Critique manga #118 – Seraph of the End tome 9, 10 et 11

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Onze tomes et toutes ses dents. Depuis le premier tome paru en 2016, Seraph of the End est devenu au fil du temps un récit jouant sur la dualité opposant le bien et le mal, tout en brouillant les pistes sur qui sont les véritables méchants. Fort d’un paysage apocalyptique, l’action y est omniprésente mais pas que. En effet, les sentiments et valeurs amicales et familiales sont des points centraux du récit, où les personnages deviennent tous très vite attachants.

 

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Merci à Stéphanie et Anne-Catherine

! Attention aux SPOILERS !


Aux commandes de Seraph of the End, nous avons le scénariste Takaya Kagami, le dessinateur Yamato Yamamoto, et Daisuke Furuya aux story-boards. En France, Kagami est aussi connu pour le manga Dark Rabbit aux éditions Panini. Et en dehors de Seraph of the End, Yamamoto s’est illustré au dessin de Kure-Nai chez Kazé. Au Japon, Seraph of the End a été prépublié dès septembre 2012 dans le magazine Jump Square de Shueisha, et est toujours en cours de publication reliée avec 15 tomes à ce jour. Fort de son succès, le titre s’est vu adapté en série animée en 2015 à voir sur Wakanim en français), en ligh novels/romans, mais aussi en un manga spin-off (Serapuchi! – Owari no Seraph 4-koma-hen) et prequel intitulé Owari no Seraph – Ichinose Glen, 16-sai no Catastrophe. En France, le titre fait partie du catalogue des éditions Kana, qui publie également les light novels.

L’histoire de Seraph of the End se déroule dans un univers post-apocalyptique qui a vu une partie de l’humanité décimée par un virus. Par la suite, les vampires ont pu se dévoiler et prendre peu à peu le pouvoir. Afin de toujours avoir du sang à disposition, les suceurs d’hémoglobines ont pris soin de faire prisonniers les enfants (seuls survivants) qui élèvent à présent comme du bétail. Et si l’un d’entre eux meurt dans le processus ou par accident, eh bien tant pis. Pourtant deux enfants, Yûichirô et Mikael ont décidé de s’échapper en emmenant avec eux le reste des enfants de l’orphelinat dont ils faisaient tous partis. Tragiquement, seul Yûichirô arrivera à s’en sortir et se jura de venger les siens. Il rejoint alors les rangs d’un bataillon d’extermination de vampire.

Alors que la bataille de Nagoya fait rage, certains soldats de l’Armée Démoniaque Impériale du Japon se retrouvent pris en otages, dont Glenn, entre les mains du terrible et puissant vampire Grawley. Ne sachant s’il doit suivre les ordres et quitter les lieux avec ses compagnons ou rester pour le sauver,  Yûichirô va aller envers et contre tous en désobéissant. Sa vie sera alors mise en danger de façon extrême afin de sauveur son lieutenant-colonel. Dans ce neuvième tome, le récit se concentre sur la tentative d’élimination de Crawley, mettant également en première ligne le reste des vampires. Ne voulant pas répéter la même erreur qu’il avait commise étant petit en abandonnant Mikael à son triste sort, Yû prouve qu’il a du cœur et de la loyauté. Bien entendu, sa sa décision sera aussi bien un acte de bravoure que de stupidité. Mais vous savez ce que l’on dit, « le cœur à sa raison que la raison ignore« . Dans tous les cas, on apprécie de voir une évolution dans le personnage. Un chapitre spécial viendra conclure le tome, prenant le temps de revenir sur le passé de notre jeune héros, tout en mettant en parallèle son discours actuel avec celui d’antan.

Le tome suivant débute avec le repli de l’Armée qui, par malchance, va tomber sur le vampire Mikael. Découvrant l’état critique de Yû, le vampire tentera de l’emmener avec lui afin de le protéger des humains, mais trouvera sur son chemin les compagnons de la brigade Gekki. Mais à notre grande surprise, les choses ne vont se dérouler comme le lecteur pouvait s’y attendre. Encore une fois, le cœur à sa raison que la raison ignore… Ici, la narration est posée avec délicatesse et émotion, et on est extrêmement ravie de voir ces deux frères orphelins se retrouver. De plus, le scénario continue de développer le lien entre Yû et le démon se trouvant dans son arme de combat, donnant lieu à des moments pertinents. À côté, le projet “Séraphin de la Fin” se dévoile un peu plus, nous laissant dubitatif sur la nature des “méchants” et des supposés “gentils” de l’histoire.

Avec le tome 11, les événements s’enchaînent les uns après les autres grâce à une pirouette scénaristique inattendue mais brillamment amenée. Il serait difficile d’en dire plus sans réellement vous spoiler, mais Seraph of the End amorce un tournant de plus en plus sombre. Et ce n’est pas pour déplaire, bien au contraire. Que ce soit au sein des vampires ou de l’Armée, les trahisons sont légion. La partie « Séraphin de la Fin » abordée depuis très peu de tomes, surtout dans le dernier, prend un peu plus de place nous laissant présager des avancées majeures et bien passionnantes.

Le dessin de Yamato YAMAMOTO ne souffre d’aucune faute, et offre des scènes de combat dynamique et très belles à regarder. Le charadesign reste l’aspect le plus maîtrisé, en mettant sur un piédestal toute la sphère vampirique. L’édition de KANA est un bon exemple de publication, ne souffrant pas de coquilles, et comportant toujours un mini-poster dépliable en début de chaque tome. La traduction de Frédéric Malet se veut moderne dans ses propos, compréhensible et adopte bien le mode de langage de chaque personnage.

En conclusion, le scénario de Takaya KAGAMI exploite de belle manière les codes propre au genre du shonen, sans tomber dans les travers. On y aborde avec force et sentimentalisme les valeurs de la famille, de la loyauté, et l’amitié. Le tout joue également sur l’ambivalence entre les vrais méchants et les vrais gentils. Dans Seraph of the End, rien n’est tout blanc ou tout noir. L’action est de taille, et les rebondissement apportent de belles surprises.

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