Critique manga #038 – Tales of Wedding Rings tome 1 et 2

titre manga (32)
En ce jour, je vous propose de vous armer de votre plus belle épée de lumière, à ne pas confondre avec un sabre laser Star Wars. Ici, pas de Jedi et autres, mais simplement un univers fantastique digne d’un roman de Tolkien sans les longueurs qu’on lui connaît. Dans Tales of Wedding Rings vous devez devenir le héros qui sauvera le monde des créatures mythiques tels que les elfes et les nymphes. Princesse, roi, prince ou chevalier, à vous de choisir votre destinée. 

 

Achetez le tome 1 de Tales of Wedding Rings sur le site de Kana ou sur Amazon

 

Le tome 1 est disponible au prix de 5.95€ jusqu’au 31.12.2017

kanadargaudsuisse

Merci à Stéphanie et Anne-Catherine pour cette découverte de la quête aux anneaux de lumières 


MAYBE est un duo de mangaka dont le premier manga Dusk Maiden of Amnesia (Tasogare Otome × Amnesia) est paru en 2008 chez Square Enix avant d’arriver en France aux éditons Kana en 2014, pour une durée de 10 tomes. En 2014, ils lancèrent deux nouvelles séries, toujours en cours, To the Abnadonned Sacred Beasts (chez Pika) et Tales of Wedding Rings chez Kana dans la collection Dark Kana.

Tales of the Wedding Rings est un récit aux décors dignes d’une quête de fantaisy rappelant les plus grands titres comme Le Seigneur des Anneaux. On y suit deux amis d’enfance, Hime et Satô, qui s’apprêtent à terminer le lycée. Alors que Satô va lui dévoiler ses sentiments, Hime lui annonce qu’elle va retourner vivre dans le pays natal de son grand-père. Stupéfait et surtout coupé dans son élan, Satô ne dit rien. Le lendemain Hime est sur le point de s’en aller, quand Satô la rattrapant, la découvre face à un à portail donnant sur un monde parallèle. Ne sachant quoi faire et ne pouvant se résoudre à la laisser partir, le jeune homme la suit à travers le rayon de lumière et se retrouve projeté dans un royaume où les chevaliers, la magie, les elfes et autres créatures surnaturelles existent. En réalité, Hime n’est pas une jeune fille comme les autres. Elle est la princesse du royaume de Annulus, et est destinée depuis des années à se marier avec un prince afin qu’il devienne le détenteur des anneaux de lumières. Ce dernier se verra alors investi d’une force unique lui permettant de vaincre le Roi des Abysses qui menace le monde. Mais durant la cérémonie de mariage apparaît un démon prêt à tuer tout le monde. Satô tente de faire barrière pour protéger celle qu’il aime, quand cette dernière finit par embrasser le jeune homme lui donnant ainsi le pouvoir de lumière et l’un de ces deux anneaux. Les voilà à présent mari et femme, pour le meilleur et pour le pire.

Après une brève introduction dans le monde des humains comme vous et moi, le récit imaginé par MAYBE nous embarque dans un royaume inconnu mais à la mythologie très riche et passionnante. Chaque personnage en commençant par Hime, Satô, le grand-père alias le Sage Asparagus, mais aussi le Prince Marmalighais sont très travaillés et accompagnent ainsi la narration. Satô est plutôt un garçon banal mais qui avec l’amour qu’il porte à Hime ne cessera de tenter de se surpasser. Il revêtira le rôle du héros, ce qui parfois lui jouera quelques surprises. Hime, est l’archétype de la belle jeune fille lycéenne aux cheveux blonds, jambes élancées et aux formes généreuses. Bon, à noter que cette particularité est propre à la gent féminine comme on le découvrira assez vite durant la lecture. Pour ceux qui connaissent Dusk of Maiden Amnesia ce détail graphique ne sera pas une nouveauté bien au contraire. Au niveau de leurs personnalités on peut dire que l’on a d’un côté un jeune homme un peu timide, parfois maladroit mais au grand cœur. En face nous avons Hime qui est plutôt du genre extraverti, en tout cas dans le monde des hommes. Car oui, dès que celle-ci rentre dans son monde elle semble se renfermer sur elle-même, comme si elle se sentait prisonnière de quelque chose. Cette particularité très bien amenée permet ainsi de mieux s’attacher au personnage. J’ai également trouvé que les personnages féminins étaient plus mis en valeur, ce qui n’est pas un mal en soi loin de là, mais qui du coup éclipse un peu celui qui de base est censé être le héros.

Le scénario de MAYBE intègre parfaitement les différents codes propre au genre de la fantaisy tout en y injectant une romance assez innocente. J’ai apprécié de voir que le rythme et le passage d’un amour à sens unique à un amour partagé soit rapide sans paraître irréel. Les sentiments de chacun seront mis en avant mais de façon encore pudique, ce qui est en accord avec ce que j’aime. Oui, ils ont beau se connaître depuis dix ans il ne faut pas non plus aller plus vite que la musique. Il y a également le fait que les différents recoins qui bâtissent ce monde fantastique soient expliqués de façon concise sans donner au manga un côté trop bavard. Après ces deux premiers tomes, Tales of Wedding Rings se concentre surtout sur la quête et l’exploration de cet univers, laissant un peu de côté la partie démoniaques. En effet, si durant la lecture on assiste à quelques combats entre le bien et le mal, la menace que les démons des Abysses et son roi représentent n’est pas encore bien réelle pour le lecteur.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Pour le dessin, n’ayant feuilleté que Dusk Maiden of Amnesia à plusieurs reprises lors de sa parution, je peux dire que les fans ne seront pas déroutés puisque MAYBE conserve le même style. Les traits sont fins et délicats et mêlent efficacement le classique de sa patte avec le moderne. On notera que la ressemblance entre les visages des deux œuvres est parfois troublante, mais cela ne choque pas, même si l’on pourrait facilement confondre l’héroïne de Dusk et celles de Tales. Oui, « celle » au pluriel puisque d’autres princesses viendront se joindre à notre trio de base… mais je vous en reparlerais dans ma chronique du tome 3, afin de ne pas spoiler ceux qui souhaitent prendre le train en marche. Du côté de la représentation des corps – on y verra un peu de nudité non vulgaire – cela est  bien réparti dans le sens où Satô est tout aussi musclé que peut l’être un jeune homme de son âge en pleine forme, et que les femmes sont certes pulpeuses mais restent dans la limite du raisonnable. Néanmoins, on retrouvera quelques clichés pour faire dans le fan service, mais sinon rien de dérangeant. Au niveau des décors cela est joli et maîtrisé sans vouloir en faire beaucoup trop, rendant ainsi le tout convainquant mais très classique.

L’édition de Kana est dans la lignée de sa collection Dark Kana, et surtout à celle de Dusk  Maiden of Amnesia. Je dis un grand bravo au fait qu’en fin de tome on se retrouve avec une encyclopédie expliquant le monde que l’on vient de découvrir. Dans le tome suivant, cette initiative apparaît un peu plus souvent, alors merci. La traduction de Tômei Ningen est compréhensible et épouse parfaitement la personnalité de chaque personnage.

En conclusion, Tales of Wedding Rings s’engage sur le chemin d’une quête intéressante avec des personnages attachants, mais dont le héros Satô mériterait d’être un peu plus travaillé selon moi. Un récit qui promet de bien bonnes surprises, mais aussi de l’action et de belles rencontres. Le tout est servi par un dessin efficace très agréable à l’œil. L’aspect fan service ne rebute pas à la lecture puisqu’il est principalement basé sur une romance qui donne le sourire. Tales of Wedding Rings est donc une belle découverte qui n’attends plus que de vous passer la bague au doigt pour le meilleur et jusqu’à la fin des temps.

17/20

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s