Critique manga #012 – DanMachi – La Légende des Familias tome 1

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Bienvenue dans le monde héroic-fantaisy de DanMachi qui remporte un fort succès au Japon depuis sa création en light-novels en 2015. Cette adaptation alternative en manga est issue du cerveau à l’origine de l’histoire qui propose un univers qui requiert force, courage, persévérance, amour et humour ! Alors, à vos épées gentes dames et messieurs, et embarquez avec moi pour le pays de la Cité-Labyrinthe !

 

Achetez le tome 1 de DanMachi – La Légende des Familais sur le site de Ototo Manga ou sur Amazon.

 

Lire un extrait en cliquant ici.

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Merci à Guillaume pour cet envoi à l’univers fantaisy et aux personnages aussi attachants que courageux


L’univers de DanMachi a été imaginé par Fujino Ômori qui se lança dans l’écriture en s’inspirant des mondes qui l’ont particulièrement marqué comme ceux d’Evangelion, Dragon Quest ou encore Sword Art Online. C’est ainsi que naquis DanMachi – La Légende des Familias (Dunggeon ni deai o motemeru no wa machigatteiru darõ ka) une série de light novels illustrés par Suzuito Yasuda. Le charme de cet univers fût tel que l’auteur est le seul à avoir reçu le Grand Prix au concours organisé par son éditeur depuis 2009. Au Japon, DanMachi a été la série la plus vendue en 2015. Après huit tomes, et une série dérivée de light novels ainsi que quatre adaptations en mangas, une série d’animation a vu le jour grâce au studio J.C. Staff.

Ici, ce qui nous intéresse est son adaptation manga qui reprend en fait la trame des light novels, prépubliée depuis 2013 dans un magazine de Square Enix, et compte actuellement neuf tomes au Japon. En France les light novels sont publiés par Ofelbe depuis 2016, et la version manga par Ototo depuis quelques semaines.

Cette série est donc un véritable hit par où elle passe, et je dois être honnête que l’univers et les personnages m’ont particulièrement charmé. Mais commençons d’abord par en découvrir le synopsis. DanMachi – La Légende des Familias à pour décors la ville d’Orario où un énorme labyrinthe appelé communément Donjon se trouve dans ses sous-sols. Dans le monde créé par Fujino Õmori, existe des dieux qui ont décidé après des années d’ennui de se mêler aux mortels, qu’ils appellent les Enfants, en donnant leurs bénédictions (Falna) à ceux qui se montrent les plus courageux pour parcourir le Donjon. Ils détiennent alors le statut d’Aventuriers qui vont alors investir les différents niveaux du Donjon pour y tuer les monstres qui naissent dans les murs et qui rapportent des points à leur Falna (force, défense, habileté, agilité, magie,…). C’est ainsi que l’on fait la connaissance de l’un d’entre eux, Bell Cranel qui a pour déesse Hestia censée le protéger du malheur. Si au départ la multitude d’informations concernant cet univers peut paraître déconcertante, on peut se reposer sur les petites aides ici et là dans le manga en coins de pages appelés « Le petit guide des Aventuriers » expliquant les différents concepts comme familia, guilde, Falna ou encore le statut de chaque Aventurier. Du coup, il est plaisant de découvrir cet univers bien fourni sans se sentir submergé d’informations.

L’ambiance qui se dégage de DanMachi m’a rappelé celle de Seven Deadly Sins de par ses moments drôles, fantaisistes et qui sont portent d’un seul et même message : à force de persévérer on peut arriver à atteindre son but. Dans ce tome 1, l’action réside principalement dans les scènes de combat en sous-sol avec le jeune Bell. La séquence qui ouvre le manga est d’ailleurs celle d’un combat où Bell semble désarçonner et en danger face à un minotaure. Heureusement pour sa chevelure blanche, il est sauvé in extremis par Aiz Wallenstein, la légendaire épéiste de la familia Loki. Troublé par le sentiment amoureux qu’il éprouve en la voyant il fuit sans la remercier, mais se jure de devenir plus fort afin d’être digne d’elle. Ce que j’ai particulièrement apprécié et que ce shonen se construit autour de l’espoir et l’amitié que porte ce jeune garçon qui rêve secrètement de rencontrer l’amour dans le Donjon. Il est drôle de noter que la traduction littérale du titre en VO donne « Est-ce un tort de chercher des rencontres romantiques dans un donjon ? ».

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Au fil des chapitres, on découvre une galerie de personnages tout aussi intéressants les uns que les autres, comme les différentes déesses Loki dont la famila est la plus connue des Aventuriers, Héphaïstos dont la famila se compose de forgerons très populaire pour leurs armes de qualités, ou encore Freya la déesse de la beauté. Il existe aussi d’autre types de personnages, les serveuses de la taverne Fertilité (Syr Flover, Ryu Lion, …) et ceux travaillant au sein de la Guilde qui contrôle Orario (Eina Tulle, Misha Flott), et Miach qui fait une très courte apparition en tant que fournisseurs de potions et autres remèdes. Bell est un jeune garçon vraiment adorable de par son côté téméraire, rêveur, doux, poli et très ouvert aux autres. Je me suis grandement attachée à lui et je n’ai pu m’empêcher d’avoir le sourire en le voyant progresser dans sa quête. Hestia est un peu frivole, candide, mais très fidèle à son protégé et fera tout ce qu’elle peut pour lui venir en aide. Les différentes déesses que j’ai mentionnées plus haut ne sont pas en reste, puisque l’on remarque que certaines peuvent avoir des ambitions cachées… Chaque personnage arrive à apporter sa touche particulière qui donne vie au récit de Ōmori, dont le donjon et la ville sont tout aussi importants. Seul petit bémol est que l’on ne sait pas pourquoi les Aventuriers cherchent à devenir aussi puissant en risquant leurs vies dans le Donjon. Espérons que cette question trouve réponse dans les prochains tomes. 

 

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Niveau graphique, la pâte de Kunieda est très appréciable, joviale, fluide et agréable à regarder. Pour ce genre de récit la vision de l’artiste est vraiment la plus cohérente au récit ce qui donne quelque chose de globalement très satisfaisant. Les décors sont présents quand il est nécessaire et il est rare d’avoir une scène sans que l’on ne sache où l’on se trouve. Le découpage des cases est lisible et les scènes d’action sont juste ce qu’il faut. Comme pour Alderamin on the Sky [ma critique], l’édition d’Ototo est très soignée et chaque détail a été pensé pour rester le plus fidèle possible à l’œuvre originale. La traduction assurée par Marie-Saskia Raynal, la même qui a traduit les romans, est compréhensible et sa connaissance de l’œuvre d’origine n’y est pas pour rien.

En conclusion, ce premier tome de DanMachi – La Légende des Familas pose les bases de l’univers riche de Fujino Õmori, dont les inspirations multiples d’autres œuvres ne manqueront pas de ravir les lecteurs de fantasy classique mais ô combien drôle, pertinent et divertissant à suivre. C’est donc avec plaisir que je continuerai de suivre Bell et les autres, surtout au vu de la machination de fin de tome qui laisse pantois.

Le tome 2 est attendu pour le 6 octobre. 
17Infos BD (11)

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