Critique manga #006 – The Grim Reaper and an Argent Cavalier tome 1

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Avez-vous déjà souhaité être immortel ? La réponse varie selon l’interlocuteur. La mort fait partie intégrante de la vie, et ne peut en être dissocié. Bon ou mauvais, riche ou pauvre, l’Homme est destiné à connaître la même fin. The Grim Reaper and an Argent Cavalier revient sur cette idée de la vie éternelle, de la conception du bien et du mal, avec pour toile de fond un univers médiéval empreint de magie, de douleur, mais aussi d’espoir et d’action. Sortez votre épée et préparez-vous à combattre pour ce que vous avez de plus cher: votre âme.

 

Achetez le tome 1 de The Grim Reaper and an Argent Cavalier aux prix de 5,95 € ( valable jusqu’au 31/12/2017) sur le site de Kana ou sur Amazon.
Lire un extrait du tome 1, en cliquant ici.

The Grim Reaper and an Argent Cavalier est le premier manga de Irono, née à Omuta au Japon, un 28 décembre, et qui vit actuellement à Kyoto. C’est durant son parcours scolaire qu’elle décide de devenir mangaka après avoir découvert le manga Inuyasha de Rumiko TAKAHASHI. Des années plus tard, elle sort diplômée de la section manga de l’université Seika de Kyoto.

The Grim Reaper and an Argent Cavalier est son premier manga, prépublié dans le mensuel Gfantasy. En France, la série est éditée chez Kana, et se terminera en six tomes. À noter qu’à l’occasion de la sortie du tome 1 en France, la mangaka était présente sur le stand de l’éditeur durant la Japan Expo, le 7 juillet dernier.

The Reaper and an Agent Cavalier présente ce que l’on appelle de la Dark Fantasy, et est donc publié dans la collection Dark de Kana. Personnellement, c’est le premier titre que je découvre dans cette collection. L’histoire pourrait commencer par la phrase traditionnelle des contes, à savoir, Il était une fois… il y a 200 ans de cela, un frère et une sœur virent le jour en même temps et devinrent de grands sorciers. Le premier était investi du pouvoir de la création tandis que la jeune fille possédait celui de la guérison. Estimant qu’ils devaient régner en maîtres sur la Terre, le garçon se détourna du bien et embrassa l’obscurité afin d’être immortel. Pour y arriver, il devint le Seigneur de la Mort, et afin de gagner son immortalité il dû se nourrir d’âmes humaines. Pour l’aider dans sa mission, il créa les Larvas, des humains devenus des sortes de morts-vivants/vampires pour qu’ils lui apportent sa dose d’âme. Sa sœur, Lemuria, décida de ne pas suivre le même chemin que son frère, et afin de lutter contre le fléau qu’il représentait, fonda l’Ordre des Chevaliers d’Argent chargé de chasser et d’éliminer les Larvas.

Après avoir introduit la légende de ces deux êtres, on découvre le jeune Cyan, fils de deux Cavaliers d’Argents qui sont au service de l’Ordre. Alors qu’il rêvait de devenir Cavalier lui aussi, Cyan assiste à la mort de sa mère sous la morsure d’un Larvas. Après des mois d’absence, son père rentre enfin au village, accompagné d’une invitée spéciale… Reinette, la descendante de Lemuria.

Ce qui m’a fait accrocher à l’histoire a été la légende que dès le début est intéressante et bien expliquée. On découvre un récit qui mélange les codes des histoires de fantasy médiévales et de mythologie. Puis il eut l’introduction des larvas qui rappelle fortement le mythe du vampire puisqu’ils ne peuvent se révéler qu’après le coucher du soleil, se nourrissent des âmes des humains en les mordants aux cous, et ne peuvent mourir qu’en ayant le cœur transpercé par quelqu’un possédant une arme en argent doté du pouvoir de Lemuria. Si au premier coup d’œil la mise en place du scénario semble classique, la suite du tome regorge de rebondissements que l’on découvre en même temps que Cyan, devenu un jeune homme depuis les premières pages. N’étant pas une grande lectrice, à mon grand regret, de Dark Fantasy, ce titre m’a fait revivre ce que j’aime dans ce genre. De nombreux moments m’ont fait penser à Dracula – les pseudos vampires/zombies -, mais aussi à Buffy contre les Vampires pour le côté « le démon qui éclipse l’âme de son hôte » et enfin à une quête proche de celle des chevaliers de la table ronde d’Arthur, mais en plus classe

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Outre le genre et l’univers que présente l’auteur, on découvre des personnages attachants et qui possèdent tous un rôle majeur dans le récit. Au fil des pages, on apprend à les connaître et on prend plaisir à les suivre, à sourire avec eux, mais aussi à avoir mal au cœur pour eux. Parce que oui, la mangaka n’y va pas avec le dos de la cuillère concernant le traitement de ses personnages.

Comme dans les récits de Fantasy, la trahison et la douleur vont de pair avec l’évolution de Cyan, pour ne citer que lui. Sa caractérisation est vraiment belle, douce et innocente. Il y a Reinette qui possède un sens de la reparti assez sympathique, même si dans ce premier tome sa présence se trouve vite limitée. Ce n’est pas évident de ne pas vous en dire plus sur elle sans vous spoiler, alors je préfère vous parler du grand méchant de l’histoire. On le sait c’est Le Seigneur de la Mort, le type que l’on voit dans 90% des récits du genre. Pour le moment, de lui on sait simplement qu’il veut devenir immortel et basta. C’est donc difficile de le juger concrètement, je dirais même qu’il est caricatural, voir un peu trop par rapport au reste des personnages et de l’univers. Par exemple, il y a le fait qu’il utilise le corps des humains pour se dissimuler dans la masse, à quelques occasions (Bonjour Hades de Saint Seiya). À mes yeux, dans ce tome, il n’est qu’un personnage secondaire, alors que l’on devrait le redouter et le voir évoluer en tant que protagoniste principal. J’espère donc en apprendre plus sur son véritable fond, dans les prochains tomes, et ne pas constater qu’il n’est pas qu’un simple méchant bas de gamme. 

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Dans ce premier tome, il est impossible de s’ennuyer, les pages se tournent toutes seules et on fait même les gros yeux à certains rebondissements. Enfin, moi je les ai fait, oui ^^. Malgré les moments tristes que vivent nos personnages, (et moi avec eux), Irono a su distiller de l’humour et des passages plus légers pour ne pas rendre la lecture pénible. Une très bonne chose.

Le style graphique de la mangaka est soigné, et en accord avec le genre du récit et les personnages. J’ai beaucoup aimé cet aspect presque noble des costumes des Cavaliers, et l’aura magique qu’ils dégagent. Les scènes de combat sont efficaces et bien travaillés, ainsi que les décors qui ne sont pas uniquement là pour combler le vide derrière.  

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Concernant l’édition de Kana, je n’ai rien à redire. La couverture souple est sublime, et en plus elle est réversible. Oui, à vous de choisir si vous voulez le côté « lumière » ou le côté « obscure » de la force. Les dialogues sont bien retranscrits, et l’histoire se comprend facilement.

En conclusion, même s’il s’en est fallu de peu pour que ce tome soit un coup de cœur, je peux dire que ce fut une belle découverte, et que je continuerai à lire avec plaisir. Pour info la sortie du tome 2 a été annoncée pour le 6 octobre (Vite !). Pour un premier manga, Irono présente une série intéressante, qui malgré son scénario plutôt classique, regorge de rebondissements bien amenés, et une galerie de personnages très prometteurs, avec en tête de gondole le charismatique et loyal Cyan. Pour moi, The Grim Reaper and an Argent Cavalier est un titre qui mérite qu’on le découvre, tant l’univers – même si classique – dévoile de bien beaux moments. De plus si vous vous dépêchez, ce premier tome ne vous coûtera que 5,95 € (prix jusqu’au 31 décembre 2017). Que demander de plus, hein ?17blancInfos BD (3).png

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