Critique #097 – Buffy, intégrale volume 1

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 » À chaque génération, sa Tueuse. Sans elle, les vampires n’auraient pas d’ennemi à leur taille et submergeraient le monde. Aujourd’hui, c’est Buffy…  » Fins connaisseurs ou non, Buffy aura marqué toute une peuplade de téléspectateurs à travers le monde. Vingt ans après ses débuts sur le petit écran, Buffy continue d’exister à travers les comics, notamment. Mais bien d’autres supports médiatiques sont venus consolider cet univers si haletant et envoûtant. Et ce sont donc les romans qui vont être à l’honneur ici, à travers le volume 1 de l’intégrale de Buffy aux éditions Milady.

 

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En 2003, la série de toute une génération, Buffy contre les vampires (Buffy the Vampire Slayer) prenait fin sur les écrans américains, puis sur les écrans français après sept saisons. Découverte par de nombreuses personnes lors de la feu “trilogie du Samedi”, véritable rendez-vous des jeunes les samedis soir avant les « Skins party » ne débarquent, Buffy aura fait les beaux jours de M6. On peut aussi mentionner au passages X-Files, Charmed, Dark Angel et autres séries des années 90/2000.

Mais la fin de la série ne marqua pas la fin du « Buffyverse » puisque qu’un an après, son créateur Joss Whedon décide de lui offrir une huitième saison sous forme de comics. N’étant plus limité par le budget dû aux effets spéciaux, Whedon laissa libre cours à sa création continuant ainsi la mythologie de la Tueuse, tout en veillant à développer des séries annexes comme Angel & Faith, les mini-séries sur Spike, Willow ou encore plus récemment Gilles. En 2012, l’éditeur français Milady eut la belle idée d’éditer dans un format intégral, et un peu plus grand qu’un traditionnel bouquin de poche, les romans autrefois publiés chez Fleuve Noir dans les années 2000. Mais avec plus de 70 romans en VO, dont 50 édités en français, il était difficile de proposer chaque roman dans ces intégrales qui se comptent au nombre de quatre. 

Dans ce premier volume, nous avons droit à quatre romans, dont un inédit jamais édité en français. La première histoire est « La Moisson » est reprend l’épisode 2 de la saison 1 diffusé en 1997. Buffy vient à peine d’arriver à Sunnydale et doit faire face aux vampire du Maître (le plus ancien vampire) qui envoie ses sbires en tant que vaisseau pour lui procurer du sang afin de le libérer de l’église démolie et enterrée sous la ville. Cette histoire permet de présenter les personnages, comme l’avait fait la série télé, et donc de permettre à un potentiel nouveau lecteur de prendre le train en route et de ne pas être perdu dans cet univers. Petit tour vite fait des personnages: Willow, la fille un peu gauche, timide et geek à ses heures perdues, et la meilleure amie de Alex, un garçon impopulaire toujours en train d’échanger des vannes avec Cordélia, la capitaine des pom-pom girls et fille ultra riche et populaire. Arrive alors Buffy, nouvelle élève au lycée de la ville fraîchement débarquer du soleil de Los Angeles. Vivant avec sa mère divorcée, Joyce, Buffy cache un lourd secret depuis plus d’un an : elle est la Tueuse de vampire (et autres démons). Elle fait alors la connaissance de Willow et Alex, puis de Giles, le bibliothécaire du lycée et aussi son nouvel Observateur chargé de la guide dans sa quête. Refusant dans un premier temps de continuer à être la Tueuse, Buffy devra finalement réaliser qu’elle n’a pas vraiment le choix.

-En réalité, on sortait ensemble autrefois mais on a rompu.
– Pourquoi ? 
– Il m’avait volé ma Barbie.
Alors que Buffy fronçait les sourcils, Willow expliqua : 
– On avait cinq ans.

La deuxième histoire La Pluie d’Halloween est l’un des premiers romans à être parus en VF et se passe durant la première saison de la série. Ici, pas de redit d’un épisode puisque le récit se place comme un « épisode fil-in » et on peut dire que c’est assez bien écrit. C’est Halloween, la ville de Sunnydale est comme à chaque fois habitée par des forces obscures, et ici c’est un étrange pantin qui reprend vie et massacre tout de monde quand la pluie tombe. Cette légende aurait pu en rester une dans l’esprit de beaucoup de monde, mais le Scooby Gang (Alex, Willow, Buffy et Giles) va vite se rendre compte que rien n’est anodin quand il s’agit de surnaturel et de Sunnydale.

Pendant tout le mois d’octobre elle s’était entraînée dur, et avait affûté un nombre considérable de pieux en bois. Elle s’était mentalement préparée au massacre.
Mais jusqu’ici, les seuls monstres qu’elle avait eu à combattre étaient des bâillements qui auraient rivalisé avec ceux de Godzilla. Rien de bien excitant.

La Lune des coyotes est certainement l’une des meilleures histoires de ce premier volume puisqu’elle s’aventure sur le terrain du mysticisme lié aux esprits des animaux. Une fête foraine vient de débarquer en ville, et nos trois amis souhaitent en profiter. Buffy ne pouvant compter sur ses amis occupés à roucouler avec deux des forains, comprend que quelque chose cloche au sein de cette famille de forains. Elle va alors mener l’enquête qui à se mettre en grand danger. 

Le vieux coyote aux yeux jaunes, qui traînait derrière le reste de la meute, s’arrêta au coin de la rue et tourna la tête vers Buffy. La jeune fille sentit son estomac se nouer et ses cheveux se dresser de nouveau sur sa nuque. De façon générale, son corps lui envoya tous les signaux d’avertissement qu’il était capable d’émettre.

Pourtant, l’animal ne semblait pas agressif : juste curieux. Après avoir détaillé Buffy une dernière fois, il s’élança à la suite de ses compagnons. Leurs étranges hurlements continuèrent à déchirer l’air nocturne pendant deux bonnes minutes.

Et enfin, quatrième histoire, Sale Affaire. Dans ce récit inédit nous faisons la connaissance des redoutables et charmants vampires Spike et Drusilla. Couple sanguinaire et passionnel dans son amour et sans leur manière de tuer. Cet épisode se place au début de la saison 2 quand le couple apparaît pour la première fois dans la série télé. On peut aussi noter l’arrivée de Oz, musicien atypique mais ô combien adorable. Au sein de l’établissement scolaire une étrange épidémie démoniaque éclate ce qui poussera nos héros à conclure une alliance inattendue.

En conclusion, que l’on soit un fan de la série de Joss Whedon ou que l’on n’y connaisse rien, ce premier volume édité par Milady permet à chacun de se (re)plonger dans cet univers surnaturel, bourré d’humour et de métaphores entre les démons réels et les démons de notre vie personnelle. Les personnages sont écrits en accord avec la psychologie instaurée par Whedon en 1997, et sont fort attachants. Comme dans la série, l’humour est un véritable atout, et on peut aussi compter sur la narration palpitante de chaque histoire. Un recueil que je recommande aussi bien aux amoureux de la série, à eux qui voudrait prolonger l’aventure « Buffyverse », ou simplement à ceux qui souhaiteraient passer un très bon moment avec un groupe d’adolescents qui deviendront très vite vos amis. C’est promis !

17/20

Infos roman (1)

2 réflexions sur “Critique #097 – Buffy, intégrale volume 1

    • C’est vraiment plus intéressant que la suite en comics, ou même que certaines saisons de la série je trouve… j’ai pas mal décroché vers la saison 5 avec l’arrivée de Dawn etc mais sinon les romans sont comme des épisodes supplémentaires ce qui est franchement cool quand on aime la série télé et son univers.

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