Critique manga #023 – Takane & Hana tome 1 à 3

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Prenons un peu d’humour, de romance, d’amitié, de tension et de franche rigolade et vous obtiendrez le manga Takane & Hana. Un shojo décapant avec un duo qui vous fera passer des moments savoureusement fun, et aux nombreux rebondissements. De quoi égayer vos journées !

 

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kaze

Merci à Anita pour cette bonne tranche de franchise et de rigolade


Yuki Shiwasu est une manga Japonaise, dont la carrière débuta en 2009 dans la catégorie shojo. Elle est principalement connue pour son manga Takane to Hana alias Takane & Hanna en français, titre publié depuis 2016 chez Kaze. Parmi les titres inédits en VF de sa bibliographie on compte Furou Kyoudai, Kaizokuhime ou encore Tamachen !!.

Takane & Hanna débute avec Hana Nonomura, une lycéenne de 16 ans à qui son père lui a demandé de se faire passer pour sa grande sœur, Yukari, lors d’une rencontre arrangée avec le petit-fils du président de l’industrie Takaba. Ce dernier se nomme Takane Saibara et l’héritier de l’industrie en question. Si elle se présente au rendez-vous affublé d’un accoutrement et d’une tonne de maquillage elle perd vite patience face à l’insolence du jeune homme de 26 ans et n’hésite pas lui envoyer son postiche en pleine poire. Mais ce que Hana ne sait pas, c’est que Takane avait repéré la supercherie depuis le début. Bah oui difficile de faire 23 ans quand on en fait 16 et qu’on ressemble à une voiture volée repeinte. Ayant l’esprit de compétitivité et ayant été chamboulé par la repartie et le caractère de la jeune fille, il va mettre tout en œuvre pour al revoir sans lui révéler qu’il sait qu’elle n’est pas Yukari.

Dès le premier tome on assiste à une sorte de partie de ping-pong sans les balles et les raquettes, où les répliques assassines et drôles fusent des deux côtés. Imaginez une jeune fille du petit peuple se trouvant forcé à rencontrer un jeune homme de la haute société qui n’a jamais rien connu d’autre que le luxe. Si la première rencontre se passe plutôt mal, les suivantes… sont du même acabit sans pour autant finir de la même manière, à savoir un postiche dans la face de Takane et une Hana qui sort en hurlant. Non, le reste des rencontres se construisent petit à petit avec un héritier tant d’impressionner une jeune adolescente avec des bouquets de roses de plus en plus immenses et rare, et cette dernière se contentant d’afficher un air blasé. Ce sont des moments piquants et drôles que les deux personnages nous offre. Toutefois, même si le premier tome présente de savoureuses tournures de phrases et d’évènements, j’ai trouvé que le fait d’avoir quasiment un rendez-vous chaque soir avec la jeune fille rendait la lecture un peu répétitive à mon goût. On a toujours le même système qui consiste à voir Takane débarquer devant le lycée d’Hana, les jeunes filles qui bavent et Hana qui n’est pas plus enthousiasmé que ça.

Après la lecture de ce premier volet, j’étais partagé entre le plaisir que j’avais ressenti au fil des pages mais avec une certaine peur de voir le même schéma dans la suite. Ce fut donc avec appréhension que j’ai entamé le tome deux. Et à ma grande surprise, le scénario prend une direction différente avec le retour du grand-père de Takane qui demande au jeune homme d’inviter la jeune femme à une réception. Surpris par cette demande, Takane se met à angoisser mais décide tout de même de le faire. Grimée en adulte, Hana va devoir apprendre à agir et se comporter comme quelqu’un de respectable ce qui n’est pas chose facile quand on connaît le caractère de la jeune fille. Mais étant ici en présence d’un shojo qui défit toutes règles dans le genre, une nouvelle complication vient s’ajouter au récit avec l’arrivée d’un troisième protagoniste. Riche héritier en provenance direct d’Italie, Nicola Luciano, ami de Takane – selon ses dires – semble avoir des vues plus ou moins honnêtes sur Hana. Mal à l’aise face à ce retour imprévu, Takane va avoir du mal à se contenir.

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Si on s’attendant à voir arriver un possible triangle amoureux, sachez que cela serait mal connaître la plume de Yuki Shiwasu qui s’amuse comme une folle à détourner les codes et à nous surprendre. Toujours grâce à son talent humoristique et sens de la répartie, la mangaka arrive à proposer de savoureux rebondissements. Avec ce tome 2 le récit avance dans son développement et nous dévoile dans son tome 3, une Hana mise à mal par ses notes de lycée. Eh puis, comment arriver à garder la tête dans ses études quand un riche héritier vous la met dans tous les sens et vous accapare de plus en plus ? Cherchant à remonter la pente, elle délaisse quelque peu Takane qui a eu vent du problème et qui va intervenir en tant que… professeur particulier !

Encore une fois l’histoire se plonge dans le côté humour pour mieux nous garder dans sa toile narratrice, qui n’est pas ennuyeuse pour un sou. C’est frais et mordant. Du coup, les pages se tournent, le temps passe, mais on ne s’en rend pas compte une seule seconde. En dehors du pouvoir d’auteure, c’est également la magie des personnages qui opèrent sur nous. Hana est une jeune fille possédant une esprit critique et un don pour les mots qui font mouche à chaque fois. Elle n’est pas pour autant dénuée de bon sens et d’un intellect percutant. Elle est par exemple bien consciente des différences de train de vie qui la sépare de Takane, l’accepte et contre toute attente essaye de lui montrer la vie de « l’autre côté du périph », comme on dit. Takane a beau avoir 26 ans il réagit parfois comme un enfant gâté, et si parfois ses propos peuvent blesser, il n’en reste pas moins quelqu’un de totalement résigné à son chemin d’héritier. Après tout, lui a-t-on réellement demandé si c’était bien ce destin qu’il avait imaginé pour lui étant enfant ? Peu probable. Si la relation entre les deux reste assez comique et tendue, on appréciera les côtés plus calmes et complices qui se tissent au fil du temps qu’ils passent ensemble. Chacun viendra à sa manière épauler l’autre et c’est attendrissant à regarder. 

 

Le style graphique de Yuki Shiwasu est très agréable, moderne et charmant. La patte graphique est accentuée par les nombreux plans sur les visages, ou les « grosses têtes » affublé aux personnages. Pourtant si le côté caricatural est mis en avant, cela ne rend pas le manga visuellement lourd ou laid. Au contraire. Petit mot sur l’édition de Kazé qui reste très bonne comme à son habitude. La traduction de Sayaka Okada et Manon Debienne est moderne et se tient très bien également.

En conclusion, je suis ravie d’avoir découvert cette série qui, même si elle possède des éléments de romance, joue avant la carte de l’humour et de la complicité avant tout, tout en mettant en avant des personnalités fortes et attachantes. Je me suis surprises à rire à voix haute à plusieurs reprises, et heureusement que j’étais toute seule, sinon je serais passée pour une bécasse.  De plus, ce lovely pack est même une très bonne chose puisque si je n’avais eu que le tome 1 sous la main je n’aurais peut-être pas poursuivi ma lecture, ce qui aurait été dommage au vu de la qualité du récit par la suite. Takane & Hana est donc un shojo qui n’hésite pas à reprendre les codes du genre et à en faire ce qui bon lui semble, et on en redemande

17/20

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