Critique manga #097 – Seraph of the End tome 6, 7 et 8

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Après deux tomes d’introduction laissant entrevoir de bonnes idées, Seraph of the End avance de manière efficace et sans temps-morts. Les vampires reprennent du poil de la bête par rapport à leurs frères et soeurs de Twilight et autres histoires mielleuses. Si ici les vampires ne brillent pas au soleil, ils brillent en réalité par leur dangerosité malsaine et leur côté double-jeu même entre eux ! L’humain Yûchirô évolue de manière équilibréé avec ses nouveaux compagnons de routes afin de nous emmener vers les terres désolées du paysage japonais d’après l’apocalypse. 

 

Lire mon avis sur le tome 1 et 2 | Lire mon avis sur le tome 3, 4 et 5 

 

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kanadargaudsuisse

Merci à Stéphanie et Anne-Catherine pour l’envoi du tome 7 et 8

! Attention aux SPOILERS !


Aux commandes de Seraph of the End, nous avons le scénariste Takaya Kagami, le dessinateur Yamato Yamamoto, et Daisuke Furuya aux story-boards. En France, Kagami est aussi connu pour le manga Dark Rabbit aux éditions Panini. Et en dehors de Seraph of the End, Yamamoto s’est illustré au dessin de Kure-Nai chez Kazé. Au Japon, Seraph of the End a été prépublié dès septembre 2012 dans le magazine Jump Square de Shueisha, et est toujours en cours de publication reliée avec 15 tomes à ce jour. Fort de son succès, le titre s’est vu adapté en série animée en 2015 à voir sur Wakanim en français), en ligh novels/romans, mais aussi en un manga spin-off (Serapuchi! – Owari no Seraph 4-koma-hen) et prequel intitulé Owari no Seraph – Ichinose Glen, 16-sai no Catastrophe. En France, le titre fait partie du catalogue des éditions Kana, qui publie également les light novels.

L’histoire de Serpah of the End se déroule dans un univers post-apocalyptique qui a vu une partie de l’humanité décimée par un virus. Par la suite, les vampires ont pu se dévoiler et prendre peu à peu le pouvoir. Afin de toujours avoir du sang à disposition, les suceurs d’hémoglobines ont pris soin de faire prisonniers les enfants (seuls survivants) qui élèvent à présent comme du bétail. Et si l’un d’entre eux meurt dans le processus ou par accident, eh bien tant pis. Pourtant deux enfants, Yûchirô et Mikael ont décidé de s’échapper en emmenant avec eux le reste des enfants de l’orphelinat dont ils faisaient tous partis. Tragiquement, seul Yûchirô arrivera à s’en sortir et se jura de venger les siens. Il rejoint alors les rangs d’un bataillon d’extermination de vampire.

Après un tome 5 au rythme plus calme, abordant les conséquences des événements des deux tomes précédents, ce tome 6 se poursuit de la même façon. On assiste aux entraînements de Yûichirô et Kimizuki de la brigade Gekki, puisqu’à présent ils se doivent de maîtriser leurs armes démoniaques de série noire, c’est-à-dire ne faire presque qu’un avec le démon qui s’y cache, source de leur pouvoir. Nous avons alors le droit à des incursions dans l’esprit de Yûichirô le voyant tenter d’entrer en contact avec son démon Ashuramaru. Du coup, des sortes de flashbacks sur l’enfance de Yû apportent des indices supplémentaires à l’intrigue. Mika fait également une apparition dans ce “subconscient” de Yû, jouant ainsi sur la corde de l’émotion, qui selon le lecteur, arrivera à toucher sans trop en faire. Chez les vampires, les préparatifs pour la grande bataille sont aussi en cours, et on prend plaisir à suivre la princesse Kululu Tepes, la leader, dont la personnalité intrigante est un véritable plus.

Le tome 7 voit arriver de nouveaux personnages utiles au récit, dont un nouveau méchant vampire très classe. C’est dans ces nouveaux chapitres que démarre véritablement la marche vers la grande bataille de Nagoya, où l’équipe Gekki va tenter de stopper le groupe de nobles vampires de mener un nouvel assaut meurtrier sur Tokyo. Malheureusement, les choses ne vont pas se passer comme prévu… La partie action se mélange très bien avec les moments humoristiques, et bénéfice d’une mise en scène très énergique. L’intrigue n’avance pas énormément mais on se laisse porter par la balade avec ces personnages dont les liens se retrouvent renforcés de jours en jour. Le côté vampirique me rappelle fortement les œuvres anciennes de Anne Rice comme avec Lestat ou Entretien avec un vampire, où une sorte de « classicisme » est présent par petites touches bien lisses et séduisantes.

Dans le tome suivant, le 8, l’action prend enfin toute la place dans le manga et les affrontements sont nombreux. Chaque attaque sur les vampires nobles de Nagoya ne laissera pas les membres de la Brigade Gekki sans dommage. Si les pages se lisent très vite, on ne peut pas dire que l’on n’y prend pas du plaisir. La tension créée par les séquences d’action fait monter l’adrénaline au sein des rangs et dans l’esprit du lectueur. C’est très dynamique, tout en faisant appel à l’aspect stratégique du scénario de Takaya KAGAMI. On apprécie le fait que chaque soldat de l’Armée Démoniaque Impériale a sa place, ce qui ne fait plus de Yûichiro comme LE seul héros. Bien entendu quand on évoque “la guerre” on sait que le drame n’est jamais très loin, et ce n’est pas Seraph of the End qui viendra être l’exception. Mika jouera une place central dans ce passage, mais je vous en dirais pas plus…

Graphiquement Seraph of the End est toujours un régal pour les petits yeux. Le découpage des cases permet de mettre en valeur  les mouvements des protagonistes, insufflant un véritable rythme au scénario. Le trait de Yamato YAMAMOTO ne faiblit pas depuis le début, et sait jouer habilement sur les expressions faciales et les nuances de noir des décors apocalyptiques de Tokyo.

En conclusion, Seraph of the End ne ralenti pas dans son avancée, et est très clairement pensée sur la longueur et la qualité. Certains reprocheront aux auteurs de jouer sur le sentimentalisme (voir la niaiserie), mais cela dépendra de la sensibilité du lecteur. La dimension militaire et stratégique reste un atout clé du manga, qui n’oublie pas cependant d’insérer des moments plus légers, grâce aux caractères de ses personnages.

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