Critique manga #039 – Given tome 3

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Après un arc-en-ciel de sentiments, le tome 3 de Given se penche plus sur le côté artistique et le début du groupe dans la sphère musicale. Une suite qui servira de mise en bouche pour le tome 4 qui pourrait bien s’annoncer émotionnellement plus explosif. 
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Merci à Guillaume pour cette lecture musicale


Après avoir conquis mon cœur d’une façon si troublante et envoûtante avec ses deux premiers tomes, Given de Natsuki Kizu revient avec l’espoir de continuer à faire battre mon âme de façon exceptionnelle. L’histoire de ce tome reprend là où nous avions quitté nos quatre amis et musiciens, c’est-à-dire à la fin de leur premier concert. Ayant réussi à électrifier la salle avec la voix puissante et les émotions à fleur de peau de Mafuyu, un ami de Kaji et Haruki, prénommé Take, suggère au groupe de se lancer dans une aventure musicale sérieuse. Tandis que le groupe réfléchi à cette idée, Uenoyama prend conscience des évènements survenus durant le concert. Ne sachant comment faire face à la révélation intérieure de ses sentiments envers Mafuyu, il se laisse envahir pas la peur d’être rejeté. Car en effet, si lui a eu un déclic concernant son ami, il ne sait pas ce que ce dernier peut ressentir à son sujet.

Ce tome trois de Given explore les incertitudes liées à cette découverte émotionnelle, mais aussi à la réalisation artistique du groupe. On y retrouve les ingrédients qui ont fait que la série a été un véritable coup de cœur pour moi. Comme je l’avais dit lors de ma chronique des tomes 1 et 2, la globalité du scénario ravive en moi les mêmes sensations que lors de ma lecture de NANA signé Ai Yazawa. La mangaka Natsuki Kizu prend le temps de nourrir chaque personnage en revenant sur des éléments de leurs passé, sans pour autant oublier l’intrigue principale. 

C’est ainsi que  l’on en apprend un peu plus sur Haruki et Kaji, qui possède un véritable lien sans que l’on ne connaisse exactement toute la nature de celui-ci. À travers les mots de Haruki, nous découvrons la formation du groupe des années en arrières bien avant le recrutement de Mafuyu. À l’époque le groupe s’appelait The Seasons en référence à leurs noms qui prennent tous source dans les saisons (Aki = automne, Haru = printemps, Ka = été, et Fuyu = hiver.). Le personnage de Haruki se révèle très poétique et conscient des limites de son amitié avec Kaji. Ce dernier devenu officiellement le « mentor » de Mafuyu en matière de musique l’emmène à des concerts, notamment à celui de son colocataire Ugetus, un véritable prodige du violon. Complètement conquis par sa prestation, Mafuyu réalise qu’il veut continuer à écrire d’autres chansons.

La partie plus générale et musicale du groupe s’amorce avec la constitution d’une présence sur les réseaux sociaux, du bouche-à-oreille, mais aussi à l’inscription d’un tremplin musical pour se produire dans un festival de musique. J’ai trouvé cette approche du fonctionnement artistique du groupe très intéressante à suivre. On y apprend l’importance d’avoir des photos officielles même pour un groupe amateur, et de rester en contact avec les fans en ligne. Au milieu de cela, vient s’ajouter les sentiments de chacun ce qui amplifie la qualité du titre. Peu à peu certains liens sont mis en lumière alors que d’autres continuent de jouer sur l’ambiguïté. Le personnage de Ugetus en est le parfait exemple, et on finit par se dire que sa présence n’est pas anodine puisqu’il apportera très certainement son lot de drame dans les prochains tomes. Dans tout ce mélodrame on retrouve des touches d’humour qui donne un peps fou au rythme de l’histoire. Du coup, je ne me suis pas aperçu des pages qui défilaient. Cela a donc été une déception personnelle d’arriver si vite à la fin. Si j’avais su j’aurais clairement fait durer le plaisir. Car, oui Given est une lecture plus que plaisante. Elle touche là où il faut et reste longtemps graver en nous.

Du côté des dessins je n’ai toujours rien à redire. C’est très travaillé et vraiment très beaux. Les expressions continuent de communiquer de façon claire et suffisante sur ce que peuvent ressentir les protagonistes. Chaque regard ou détail à son importance, et on est facilement émerveillé face à certains plans de visages ou de profil. L’édition de Taifu est toujours aussi agréable et soignée, et bénéficie d’une excellente traduction.

En conclusion, je ne peux que vous recommander de découvrir cette série si ce n’est pas encore le cas. Le travail scénaristique de Natsuki Kizu est aussi vibrant que son travail graphique. On y descelle beaucoup d’émotions sans que les mots ne soient nécessaires. Les personnages et les relations entre eux évoluent de façons crédibles et intrigantes dans certains cas. Allez, maintenant je vais méditer pour apprendre à patienter jusqu’au prochain tome.

17/20

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