Critique #053 – Rebelle du désert, tome 1 de Alwyn Hamilton

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Alors que la chaleur s’en va gentiment pour laisser place au froid de l’automne et de l’hiver, je vous propose de rester encore un peu plus sous le soleil avec Rebelle du désert. Un premier tome d’une trilogie young adult qui joue son rôle de divertissement sympathique à découvrir, et dont l’héroïne vous séduira.  

 

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Alwyn Hamilton est une auteure canadienne née à Toronto et ayant vécu dans plusieurs pays d’Europe avant que ses parents ne décident de s’installer en France. Elle grandit alors dans la petite ville de Beaune avant de déménager pour l’Angleterre où elle étudiera l’histoire de l’art dans l’université de Cambridge. Par la suite, elle reviendra en France pour travailler avant de finalement s’installer à Londres. Rebelle du désert (Rebel of the Sands) est le premier roman de Hamilton, dont le tome deux vient de paraître en France en grand format chez PKJ. Le dernier tome de la trilogie paraîtra en 2018 et porte le titre VO  de Hero of the Fall.

Après une parution en grand formant en 2016, Pocket Jeunesse a eu la bonne idée de sortir une version poche du premier tome à l’occasion de la parution du tome 2 (La Trahison) en français. J’ai ainsi pu enfin découvrir ce récit qui me faisait de l’œil de par son synopsis et sa couverture.

L’histoire est celle de Amani qui souhaite plus que tout fuir sa ville natale, Dustwalk, située en plein désert. C’est sa rencontre avec Jin, un jeune homme recherché pour trahison qui va lui ouvrir les portes d’une nouvelle vie, mais dont le chemin jusqu’à elle sera semé d’embuches et de créatures maléfiques (Djinns, Goules, Bouraqs, etc). Sans compter que son compagnon de route ne lui dit pas tout concernant le rôle qu’il a joué dans la guerre opposant le sultan du pays à son fils illégitime au trône.

Ce qui m’a tout de suite plu dans cette lecture de moins de 284 pages est qu’on est très vite happé par l’histoire et l’univers tout particulièrement. De mémoire je n’ai jamais lu un roman qui se déroulait en plein désert avec des monstres peuplent les dunes. Le charme de la lecture opère notamment grâce à son héroïne forte, déterminée et un brin impulsive. Elle ne recule devant rien et il n’est pas surprenant de la voir prendre des initiatives déterminantes sans jamais trahir ses valeurs et le respect de sa personne. Très vite au contact de Jin, jeune homme aussi charmant qu’habile avec un fusil, la confiance va s’installer et un lien va se créer. Je ne vous cache pas que la romance entre les deux est aussi évident et prévisible que les deux yeux au milieu d’une figure. C’est vraiment ce qui m’a le plus dérangé, mais étant dans une lecture young adult il fallait s’y attendre. En dehors de ce point assez négatif pour ma part, le récit se rattrape aux branches de son héroïne et des nombreux moments d’actions.

Le Bouraq poussa un cri strident. Je faisais corps avec la bête immortelle qui luttait furieusement. Je vis l’angoisse dans ses yeux : il ne voulait pas non plus se faire piéger, mais cela n’avait aucune importance.

Mes mains entourèrent son cou musculeux. Le monde semblait rapetisser alors que le Bouraq haletait contre ma poitrine. Sous mes doigts, le soleil et le sable se métamorphosaient en chair et en sang. Je sentis sa force, aussi ancienne que le monde, plus vieille que la mort, les ténèbres ou le péché. Tout ce que j’avais à faire c’était grimper sur son dos et le laisser m’emmener jusqu’au bout du désert.

Si l’ensemble fonctionne assez bien c’est aussi parce que l’auteure arrive à manier les fils du récit avec dextérité et qui est nourrie d’une mythologie convaincante et intéressante à explorer. En effet, le désert représente le côté dangereux qui peut être fatal à tout moment, et encore plus quand vous ne savez pas ce qui peut vous tomber dessus. Les paysages décrits par la plume de l’auteure sont fascinants et emprunts de mysticisme. Les autres personnages comme les créatures qui grouillent dans ce tableau brossé de couleurs chaudes et obscures sont étranges mais intéressants, même si j’aurais aimé en apprendre davantage sur eux. Peut-être dans le tome 2 ? On peut aussi mentionner que l’on aborde la question de la femme dans cette société et que l’on ne peut encore plus qu’apprécier (et admirer) Amani.

En conclusion, Rebelle du désert est une bonne lecture young adult écrite avec la notion de vouloir proposer un univers différent de ceux des autres histoires du genre. L’héroïne est une force de caractère qui mérite qu’on la découvre en tant que lecteur. Un premier tome réussi où les dunes de sable et les rebondissements font oublier la romance trop prévisible. 15BLANCInfos roman (7)

 

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4 réflexions sur “Critique #053 – Rebelle du désert, tome 1 de Alwyn Hamilton

  1. Je suis aussi très tentée par cette saga, et je pense que la sortie en poche me fera très certainement succomber 😀 Même si je vais peut-être attendre qu’elle soit terminée, c’est beaucoup trop long de commencer en format poche une saga encore en cours ^^

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