Critique #080 – Wonder de R.J Palacio

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Avec son adaptation cinématographique actuellement en salles, le roman Wonder de R.J.Palacio va certainement continuer de toucher les cœurs et de sensibiliser sur la question du handicap dans la société. À la fois sincère, tendre et émouvant, Wonder nous livre le quotidien d’un enfant de 10 ans découvrant pour la première fois le quotidien d’un écolier.

 

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Raquel Jaramillo Palactio est une écrivaine américaine ayant effectué pendant de nombreuses années le métier de directrice artistique et graphiste conceptrice de page de couverture pour les livres. Son premier roman, Wonder, paru en 2012 est rentré directement dans la liste des bestsellers du New York Times. Wonder a été publié dans 45 pays, et vendu à plus de 5 millions de copies à travers le monde. En 2014, elle sort 365 Days of Wonder : Mr Browen’s Book of Percepts, puis en octobre 2015 Auggie & Me. Tout comme pour Wonder, Auggie & Me a été publié aux éditions PKJ. Une adaptation de Wonder par Stephen Chbosky (Le Monde de Charlie) avec Julia Roberts, Owen Wilson et Jacob Tremblay est sorti en salles le 17 novembre dernier.

Wonder est le récit du petit August Pullman, 10 ans, né avec une grave malformation faciale l’empêchant d’aller à l’école. Afin de lui éviter les moqueries et le regard des autres, ses parents ont décidé de lui faire l’école à domicile. Mais quand arrive l’âge d’entrer au collège, ses derniers décident de lui donner une chance de vivre comme les autres enfants, et d’affronter le monde extérieur.

D’entrée de jeu, il serait bon de dire que Wonder est un roman au message de tolérance fort qui ne peut laisser le lecteur indifférent. Ce qui frappe en premier ici ce sont l’intelligence et l’humour d’August. En suivant son quotidien de petit collégien on se prend d’affection pour lui, en admirant son courage face aux regards des autres. Malgré ses 10 ans, August sait que le monde peut être cruel, et même si sa perspicacité et son sarcasme sont deux belles armes de défence, August ne reste pas insensible face aux mots cruels et aux rires. En tant que lecteur on ne peut qu’être touché par ces moments de tristesse et révolté face au manque de tact et à l’ignorance de certains.

August, c’est le Soleil. Maman, papa et moi, nous sommes les planètes en orbite autour de cet astre. Le reste de la famille et nos amis sont comme des astéroïdes et des comètes, qui tournent autour des planètes qui gravitent elles-mêmes autour du Soleil. Le seul corps astral qui ne tourne pas autour d’August le Soleil, c’est Daisy, la chienne, et ça, c’est seulement parce qu’à ses petits yeux canins, le visage d’August n’est pas bien différent de celui des autres êtres humains. Pour Daisy, on a tous la même tête : plate et pâle comme la lune.

La narration passe par plusieurs points de vue en dehors de celui du petit garçon. On a par exemple les parents, Isabel et Nate, souhaitant par dessus tout protéger leur fils, mais qui en décidant de l’envoyer à l’école publique lui offre une chance de s’épanouir, d’affronter les réactions de la société, et aussi de se faire des amis. On imagine que ce choix pour le bien d’August n’a pas été des plus simples. Le lecteur est invité à se poser les questions en se mettant à la place de ces deux adultes, aurions-nous pris la même décision ? Dans ce genre de cas, il est extrêmement difficile de se savoir réellement ce que l’on aurait fait. Il y a aussi la sœur du garçon, Olivia, attachante, drôle et mature. Très vite elle comprend que son petit frère se doit de recevoir plus d’attention des parents, et met toujours tout en œuvre pour ne pas compliquer les choses au sein de la famille. Toutefois, elle aura ses moments de solitude, des envies de parler d’elle aussi ce qui parfois n’est pas simple à gérer. La relation entre ces trois personnes est très belle à suivre, et basée sur une confiance indéfectible. On ira aussi du côté de certains élèves pour savoir comment est-ce qu’ils perçoivent August. C’est dynamique et émouvant sans faire dans le larmoyant. Le point de vue de chacun apporte une approche très intéressante.

J’aimerais bien que ce soit tous les jours Halloween. On porterait tous des masques. Comme ça, on pourrait prendre le temps d’apprendre à se connaître avant de dévoiler nos visages.

Le style est adapté pour un lectorat tout public, allant de la jeunesse à l’adulte. Les rebondissements sont nombreux et ne porte pas préjudice aux protagonistes. Le traitement du handicap se veut honnête, sensible et réfléchit. Les nombreuses références à la pop culture placent encore plus le récit dans la réalité de tous les jours, ce qui est une bonne chose surtout si l’on veut que les plus jeunes le lise.

En conclusion, par le quotidien à la fois normal et atypique du petit August, R.J. Palacio nous plonge dans un récit empreint de véracité, d’émotions et de justesse dans les propos. Les nombreuses questions que soulèvent les différents points de vue des protagonistes nous donnent une narration intelligente et sensible. Un vrai bon moment de lecture.

17/20Infos roman

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