Critique manga #076 – Seraph of the End tome 1 et 2

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Vampires ! Oh non non, ne fuyez pas. Dans Seraph of the End les vampires sont dignes d’un roman de Anne Rice et non d’un Twilight. L’univers post-apocalyptique du titre offre une très mise en scène de cet univers hiérarchisé par les vampires, où un bataillon d’extermination proche de la garde impériale de l’ère Meji nous offre de très beaux moments. Humour, action, personnages attachants, que demander de plus.

 

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Aux commandes de Seraph of the End, nous avons le scénariste Takaya Kagami, le dessinateur Yamato Yamamoto, et Daisuke Furuya aux story-boards. En France, Kagami est aussi connu pour le manga Dark Rabbit aux éditions Panini. Et en dehors de Seraph of the End, Yamamoto s’est illustré au dessin de Kure-Nai chez Kazé. Au Japon, Seraph of the End a été prépublié dès septembre 2012 dans le magazine Jump Square de Shueisha, et est toujours en cours de publication reliée avec 15 tomes à ce jour. Fort de son succès, le titre s’est vu adapté en série animée en 2015 à voir sur Wakanim en français), en ligh novels/romans, mais aussi en un manga spin-off (Serapuchi! – Owari no Seraph 4-koma-hen) et prequel intitulé Owari no Seraph – Ichinose Glen, 16-sai no Catastrophe. En France, le titre fait partie du catalogue des éditions Kana, qui publie également les romans.

C’est lors de la promotion lancée en janvier dernier par Kana que j’ai pu me procurer cette série. En effet, elle fait partie des séries cataloguées comme étant des indispensables par l’éditeur avec notamment Assassination Classroom, No Guns No Life, Death Note et Sky-High Survival. Et afin de les mettre en lumière, Kana a eu l’idée très sympathique de proposer les deux premiers tomes de chacune de ses séries pour le prix d’un seul tome. Impossible de passer à côté donc.

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L’histoire de Seraph of the End se déroule dans un univers post-apocalyptique qui a vu une partie de l’humanité décimée par un virus. Par la suite, les vampires ont pu se dévoiler et prendre peu à peu le pouvoir. Afin de toujours avoir du sang à disposition, les suceurs d’hémoglobines ont pris soin de faire prisonniers les enfants (seuls survivants) qui élèvent à présent comme du bétail. Et si l’un d’entre eux meurt dans le processus ou par accident, eh bien tant pis. Pourtant deux enfants, Yûichirô et Mikael ont décidé de s’échapper en emmenant avec eux le reste des enfants de l’orphelinat dont ils faisaient tous partis. Tragiquement, seul Yûichirô arrivera à s’en sortir et se jura de venger les siens. Il rejoint alors les rangs d’un bataillon d’extermination de vampire.

Les vampires sont une source éternelle de récits en toujours que ce soit dans la littérature, au cinéma ou sur le petit écran. De Bram Stoker à Anne Rice en passant plus récemment par Stephenie Meyer et sa saga Twilight, les lecteurs du monde entier ont pu découvrir les vampires comme étant aussi bien des monstres sans âmes ou des sortes de boules disco géante brillante au soleil (oui toi Edward Cullen). Étant depuis très difficile au niveau de mes lectures sur le thème du vampirisme, c’est sans savoir à quoi m’attendre que je me suis lancée dans Seraph of the End. Et je dois dire que je n’ai pas été déçue, loin de là.

Dans un premier temps, parlons du traitement des vampires, qui ici sont plus proches d’un Lestat de Anne Rice que d’un Cullen et compagnie. Présentés comme des monstres sans scrupules et avec pour unique but de faire de la Terre un énorme réfrigérateur et régner en maîtres. Diverses hiérarchies de vampires sont alors mises place. Nous avons pour le moment, l’une des génitrices des vampires Kululu Tepes, et le redoutable et charismatique Ferid Báthory. Bien entendu ces deux personnages sont entourés d’autres vampires à leurs soldes. Le premier tome débute avec ce groupe d’enfants à qui l’on ponctionne quelques litres de sang par jour, certains étant même invités à « séjourner » en compagnie d’un vampire. Yûichirô est le garçon que l’on appelle communément une tête brûlée. N’ayant que pour ambition de vaincre les vampires il ne cesse de montrer un côté vantard et « grande gueule » mais qui sous cette mascarade dissimule de l’amour pour sa famille d’adoption de l’orphelinat. À côté de lui, Mikael est un enfant discret et réservé et fort heureusement il arrive souvent à canaliser l’énergie débordante de son ami. La dynamique entre les deux fonctionne et propose un duo assez complémentaire dans sa manière de communiquer. De base, Yûichirô fait partie de ces personnages que j’ai beaucoup de mal à supporter, pourtant ici il m’a plu. Certes son côté pseudo-prétentieux et son discours de « je vais tuer tous les vampires » est parfois lassant, mais c’est quand même avec plaisir que j’apprends à le connaître. 

Dans le tome 2, on se retrouve avec notre « tête brûlé » quatre ans plus tard, et en pleines études pour devenir un exécuteur de vampires du bataillon, alias « l’armée démoniaque impériale du Japon. ». À sa tête nous avons le lieutenant Glenn Ichinose véritable dirigeant très mystérieux, Shinoa Hiiragi chargée de surveiller Yûchirô afin qu’ils se tiennent loin des ennuis. Très vite ce petit quatuor est rejoint par Yoichi Satome, un jeune élève souhaitant venger la mort de sa sœur tuée par les vampires en intégrant l’armée impériale. Et comme lors du tome 1, cette notion de meneur et de suiveur opère très bien entre ce dernier et Yûchiro. La menace vampire est très présente dès le départ ce qui créé des tensions dans le récit. Chaque vampire qui se montre possède cette lettre de noblesse que j’affectionne tant les récits vampires. 

Le scénario écrit par Takaya Kagami n’est pas dépourvu d’humour bien au contraire. Chaque personnage apporte cette touche de maladresse et de running gag, certes pas très originale, mais qui fonctionne très bien. Les personnages sont écrits de manière à avoir un impact sur le lecteur, positif ou négatif, mais on finit tout de même par s’y attacher. La narration est fluide et l’action ne manque pas. Les différentes informations sur le monde vampirique et le fonctionnement de l’armée démoniaque impériale sont intéressantes. 

Le trait de Yamato Yamamoto est visuellement efficace, notamment autour du design des personnages et les uniformes de l’armée rappelant l’ère Meiji. Les scènes de combat sont solides et bien mises en page. Le découpage est classique mais fait son travail. De plus le travail sur les nuances de noirs et de blanc rend le tout très agréable à regarder. Petit mot sur l’édition de Kana qui se tient très bien et qui bénéficie à chaque début de tome d’une double page dépliante proche d’un mini poster en couleur. La traduction de Frédéric Malet (Assasination Classroom, Capitaine Albator – Dimension voyage, Fire Force) est moderne et dans le ton. De plus les bonus de fin de tome nous donne plus d’informations concernant l’univers.

En conclusion, Seraph of the End démarre de manière classique mais fait très bien son travail. Le scénario de Takaya Kagami est écrit pour attirer le lecteur et le faire rester. C’est rythmé, plein d’humour et très séduisant à l’oeil. Les surprises et rebondissements sont mis avec application et permettent au lecteur de rester investit dans le récit. Deux tomes qui posent les bases d’un récit « dark fantasy » extrêmement prometteur et qui se sont révélés être un véritable coup de cœur, notamment de par le respect mythologique du vampire étant comme un être dangereux et non comme une parodie de lui-même. 

Thanksgiving (1)

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7 réflexions sur “Critique manga #076 – Seraph of the End tome 1 et 2

  1. J’ai les deux premiers tomes dans ma PAL manga (Bah vi vu mes retards xD) et ton avis me donne envie de me lancer dedans sans réfléchir. Je pense que ce sera dans mes lectures de la semaine prochaine tient… Enfin, si rien d’autre n’arrive entre temps *tousse* Ton avis donne très envie en tout cas ^^

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