Critique comics #003 – Black Magick tome 1

Copie de titre manga

Après la magie de Grimoire of Zero hier, je vous parle à présent d’une autre sorte de magie… ou plutôt sorcellerie. Dans Black Magick, on se retrouve face à plusieurs facettes de cette dernière en la présence de l’enquêtrice Rowan Black, femme forte qui s’assume pleinement. Un récit sombre ou le graphisme nous saute aux yeux tant il paraît vivant.

 

Acheter le tome 1 de Black Magick sur le site des éditions Glénat Comics ou sur Amazon.

 

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Greg Rucka est un scénariste américain de comics et auteur de romans policiers, né en 1969. Sa carrière, Rucka, la débute par une série de romans noirs mettant en scène le personnage d’Atticus Kodiak. Mais il essentiellement connut à ce jour pour son travail dans l’industrie du comics. On lui doit notamment des runs sur Superman, Batman, Detective Comics, Batwoman, Gotham Central, 52, Daredevil, Elektra, Wolverine, The Punisher, ou encore Wonder Woman, dont il est à nouveau à ce jour l’auteur sur le titre de l’ère Rebirth édité par Urban Comics. Mais au-delà des super-héros, Rucka n’a jamais délaissé son amour pour le polar noir et l’a joyeusement inclut dans ses comics. Il y Queen & Country, Stumptown, Lazarus, et Black Magick. Et c’est sur ce dernier que l’on va prendre le temps de parler, puisque le 10 janvier dernier Glénat Comics sortait le premier tome intitulé Black Magick : Réveil.

L’histoire est celle d’une femme, Rowan Black, travaillant à la criminelle de Portsmouth et chargée d’enquêter sur des homicides. Mais ce qu’elle se garde de révéler est qu’elle est également une sorcière. En effet à la nuit tombée, elle participe à des rituels avec d’autres femmes dans la lugubre forêt. Mais lorsqu’un jour en étant appelé pour s’occuper d’une prise d’otage, elle va avoir la mauvaise surprise de découvrir que le criminel connaît son secret. Et le monsieur n’a qu’un seul but : la détruire. Ici, la magie n’est pas celle que les amateurs d’Harry Potter peuvent raffoler, puisque le titre est plus sombre et plus adulte.. La particularité de cette sorcière est de puiser dans les énergies des éléments naturels. La magie est alors neutre, et ne devient que blanche ou noire selon la personne qui l’utilise et ses intentions.

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Avec cette nouvelle histoire, Rucka mêle habilement deux mondes fascinants, celui de la magie donc, mais aussi celui du polar qui fonctionne à merveille. Au fil de la lecture, le lecteur est invité à découvrir plusieurs pans de la magie comme la pratique Wicca ou encore le paganisme. Si ces noms vous sont inconnus, n’ayez crainte, puisque le titre peut être lu aussi bien par connaisseur qu’un novice. L’auteur prend simplement ses notions pour écrire son histoire afin d’explorer les influences que cela peut avoir sur son récit.

Le personnage de Rowan est le genre de femme forte que l’on aime apprendre à connaître dans un comics, roman, ou n’importe quel autre support. Il est toutefois difficile de vraiment la trouver sympathique puisque sa froideur transpire des pages. Pourtant on finit par s’y attacher de bon cœur et de se laisser guider à travers son histoire. Chaque chapitre du récit pose lentement mais sûrement les informations essentielles au développement de l’intrigue. Un point important qui permet de ne pas recevoir trop d’éléments d’un coup pour finir par n’en retenir aucun. L’ambiance mystérieuse joue énormément sur le titre, et on ne peut qu’approuver. J’ai également trouvé quelques petites similitudes en matière de ressenti pendant la lecture avec le titre Coffin Hill de chez Urban Comics.

La partie graphique assurée par l’australienne Nicola Scott (Birds of Prey, Wonder Woman, Earth 2) épouse parfaitement les recoins de la narration de Rucka, pour former une histoire prenante et solide. La tension qui se dégage des planches s’en ressent, et on ne peut que rester les yeux grands ouverts face au trait de l’artiste. L’artiste joue sur les effets entre les quelques couleurs – uniquement présente lors de l’utilisation de la magie – et le crayonnage pour nous rendre une copie proche d’une peinture. Le gris est également est ici un point neutre et important sur l’aspect des dessins en permettant de donner du relief. C’est travaillé, complexe tout en étant fluide, en résumé c’est visuellement une pépite.

Petit mot sur l’édition de Glénat Comics qui comme à son habitude propose une copie exemplaire. Format cartonné, couverture rigide et très agréable sous les doigts. La préface ouvrant le bouquin est écrite par l’éditrice de Glénat Comics, Jeanine Schaefer, qui revient sur les inspirations réelles de l’auteur envers le spiritisme et les diverses croyances. À noter qu’une version collector est également disponible avec des bonus – dont une interview de Rucka, et  avec une couverture alternative (celle de la VO).

En conclusion, en à peine cinq chapitres (moitié de l’arc) Black Magick arrive à donner le grâce au talent d’écriture de Greg Rucka dans un récit qui ravira les friands d’ambiance horrifique, lugubre ainsi que ceux aimant le polar noir. Si ce premier tome prend son temps, c’est pour mieux nous appâter sur le deuxième qui devrait être riche en révélations au vu des questions qui nous restent en tête. C’est visuellement magnifique et bien exécuté du début à la fin. Ne résistez pas, et laissez-vous charmer par le sort envoûtant de Black Magick.Sans titre 3

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