition avant de paraître en poche chez Le Livre de Poche. Mais avant cela elle avait été l’auteure d’une nouvelle lauréate du prix e-crire auféminin 2014 avec La peinture sur la bouche. Ce deuxième roman a été traduit en plusieurs langues, et il se murmure qu’une adaptation cinématographique est en cours. En mai dernier, est paru son troisième roman intitulé Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie sélectionné pour le Prix maisons de la presse, chez Fayard.

Je remercie à nouveau Anne du service de presse du Livre de Poche de m’avoir donné l’occasion de découvrir cette auteure. Dans Tu comprendras quand tu seras plus grande on suit l’arrivée d’une psychologue de 32 ans, Julia, qui après avoir perdu successivement son père et sa mère, décide de plaquer non seulement son chéri Marc mais aussi son travail en clinique. Puis, elle tombe sur une annonce d’une maison de retraite qui recherche une thérapeute remplaçante. C’est donc sur un coup de tête que Julia postule et décroche le poste. Mais le petit problème, c’est qu’elle ne déborde pas d’affection pour les personnages âgées… S’ensuit alors une ribambelle de retournements de situations cocasses, entre deux conversations avec des papys bout en train, et des collègues pleines d’humour et de bonnes intentions.

Parlons d’abord des personnages, qui sont une vraie bouffés d’air frais, de positivité et même Julia va se révéler entraînante dans ses réactions face à son nouveau quotidien. Au bord de la dépression, la thérapeute va trouver en ses papys farceurs et mamys charmantes une nouvelle force pour affronter la vie, avec une poêlée de positivité en plus. Le récit aborde de nombreux sujets de la vie de tous les jours : l’amour, le monde du travail, la famille, les couacs, les disputes, la question de comment arriver à faire son deuil, l’amitié et la recherche de soi dans un quotidien souvent chaotique. Il est touchant de voir l’évolution du personnage de Julia qui était fâchée avec la vie, et qui petit à petit va se reconstruire, apprendre, être bouleversée et aussi bouleverser la vie des autres. Les liens se nouent, se savourent et restent pour mieux nous marquer. Je me suis réellement prise d’affection pour elle et pour son parcours. 

Ses lèvres descendent sur ma poitrine, il l’embrasse avec passion et moi, pendant ce temps, je cherche le frisson qui ne vient pas. Je lâche quelques gémissements : peut-être que le plaisir, c’est comme la faim, qui vient en mangeant. (…) 
Deux minutes plus tard, lorsque je m’aperçois que je suis en train de repenser au risotto alors qu’il s’active sur moi, je comprends que notre histoire est terminée.

Au fil des pages, Virginie Grimaldi distille des morales qui sont véridiques à 100%, qu’on le veuille ou non. Mais ce n’est pas pour autant que l’auteure cherche à nous faire la leçon. Non, ce que la plume de cette auteure française offre est de voir la vie autrement, d’aborder certaines questions d’un autre point de vue et de trouver une solution pour nous apaiser et nous faire avancer. On y jongle avec l’humour sans jamais tomber dans l’excès ce qui permet de toujours nous décrocher un sourire au fil de la lecture. Le style de l’auteure est fluide, efficace et on entre très facilement dans le récit. Ce livre pourrait facilement être comparé à Mémé dans les orties d’Aurélie Valognes, mais personnellement j’ai trouvé que Grimaldi proposait quelque chose de plus en accord avec mon attente concernant ce genre. 

En conclusion, Tu comprendras quand tu seras plus grande est la réponse à cette fameuse réplique qui nous suit depuis notre enfance. On y trouve de la sagesse, du cœur, du réconfort, et du rire, que Virignie Grimaldi maîtrise avec brio et dextérité. Je peux même dire que après avoir lu la quatrième de couverture de son premier roman, j’ai bien hâte de pouvoir me le procurer. Mais, en attendant c’est sans surprise que je vous recommande la lecture de ce roman léger en apparence mais lourd de sens, idéal en toute saison ! 

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