Critique manga #129 – Banale à tout prix tome 3

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Après deux premiers tomes surprenants, drôles et doux, Banale à tout prix confirme que ce nouveau shojo des éditions KANA est à découvrir sans plus attendre. Les émotions véhiculées par son auteure, de son scénario aux dessins sont admirables et honnêtes. Un moment de lecture qui donne le sourire pendant au moins deux semaines quitte à passer pour un(e) idiot(e). Mais qu’est-ce qu’on aime ça !

 

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Merci à Stéphanie et à Anne-Catherine pour cette lecture au sourire puissance 1000 !


Nagamu NANAJI est une mangaka d’origine japonaise spécialisée dans le shojo. Sa carrière débute en 1995 avec un recueil de nouvelles intitulé Ai ga areba !!. En 2000 paraît sa première série longue Parfait-tic !, édité en France chez Panini Manga six ans plus tard. Puis, vint Koibana – L’amour malgré tout !, dix tomes, en 2012. En 2011, sort chez la Shueisha le titre Moving Forward (Aruitou en VO), série terminée en 11 tomes disponible chez Akata en français. Banale à tout prix (Futsuu no Koiko-chan) et l’actuelle série de l’auteure, avec 8 tomes en cours au Japon.

Pour vous la faire court, l’histoire de Banale à tout prix est celle de Koiko Natsume, jeune lycéenne se décrivant comme banale. Ne voulant ressembler à sa mère, trop romantique et cœur d’artichaut, ni à sa grande sœur trop coincée, l’adolescente a opté pour le juste-milieu : Banale. Que ce soit dans ses relations amicales, amoureuses ou dans ses études, elle ne cherche pas à faire plus que la moyenne. Elle ne se trouve d’ailleurs ni trop belle, ni trop moche… simplement banale. Pourtant Koiko vit une histoire d’amour, enfin, une histoire banale et stable sans grande ambition avec le “banal” Satô. Mais un matin, sur le chemin de l’école, elle va croiser le regard d’un élève de son lycée, Tsurugi. Et c’est à cet instant, sans le vouloir, ni le savoir que son quotidien va devenir tout sauf banal… surtout quand elle apprendra que son petit ami la trompe !

Si avant de débuter ma lecture en février dernier avec les deux premiers tomes sortis en simultanés je m’attendais à un shojo… banale (lol), j’ai finalement eu un méga coup de cœur pour cette série. Pourquoi ? Parce qu’avec ce récit, NANAJI nous écrit une histoire simple mais remplie de complexité de par son questionnement sur qui nous sommes, sur nos attentes, nos aprioris face aux relations amoureuses et amicales. Par la suite, j’ai passé près de trois semaines (sans mentir !) à sourire bêtement quand je repensais à cette histoire. Autant vous dire que j’attendais la suite avec une certaine impatience.

Dans ce troisième tome, j’ai été plus qu’heureuse de retrouver notre duo Koiko / Tsurugi. Ne sachant toujours pas sur quel pied danser face à la confusion de leurs sentiments, leur complicité est si tendre et naturelle que l’on fond littéralement comme Olaf de la Reine des Neiges face à un feu de cheminée. Ce qui a de plus surprenant et que cela n’est jamais niais, ni surjoué. La mangaka arrive à écrire des personnages tellement humains, que l’on pourrait facilement les retrouver dans notre cercle d’ami sou les croiser dans la rue. Koiko nous était présentée comme une fille lassée de toutes choses dont la banalité de sa vie. Ici, elle réalise peu à peu que rien n’est aussi simple finalement. Elle a beau vouloir garder cet aspect « neutre » de sa vie, cette dernière en a décidé autrement. Le moindre regard timide qu’elle échange avec le jeune homme la retourne, la pétrifie sur place, et provoque une avalanche de questions dans sa tête. Et nous, on est là en train de la lire, et on aimerait la conseiller, la pousser, ou même lui ! Parce que oui, fille ou garçon, les deux se retrouvent sur le même piédestal et on s’accroche aux incertitudes et espoirs de chacun.

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Les personnages secondaires sont aussi bien traitées. Et même si la grande sœur de Koiko n’apparaît que très peu, quand elle est là on sent bien que l’atmosphère change sans savoir ce qui pourrait arriver ensuite… Mais la plus marquante dans ces personnages de “d’arrière-plan” est maman Natsume. Il assez amusant de la voir se sentir concerner par la vie amoureuse de sa fille, essayant de la conseiller à la mesure du possible sans que cette dernière ne la rejette. Finalement, cœur d’artichaut ou non, Madame Natsume n’est pas forcément comme ses filles la décrivaient jusqu’ici…

Le dessin de Nagamu NANAJI est d’une telle douceur pour les yeux, qu’à mon sens, il peut aussi bien plaire aux lecteurs féminins que masculins. Les expressions, sourires, regards et mimiques des personnages nous transportent avec charme. Les passages sans dialogues sont totalement justifiés tant le trait de la mangaka transmet des émotions précises. Il n’y a pas de chichi, pas de fausseté, ni de surenchère. C’est beau et on ne pourrait espérer mieux. L’édition de Kana et la traduction d’Aline Kukor (Au-delà de l’apparence, Death’s Choice) restent sans défaut. Les petits mots de l’auteure accompagnant le récit sont assez intéressants à lire. Notamment les photos de ses assistants posant en tant que modèles pour illustrer certaines scènes. 

En conclusion, ce troisième tome confirme le fait que Banale à tout prix est une série à découvrir, que l’on soit un garçon, une fille, de 12 ou 30 ans. Les propos et les interrogations des personnages sont universels à toute relation humaine. De la couverture au dessin, en passant par le scénario, et les petits rebondissements jusqu’à la fin du tome, Nagamu NANAJI écrit une histoire avec sincérité et pas banale du tout !Thanksgiving (1)

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Une réflexion sur “Critique manga #129 – Banale à tout prix tome 3

  1. Tout à fait
    « Les émotions véhiculées par son auteure, de son scénario aux dessins sont admirables et honnêtes. »
    « une histoire simple mais remplie de complexité de par son questionnement sur qui nous sommes, sur nos attentes, nos aprioris face aux relations amoureuses et amicales. »
    Exactement 🙂

    J'aime

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