Critique #099- Winter People de Jennifer McMahon

 TITRE PAGE
« Chéri(e), fait moi peur ! », pourrait être la phrase d’accroche à Winter People. Son récit oscillant entre surnaturel et conte d’autrefois possède la capacité à attraper le lecteur pour ne pas le relâcher avant la dernière page. Disparition inquiétante, légendes urbaines, et narration chorale, Jennifer McMahon arrive à offrir une histoire que l’on devrait raconter pour filer la chair de poule à ses amis ou à soi-même, si nous en avons le courage. Oserez-vous ?

 

Acheter Winter People sur le site de Le Livre de Poche ou sur Amazon.

Jennifer McMahon est une auteure née en 1968 dans le Connecticut aux États-Unis. Avant de devenir écrivaine elle a travaillé dans divers métiers comme peintre en bâtiment, livreuse de pizza, travailleur agricole, éducatrice pour malades mentaux, ou encore responsable d’un refuge pour SDF. Son premier roman, Tu ne m’attraperas pas (Promise Not to Tell) a été publié en 2007 avant d’être publié en Italie, Allemagne, Royaume-Uni et en France aux éditions Belfond. En 2008 elle sort La ville des enfants perdus (Island of Lost Girls) qui est rapidement catalogué dans les best sellers du New York Times. Winter People ou Les visiteurs de l’autre rive sorti en 2015 aux éditions Robert Laffont, avant de connaître une réédition en poche en février dernier.

Winter People est un roman fantastique qui s’ouvre sur le Vermont de 1908 où l’hiver est à son paroxysme avec la mort de la petite Gertie, fille de Sara et Martin Harrison. Meurtrie par la mort de sa petite fille, Sara, qui avait une relation fusionnelle avec sa fille se laisser aller au désespoir, surtout que ce n’est pas le premier enfant qu’elle perd, soit en fausse couche soit dès leur naissance. Elle va alors se mettre à blâmer son compagnon, tout en se persuadant dans sa douleur que sa fille n’est pas morte.
De nos jours, Ruthie et sa sœur vivent dans la ferme de Sara avec leur mère, Alice. Un matin, cette dernière disparaît de la maison sans laisser le moindre mot, ce qui renvoie aux nombreuses et mystérieuses disparitions ayant eu lieu ces derniers temps dans les bois des environs. En voulant trouver des indices pour expliquer la disparition, Ruthie va tomber sur le journal que tenait Sara, et déterrer les mystères qui habitent dans les bois.

Winter Poeple est un roman  chorale dont l’histoire se déroule à différentes époques, mais qui se pose sur la base de la perte de quelqu’un. Ayant pour thème principal celui du deuil  se mêlant à l’espoir, on ne peut qu’y être réceptif. Face à ce moment que beaucoup de gens connaissent au cours de l’existence, l’envie de revenir en arrière et de pouvoir profiter de quelques heures ou de plus avec l’être perdu est une pensée qui effleure l’esprit. Dès le début de la lecture, le lecteur va s’interroger concernant la disparition d’Alice, mais aussi aux secrets que cachent les arbres de cette forêt portant le nom de la Mains au Diable. Ici, le surnaturel est nourri par les multiples légendes qui tournent autour de ce lieu, mais aussi autour de Ruthie. Cette dernière en trouvant le journal de Sara va devoir creuser au plus profond de ses cauchemars pour trouver les réponses aux questions qu’elle se pose.

Ils pensent que quelque chose de maléfique rôde dans les bois qui bordent la ville. Il y a ces histoires de gens disparus, de lumières étranges, de pleurs entendus dans la forêt, de silhouette blanche qui erre au milieu des arbres. Un jour, quand j’étais petit, j’ai cru voir un visage qui m’épiait entre deux rochers, mais quand je me suis approché, il n’y avait plus rien.

De sa plume, Jennifer McMahon arrive à garder le lecteur en haleine sans tomber dans surenchère. C’est écrit de façon fluide et on passe un bon moment à frissonner tant l’ambiance angoissante est palpable. Les différents témoignages racontés par les protagonistes offrent leur lot de surprises et de secrets de famille. Le lecteur vit l’histoire comme s’il était lui-même présent durant les faits énoncés. De plus, les personnages sont attachants et intéressants à suivre.

En conclusion, Winter People est un roman qui semble-t-il soit passé inaperçu lors de sa réédition en poche, ce qui est vraiment regrettable. Une histoire proche d’un conte effrayant que l’on pourrait se raconter un soir autour d’un feu de camp, ou simplement pour nous faire peur entre amis. La tension créée durant le récit par Jennifer McMachon fonctionne et donne lieu à un vrai bon moment de lecture.

Infos roman

 

Une réflexion sur “Critique #099- Winter People de Jennifer McMahon

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s