Critique #079 – Bravoure de Danielle Steel

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Écrivaine de plus 90 livres, Danielle Steel est une romancière prolifique et adorée de millions de lecteurs. Romance, famille, amitié, et psychologie sont les marques de fabrique de cette femme âgée de 70 ans. Bravoure est le premier roman que je découvre de ce nom, et qui a su me charmer du début à la fin.
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Danielle Steel est une romancière américaine née à New York, spécialisée dans les romans d’amour, dont beaucoup sont devenus des best-sellers. Elle est la fille d’une de John Schulein-Steel, descendant du propriétaire de la bière populaire Löenbräu en Allemagne, et d’une mère fille d’un diplomate. Elle passe une grande partie de son enfance en France, où elle avait pour habitude d’être présente durant les fêtes dînatoires organisées par ses parents, lui permettant ainsi d’observer ce milieu des plus aisés pour plus tard l’utiliser dans ses romans. À ses huit ans, ses parents divorcent et elle vivra le plus souvent avec son père ne voyant que très rarement sa mère. L’envie d’écrire se manifesta très tôt, puis à son adolescence par la poésie. En 1963 elle obtient son diplôme du Lycée France de New York. À son entrée à l’université elle se maria avec un banquier, et continua ses études, tout en écrivant son premier manuscrit à 19 ans. Après la naissance de sa fille, elle travaille dans une agence de relation public, et débuta en parallèle un métier de journaliste freelance. En 1972 elle divorce et publie son premier roman, Goign Home (Au nom du cœur) évoquant plusieurs thèmes comme celui e la famille et des relations humaines. Ces deux caractéristiques devinrent les clés de ses futurs romans. Depuis, elle est l’auteur contemporain le plus lu et le plus populaire, avec près de 80 best-sellers publiés en France, et plus d’un demi-milliard d’exemplaires vendu dans 69 pays et traduits dans 43 langues. De plus, plus d’une vingtaine de ses romans ont été adaptés à la télévision. Du côté de sa vie personnelle, elle a été mariée plusieurs fois, a eu neuf enfants nés de rois pères différents, et dirige une fondation au non de son fils défunt consacrée aux personnes atteintes de maladie mentales. Elle est faite Chevalier des Arts et des Lettres en France depuis 2002. Bravoure est paru en 2016 chez La Presse de la Cité, et en version poche aux éditions Pocket en mai dernier. 

Curieuse de voir son style et de découvrir l’univers de l’auteure, c’est sur Bravoure que mon choix de première lecture s’est porté. L’histoire est celle de deux aristocrates, Alex von Hemmerle et Nicolas von Bingen, amis depuis l’enfance. Face aux grandes heures sombres du nazisme, Nicolas apprend qu’il a hérité de sang juif du côté de sa mère, et doit fuir le pays avant que l’on ne le découvre. Accompagné de ses deux fils, Nicolas fuit pour les États-Unis où les conditions d’entrée sur le territoire sont difficiles. Devant trouver un métier pour immigrer, Nicolas devra son salut à Alex, son ami, qui lui fournit huit chevaux parfaitement dressés, qui verra un cirque engager le jeune homme. Très vite Nicolas devient la star du spectacle, sans arriver à égaler le talent de Christianna, équilibriste qui évolue dans l’aérien.

Je vous ai aimé dès que je vous ai vu et je n’ai jamais, jamais regretté votre venue au monde. De fait, je pense que votre naissance m’a donné de bonne heure le sens des responsabilités, ce qui était un bien car mes parents sont morts alors que j’étais encore assez jeune et qu’il a fallu que j’apprenne tout seul ce que vous rechignez à apprendre depuis toujours. Je n’avais pas le choix. J’avais un enfant et un grand domaine à gérer. Je l’ai fait de mon mieux, pour pouvoir vous le transmettre en bon ordre un jour.

Par ce récit se déroulant durant la Seconde Guerre Mondiale, Danielle Steel permet au lecteur de mieux s’ancrer dans le décor. On y découvre le quotidien de ces deux hommes évoluant dans un environnement fortuné, dont Alex qui s’occupe seul de sa fille, Marianne, 16 ans, depuis la mort en couche de sa femme. Veuf à seulement trente ans, Alex très protecteur avec sa fille partage une réelle passion avec cette dernière pour les cheveux, notamment le dressage. Son ami d’enfance, Nick a vu sa femme sa petite fille mourir de la grippe, cinq ans plus tôt, le laissant seul avec des deux fils Tobias et Lucas. Les relations entre ces deux familles quasi-toujours ensemble sont vraiment les racines de ce titre. Chacun possède à sa manière une forme de “bravoure” et de ténacité malgré les drames qui les ont tous touchés. Les deux hommes sont deux cavaliers hors pair, mais possèdent des caractères bien différents. Alex est plutôt du genre calme et sérieux, alors que Nick est plus un fanfaron n’ayant jamais caché son passé sulfureux avec des femmes mariées.

Bravoure est une fresque familiale qui tient en un seul tome, et qui aurait pu sur certains aspects se développer sur plusieurs tomes. Néanmoins, cet unique tome se suffit tant la plume de Danielle Steel est esthétique. Le traitement des personnages est très beau, et suffisant pour que l’on puisse se les représenter. J’ai eu un véritable coup de cœur pour Alex dont la douceur fait chaud au cœur. En embrassant sa nouvelle vie, il se découvre un pan de sa personnalité qu’il ne savait pas existant. Au contact des diverses personnes évoluent dans le cirque il apprend sur lui et sur une classe sociale moins aisé que la sienne. Christianna est une séduisante jeune femme toute en délicatesse et prouesse artistique. La relation qu’elle noue avec Alex sonne juste et bouleverse. Le fait que l’histoire se passe durant une période aussi noire et violente de l’histoire de l’humanité rend la relation encore plus touchante. 

Danielle Steel offre une véritable fenêtre ouverte sur le métier de dresseur de cheval, on y apprend énormément de choses sur les différentes races, les manières d’éducations des cheveux, etc., sans que cela ne paraisse fastidieux. En choisissant ce milieu pour faire évoluer les protagonistes, l’auteure a pu y intégrer une touche de magie, et c’est vraiment beau.

En conclusion, pour une première incursion dans l’univers de Danielle Steel, j’ai été plus que conquise et je comprends tout à fait que sa plume mature et sensible plaise à autant de lecteurs à travers le monde. Bravoure est une histoire vibrante et honnête dans un décor où la peur et l’incertitude de la guerre se mêlent à l’espoir et la vie nomade d’un cirque itinérant. 

17/20Infos roman (32)

2 réflexions sur “Critique #079 – Bravoure de Danielle Steel

  1. J’en ai lu énormément dans ma jeunesse ! Mais depuis, j’ai développé une allergie aux romances… ça doit être le fait de devenir adulte et de voir comment ça se passe dans la vie réelle qui m’a mise en colère contre les vendeurs de rêve ! 😂

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    • Ahaha. Je te comprends. N’ayant jamais lu beaucoup de romance en étant gêne henné permet de m’y mettre même si je suis TRÈS sélective et que je roule beaucoup des yeux sur les clichés et meme sur les niaiseries trop guimauve

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