Critique manga #088 – Passionate Lullaby tome 1 et 2

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« Prononce ton vœu tout bas. Cendrillon, Cendrillon.Car voici venir le Prince charmant… » Ces paroles extraites de la bande originale du dessin animé de Cendrillon pourraient être la sorte de « devise » de Passionate Lullaby. Un shojo revisitant quelque peu à sa manière ce conte de fées qui continue de bercer tant d’enfants. Humour, monde des idoles et recherche de soi, voici les thèmes de ce nouveau manga de Kana NANAJIMA aux Éditions Soleil Manga.

 

Acheter les tomes de Passionate Lullaby sur le site des éditions Soleil Manga ou sur Amazon

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Merci à Solène et Mélanie pour cette belle berceuse pleine d’étoiles


Kana NANAJIMA est une mangaka née au Japon exerçant dans le genre shojo depuis 2004. Elle est publiée aux Éditions Shogakukan et est très prolifique dans le magazine Sho-Comics, du même éditeur, qui s’adresse aux collégiennes et lycéennes. En France, son premier manga a paraître fût Ne me repousse pas (Iyada Nate Iwasaenai) en 2013, suivi de Dangerous Love (Kiken Mania) en 2015. Ces deux titres sont disponibles en 2 tomes aux éditions soleil Manga, tout comme Passionate Lullaby (Gekijõ Komoriuta).

Passionate Lullaby s’ouvre sur la lycéenne Kogure Maki, plus attirée par les garçons issus d’univers fictifs comme les mangas, que par ceux de la vie réelle. Avec sa personnalité réservée et joviale, elle continue tout de même d’attendre le prince charmant aka le grand amour.  Et cela tombe bien, puisque son lycée va être le théâtre d’un tournage du nouveau clip vidéo du groupe d’idoles, Bad Do, qui provoque la ferveur parmi les lycéennes. Ne les connaissant pas, et ne comprenant pas un tel engouement, Kogure va faire la connaissance d’un des deux garçons malgré elle en devenant actrice dans le clip vidéo.

Sous ses airs de shojo banal et classique, Passionate Lullaby cache une très jolie petite histoire. Les personnages sont attachants et on prend plaisir à les suivre. L’un des points fort du récit est que Kogure va tellement adorer jouer un rôle qu’elle va se retrouver piégée dans ce personnage. On peut y voir une certaine forme de dualité entre la timide Kogure et la confiante Kuerha. Du côté du duo d’idoles, c’est clairement Hiiro, qui se démarque. Brun, ténébreux et séduisant, l’auteure aurait pu choisir le classique en le présentant comme un bad boy. Mais non, rien de tout cela ici. Hiiro est une sorte de prince charmant moderne à la Cendrillon. D’ailleurs, Passionate Lullaby pourrait être considéré comme une revisite du conte classique repris par Disney au début des années 90, à la différence ici que le soulier de verre est remplacé par une gourmette. 
Le second idole, Kazuki, prendra plus d’importance dans le tome 2 et viendra avec plaisir apporter son petit grain de sel dans cette romance. 

En lisant les mots de l’auteure dispatchés ici et là dans le manga, j’ai trouvé intéressant le fait qu’elle nous explique qu’elle n’était pas une fan des idoles à la base. Ce n’est qu’en exerçant le métier de mangaka, et sous les conseiller de son éditeur, qu’elle s’est intéressée à toutes sortes de magazines, la lecture diverse étant la meilleure source d’inspiration. On peut dire que ses connaissances apportent un certain plus au récit, puisqu’il permet de mettre en avant aussi bien le positif que le négatif de cette célébrité. Par exemple, impossible pour Hiiro d’avoir une scolarité normale ou d’être vue avec n’importe qui dans la rue.

La complicité qui va se nouer enter Hiiro/Kogure et Hiiro/Kuerha est bien amené et pleine de charme. Les quiproquos seront aussi nombreux que les petits retournements de situations que je n’ai pas vues venir. On se doute que la fin ne va pas voir Kogure se  transformer en citrouille ou croquer une pomme empoisonnée façon Blanche-Neige et les sept nains. Néanmoins, j‘ai trouvé que le ton et la narration fonctionnaient très bien durant la lecture. 

Le trait de NANAJIMA est des plus classiques, mais séduisant. Le design des personnages est très joli et bénéficie d’un certain réalisme émotionnel au niveau des expressions. Le fait que l’on n’arrive pas vraiment à reconnaître Kogure quand elle est en Kureha apporte de la crédibilité au fait que Hiiro ne le réalise pas non plus ! Le tout est dynamique et emprunt d’une certaine touche féerique vraiment bienvenue.

L’édition de Soleil Manga est un quasi-sans-fautes malgré deux/trois coquilles dans les dialogues. La traduction de Julie Gerriet est fluide, moderne sans en faire trop, et simple. J’adore tout particulièrement le rendu des couvertures avec les couleurs qui rendent vraiment justice au trait de la mangaka. Le travail autour du titre avec le papillon est très représentatif de notre ressenti après la lecture : une sensation de légèreté et de bienveillance.

En conclusion, Passionate Lullaby est le premier récit de Kana NANAJIMA que je découvre, et je dois dire que j’ai vraiment envie de lires ses deux autres titres chez l’éditeur. Le fait que le récit ait pour moteur le monde des idoles apporte vraiment un côté charmeur et intéressant au titre. Les personnages sont attachants et mignons. En bref, un petit shojo en deux tomes plaisant à lire, nous offrant de la douceur et une écriture à la fois simple et belle.

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