Critique anime #003 – Gantz : O

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Gantz possède depuis le début des années 2000 sa base de fan qui ne cesse de grandir au fil du temps, puisqu’un titre spin-off au manga d’origine a également vu le jour. Après deux films live action, une série animée, Gantz dévoile son univers impitoyable dans un film d’animation 3D. Destiné principalement aux fans, je me suis demandé si les novices comme moi pourront y trouver leur place ? Réponse dans la suite.
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Gantz : O est un film d’animation 3D en images de synthèse produit par Digital Frontier,  en 2016, réalisé par Yasushi Kawamura et écrit par Tsutomu Kuroiwa. Ce film se base sur le manga Gantz écrit et illustré par Hiroya Oku.

Gantz a été publié au Japon entre 2000 et 2013, et compte trente-sept tomes. La version française est éditée par Delcourt-Tonkam, et bénéficie depuis peu d’une version « Perfect Edition » regroupant plusieurs tomes à petit prix. Si l’histoire du manga a le temps de se développer et de présenter les personnages en long et en large, le film Gantz : O, lui, ne se concentre en réalité que sur un arc narratif issu de la version papier. N’ayant pas lu le manga je ne pourrais pas dire si l’adaptation respecte l’œuvre ou si la partie utilisée dans le film est bien traitée. Gantz : O s’ouvre sur une scène digne d’un blockbuster avec de gros monstres et des combattants en costume noirs aux lumières bleues rappelant fortement ceux utilisé dans Tron. On y voit Kei Kurono succomber à ses blessures sous les yeux de sa collègue et amie Reika. Loin de se tumulte invraisemblable, Masaru Kato, 17 ans, rentre chez lui retrouver son jeune frère qui l’attend. Alors qu’il patiente pour prendre son train, un homme se met à poignarder des gens au hasard. Kato va alors périr lui aussi en tentant de mettre l’assaillant hors d’état de nuire. Mais à son grand étonnement le voilà qui se réveille dans la salle où se trouve Reika et les autres. Suzuki, l’ainé du groupe, lui explique alors qu’ils sont tous morts et qu’ils se sont retrouvés forcé à combattre contre des armées de monstres depuis. Avant que Suzuki ne puisse en dire d’avantages ils se retrouvent tous téléportés par la sphère noire appelée Gantz vers leur prochaine mission.

Voilà la base des vingt premières minutes, qui sont à mes yeux les moins prenantes du récit et aussi les plus calmes. Oui, car la suite est une grande succession de scènes d’action, dans la pure tradition du Seinen. Pour beaucoup les clichés exploités dans le film feront rouler des yeux, comme par exemple le personnage âgée peureux qui met tout le monde en garde, les filles aux formes pulpeuses qui sont en adorations devant leurs collègues mâles montrant force et courage, ou encore les « bad ass » qui se la jouent invincibles. Mais malgré ces gros clichés, le film m’a bien plu. J’ai trouvé que même si l’on ne sait pas d’où viennent tous ces monstres, ni ce qu’est cette orbe Gantz, on se retrouve très vite investi dans l’action.

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Aussi paradoxal que cela puisse être ce sont les personnages qui ont fait que je me suis totalement investi dans mon visionnage. À de nombreuses reprises j’ai été touché par leurs actes de bravoure, surtout ceux de Kato. Malgré sa figure héroïque, je l’ai trouvé très humble dans ses propos et actions. Pendant plus d’une heure et demie, il n’hésite pas à se mettre en danger pour sauver les civils des montres. Pourtant rien ne l’y engage, puisque le but des missions est de survivre pendant un laps de temps et de tuer tous les monstres « du niveau ». D’ailleurs pour le reste des participants, les pertes humaines ne sont pas un souci. Le seul but de chacun, surtout de l’équipe d’Osaka, est de récolter le maximum de points en tuant les monstres et surtout le boss de fin. En effet, c’est ce dernier qui vaut le plus de point. Si vous arrivez à terminer la partie en vie ou du moins agonisant, Gantz vous propose d’échanger vos points. Trois options s’offrent à vous : celle d’acheter une arme particulière, celle de ressusciter quelqu’un mort durant le jeu, ou bien de quitter le jeu et reprendre votre vie comme si de rien était en n’ayant aucun souvenir de votre passage dans Gantz. Ayant compris cela, Kata va tout faire pour pouvoir quitter la partie et rejoindre son petit frère.

L’ambiance est très forte, et les nombreuses scènes sanglantes pourront en dégoutter plus d’un. Personnellement, j’ai trouvé que cela n’était pas gore, et était en raccord avec l’univers qui s’est ouvert à moins via ce film. Les couleurs sont très sombres, et le film se passe intégralement de nuit ce qui donne rajoute une couche sombre à la palette de couleurs. Mais, oui c’est un film violent qui n’est pas recommandé à un public en dessous d’un certain âge.

Le seul point négatif que j’ai trouvé au film est le fait que les novices, comme moi, se sentiront parfois un peu perdus. La narration possède des lacunes qui pourraient laisser les novices comme moi un peu perdu. Dans sa globalité j’ai trouvé que l’œuvre était compréhensible, sauf sur la question d’où viennent ses démons et monstres, qui reste sans réponse.

Au niveau du graphisme soit on aime soit on aime pas. Les qualités et défauts de la 3D dépendent fortement de votre perception de l’outil. Personnellement, je n’ai jamais été fan de cette technique, et considère que sa place se trouve dans les jeux vidéo. Néanmoins, le graphisme est fluide, efficace et quand même assez agréable dans sa globalité. Par contre, ce film n’est pas destiné à un jeune public puisqu’il contient des scènes violentes et sanguinolentes.  Mention spéciale à la bande-son qui est juste sublime. Qu’est-ce que c’est agréable d’entendre un orchestre amplifier les scènes d’action et surtout dramatiques.

En conclusion, Gantz : O a été un amuse-bouche qui m’a donné envie de découvrir les mangas. Le scénario très porté sur l’action ravira les aficionados, tout en étant une petite porte d’entrée aux futurs lecteurs. Si les personnages sont caricaturaux, vous ressentirez tout de même vite une pointe d’affection pour eux tant ce qu’ils vivent est intense et cruel. 

En 2004, une série d’animation de deux saisons de treize épisodes appelées respectivement Gantz First Stage et Gantz Second Stage, ont vu le jour. Les deux saisons sont disponibles dans un coffret intégral édité par Black Box à moins de 17 €. Il existe également deux films live action appelés Gantz au commencement et Gantz Perfect Answer  (revolution en VF) sorties en 2011.

Les mangas sont disponible chez Delcourt-Tonkam dans une nouvelle réédition « Perfect », ainsi que la publication de son spin-off Gantz: G. 

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