Critique manga #083 – Love Under Arrest tome 1

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Faire respecter la loi et la justice, ça n’a pas de prix… enfin presque. Petite comédie bienvenue dans l’univers du shojo manga, avec la plume et le trait de crayon « classique » mais charmant de Maki MIYOSHI. Love Under Arrest est un récit aussi doux qu’un plaid et une bonne tasse de chocolat chaud. Retournements de situation en pagailles prêtant à sourire, amitié et amour sont au menu de ce premier tome à la bonne humeur contagieuse.

 

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Acheter le tome 1 de Love Under Arrest sur le site des éditions Delcourt-Tonkam ou sur Amazon

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Maki MIYOSHI est une mangaka japonaise spécialisée dans les shojos mangas. Née à Hokkaido, elle débute sa carrière en 2011 avec une histoire courte intitulée Suki, Kirai… demo Suki. Depuis elle a travaillée sur plusieurs autres séries comme Kanpeki Kareshi Kanojo en 2011, avant de s’atteler à écrire en 2012 le one-shot  Kimi to Kyun Koi Shiyou et la série Love Under Arrest. Cette dernière portant le titre de P to JK au Japon en est déjà à 11 tomes de disponible chez Kodansha, avec une prépublication dans le Bessatsu Friend. En 2017, le titre remporte le prix du meilleur shojo manga de l’année au 41ème numéro annuel, ainsi qu’un prix, en 2014, au « Nationalwide Bookstore Employee », prix décerné par les libraires japonais. En France, le premier tome vient de paraître aux éditons Delcourt-Tonkam

On peut aussi évoquer le fait qu’au Japon le titre est un véritable phénomène, comme le prouve les ventes des 5 premiers volumes estimées à plus de 1 million d’exemplaires, dépassant même les 2 millions après la publication du tome 8. Une adaptation en film live et sorti en salles en mars 2017 dans le pays.

L’histoire de Love Under Arrest reprend les bases du shojo classique tout en apportant un vent de fraîcheur notamment avec le personnage de Kouta, 23 ans, jeune agent de police dans la ville où vit Kako. Cette dernière est une adolescente de 16 ans, banale, mais maladroite qui en acceptant d’accompagner sa meilleure amie, Mikado, à une soirée de rencontres. Seule consigne de la part de la jeune fille : se faire passer pour des filles de 22 ans, ce que Kako est réticente à faire. À la fin de la soirée, Kako et Kouta ont réussi à s’entendre, mais leur complicité naissante va être compromise quand il apprendra le véritable âge de la jeune fille…

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Sans vraiment sans s’en rendre compte, Love Under Arrest, le lecteur est vite captivé par la narration additive et mélodieuse de Maki MIYOSHI. S’il ne révolutionne pas le genre du shojo, on ne peut que s’attacher à notre duo, Kako et Kôta. Kako est une jeune fille issue d’une famille respectueuse des bonnes manières et qui n’apprécie pas vraiment de dire « non » à quelqu’un. Elle est la lycéenne naturelle, un peu passe partout, et souriante sans jamais être dans l’excès. Son amitié avec Mikado en est la preuve et offre de bon moments drôle et sympathique à suivre. Au fil de notre lecture on comprend pourquoi le titre provoque un tel engouement au Japon. Au-delà de son actrice principale, l’autre véritable atout du titre est Kôta, jeune policier fraîchement sorti de l’académie. Veillant à faire respecter la loi, professionnel et prévenant mettant un point d’honneur à garder Kako à distance… mais pourra-t-il vraiment y arriver ? Ce qui fonctionne ici c’est le charisme de chaque personnage et les rebondissements du récit. 

Si la relation entre Kako et Kôta évolue de manière très rapide, elle n’en reste pas moins séduisante, fonctionnant à la lecture. Difficile d’élaborer plus sans risquer de vous spoiler, mais disons que la décision du jeune homme va très certainement donner lieu à des scènes drôles et mignonnes dans les prochains tomes. De plus, le fait que le jeune homme soit un policier, et non le redondant détective, apporte vraiment une dimension originale au titre. On peut le voir en action, veillant sur les habitants du quartier tout en montrant des qualités de prince charmant, sans jamais tomber dans le gros cliché qu’est souvent cette étiquette. Le respect de la loi et les codes entre hommes et femmes au Japon sont également présents ici, et donne une base solide au récit.

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Le dessin de Maki MIYOSHI est simple mais très efficace. Le trait est à la fois rond et carrés, et les visages très expressifs. Entre le regard blasé de Kôta, son visage d’enfant joyeux, et le sourire contagieux de Kako, le style de la mangaka ne peut que nous faire passer un bon moment. Les décors restent assez simples mais on ne s’en plaindra pas puisque la narration et le reste nous donne un bon feeling. L’édition de Delcourt-Tonkam est respectueuse du travail de MIYOSHI, avec une traduction signée Julia Brun moderne et de qualité.

En conclusion, ce tome 1 de Love Under Arrest a été une véritable petite surprise apportant une fraîcheur bienvenue dans le genre shojo. Si depuis quelques années le mot “classique” signifie souvent un “manque d’originalité” pour beaucoup, dans Love Under Arrest cela ne dérange absolument pas. Bien au contraire, la narration et le rythme imposé par Maki MIYOSHI offrent un merveilleux moment de lecture, avec un côté très addictif. On sourit et rigole tout en fondant de l’intérieur. Un très bon démarrage pour cette nouvelle série avec pour preuve mon impatience face à la sortie de la suite !

17/20

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