Critique anime #002 – Psycho-Pass, saison 1

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À l’ère des réseaux sociaux où l’homme oublie parfois que de l’autre côté d’un clavier se trouve aussi un de ses semblables muni d’un cœur, d’une pensée et de ses états d’âme. Certains se surprennent parfois à rêver à un monde où les criminels pourraient être détectés avant qu’ils ne franchissent la ligne entre le bien et le mal. Si ce moyen technologique existait, serait-il à 100% fiable ? Comment faire entre le libre arbitre quand on a déjà décidé que vous étiez irrécupérable ? Psycho-Pass soulève toutes ces questions et bien d’autres. 

 

Visionnez Psycho-Pass sur ADN, Netflix ou achetez les DVD sur Kana.

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Psycho-Pass est une série d’animation japonaise réalisée par Nooyoshi Shiotani, et diffués entre 2012 et 2013 au Japon. Elle se compose de deux saisons et a donné naissance un film d’animation en 2015. Dans les pays francophones, la série peut être regardée sur les services de streaming ADN et Netflix. Elle a également été diffusée surles chaînes J-One et France 4. Et pour ceux qui n’auraient pas l’occasion de pouvoir découvrir cette série, sachez qu’elle est disponible en DVD par Kana Home Vidéo.

L’histoire se passe dans en 2112 (autant dire que la plupart d’entre nous ne serons déjà plus de ce monde) où il est possible grâce à une intelligence artificielle de connaître l’état mental d’une personne. On appelle ce gadget de haute pointe un Psycho-Pass qui permet aussi de connaitre la probabilité que cette personne puisse devenir un criminel dans le futur. Intéressant non ? Si lors des contrôles lambadas les personnes sont détéctées comme ayant dépassé une certaine limite, elles peuvent être neutralisées en deux options. La première consiste à endormir le criminel et lui faire suivre un traitement. La seconde est plus radicale puisqu’elle élimine tout simplement celui qui est visé. Violent non ? Pour s’occuper de cette tâche, il existe une équipe spécialisée composée de criminels potentiels appelés Exécuteurs, qui sont supervisés par des Inspecteurs. Ces derniers ont le devoir et la responsabilité de s’assurer que les Exécuteurs effectuent leur mission sans dépasser les limites fixées par la loi. La particularité des Exécuteurs est qu’ils sont des criminels dormants et peuvent donc « péter » un plomb à n’importe quel moment. Ce beau petit monde travaille pour ce que l’on nomme le Bureau de la Sécurité Publique. Pour les aider, chaque Exécuteur et Inspecteur possède une arme spéciale et complexe au doux nom de Dominateur, qui vous l’aurez deviné permet de tirer sur les criminels, et uniquement sur eux. Oui, un système très élaboré de sécurité se met en place si la personne visée n’est pas vue comme une menace par Sibyl. Classe, hein ?

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Le récit commence par l’affectation de la nouvelle Inspecteur, Akane Tsunemori, 20 ans, qui s’avère être un personnage qui débute comme étant un peu en recul mais qui va prendre de l’assurance dans sa profession au fil des missions et s’assumer telle qu’elle est. Elle est de nature calme, conciliante et optimiste. Elle est intelligente et essaye de toujours de voir le bon en chacun même en ceux que le a condamné. Elle dirige l’équipe composée de Shinya Kõgami, assez mystérieux et déterminé à mener sa mission à bien. Il y a ensuite Nobuchika Ginoza, qui estime que les Inspecteurs et Executeurs doivent garder une certaine distance. Tomomi Masaoka est l’un des vétérans qui a connu la naissance du système Sibyl et qui dégage une grande sagesse d’esprit dû à sa longue expérience. Le plus enjoué de tous est sans aucun doute Shûsei Kagari (mon chouchou)qui adore taquiner tout le monde, surtout la nouvelle. Yayoi Kunizuka très en retrait dont l’épisode 12 revient sur son passé et son arrivée dans l’équipe. Pour terminer, l’équipe ne serait pas au complet sans la sexy Shion Karanomori qui est chargée de surveiller la santé du personnel.

Les trois premiers épisodes sont très introductifs concernant l’univers et présente le fonctionnement le système Sibyl dont le psycho pass en découle. On débute avec des « petites enquêtes » qui semblent sans aucun lien, ce qui permet de voir comment travaillent les inspecteurs et les criminels dormants. Si j’ai apprécié ces trois épisodes, ce n’est qu’à partir du quatrième que mon intérêt pour la série a été total. Les enquêtes et meurtres qui semblaient sans lien apparent, sont en fait le dessein d’un plus grand vilain. Je ne vous révélerai pas l’identité du grand vilain, car je préfère que vous appreniez à le découvrir comme moi durant votre futur visionnage. En tout cas, sachez qu’il apporte énormément à la série. En effet, il est quelqu’un de particulièrement cultivé intellectuellement, et fait souvent référence à des auteurs comme Shakespeare, Philip K. Dick, Joseph Conrad,  ou des artistes et philisophes en général. J’ai été séduite par ce côté de la série.  C’est le genre de références qui fait que la série possède une intelligence parfois plus aboutie que les séries live action avec des détectives et des crimes. Enfin, ce dernier point ne regarde que moi.

Autre point positif, et essentiel, est celui des liens entre les protagonistes au fil des épisodes. On retrouve un lien de mentor/élève ou figure paternel/ enfant avec Masaoka et Akane. Leurs échanges sont naturels, doux et font que les deux apprennent l’un de l’autre. En fait, chaque relation fait grandir chacun des personnages. Ce qui drôlement futé quand on voit à quel point la société semble avoir perdu en échange direct pour se consacrer entièrement au virtuel, même jusque chez eux où les décors ne sont que des hologrammes et que le majordome aussi. Si à première vue la galerie de personnages semblent être très caricaturales avec la nouvelle recrute timide, le mystérieux et taciturne, l’intello, le rigolo, la silencieuse et la sexy, nos préjugés volent très vite en éclats. Chacun évolue au fur et à mesure, apprends, se perd mais arrive toujours à être différent de celui qu’il incarnait au début de la série.

Pour en revenir au scénario, les différents épisodes reviennent sur des thématiques actuelles et pertinentes. Par exemple, les deux épisodes (4 et 5) qui évoquent les réseaux sociaux – comme Twitter par exemple –, le lien et dépendance entre l’humain et l’avatar qu’il incarne ou admire. On peut aussi se poser la question à l’heure actuelle, s’il est judicieux de faire autant confiance à la technologie, aux algorithmes et statistiques. Après tout ce qui différencie la machine de l’homme est le libre arbitre. Dans Psycho-Pass on remarque qu’à plusieurs reprises le système aussi perfectionné soit-il possède des failles qui peuvent se révéler extrêmement dangereuses pour tous.

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Concernant le graphisme, je dois avouer qu’étant habituée au genre Dragon Ball et autres vieilles séries de la veille, j’ai été quelque peu surprise au début. Mais cela se passe surtout en arrière-plan, puisque l’on se trouve dans un monde très futuriste, il est normal que le décor rappelle celui de la 3D sans pour autant en être. Mais après deux/ trois épisodes cela passe très bien et colle parfaitement à la série. Pour le charadesign en dehors du fait que chacun devrait prendre un peu de soleil (pour les vitamines) je l’ai trouvé très bon. C’est agréable à regarder, les couleurs ne sont pas criardes comme dans certains dessins animés et co. actuels. Les scènes sont très bien exécutées. Attention au fait que cette série n’est pas recommandée aux plus jeunes puisque l’on y voit des scènes pouvant heurter les plus sensibles. Petit mot sur l’OST qui colle à l’ambiance, qui m’a rappelé les sons industriels utilisés dans le jeu vidéo DmC Devil May Cry (2013).

Le seul reproche que je pourrais faire à la série et le fait que la fin de la saison 1 n’est pas des plus glorieuses. Ce n’est pas mauvais, mais quand on sait qu’à l’époque la série ne reviendrait que pour une saison 2 si la première marchait auprès du public, on est ne droit de se demander pourquoi cette fin… Bon, on va retenir qu’une saison 2 existe et que je vais m’empresser de la regarder.

En conclusion, Psycho-Pass est une série mature et stimulante du point de vue cérébrale. L’art et la culture y trouve une grande place, ce qui enrichie son scénario déjà bien écrit et complexe. Les personnages deviennent très vite attachants et intéressants. Elle soulève également de très bonnes questions sur ce qui attend notre société dans le futur au train où elle avance. Psycho-Pass n’a rien à envier aux séries live-action puisqu’elle possède un univers travaillé et attractif autant qu’une bonne série policière comme True Detectives, Esprits Criminels, ou encore Person of Interest

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Pour information, une adaptation manga, Psycho- Pass : Inspector Akane Tsunemori revient en 6 tomes sur la saison 1, dont la publication vient de débuter en VF. Un prequel manga à l’anime a aussi vu le jour sous le titre de Psycho-Pass Inspecteur Shinya Kõgami, et est toujours en cours en VO et VF. Pour ceux deux dernières, elles sont disponibles chez Kana dans la collection Dark. Et dernière information, une suite en manga, Psycho Pass 2 existe mais reste inédite dans les pays francophones. 

 

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