Critique manga #137 – Irrésistible tome 1

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 » On répète disputes et petits bonheurs, tout ce temps passé à se comprendre me paraît si précieux. Notre amour n’a rien de spectaculaire mais je peux dire à présent que je suis né pour te rencontrer.  » sont les paroles de la chanson écrite sur la table de classe de Serina. Un garçon a écrit ses mots ? Pas croyable, tant le romantisme a tendance à se perdre. Décidée à le découvrir, la jeune fille tarde pas à tomber sur lui. Naît alors entre eux une relation tendre, quoique très rapide, mais mignonne à suivre. Un premier tome qui ouvre les récits d’un shojo classique, mais pas dénué de charme, mais qui mérite très rapidement d’avoir un tome 2 pour se faire une meilleure idée de ce que nous réserve la première publication de cette mangaka en France.

 

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kanadargaudsuisse

Azusa MASE est une mangaka originaire du Japon, se concentrant sur l’écriture de shojo manga  ayant débuté avec le one-shot Kataomi no Gyakushuuque en 2012. Par la suite elle accompagnera le scénariste Two UBUKATA (Le Chavalier d’Eon) sur le one-shot Hikyuu Umare no Anata e deux ans plus tard. Elle signe aussi Seishun Lover’s Festival en 2014. Irrésistible (Mairimashita, Senpai) fut lancé en 2016 dans les pages du magazine Dessert de Kodansha, et compte actuellement 4 tomes reliés au Japon. En France, le titre est disponible depuis le 8 juin dernier dans la collection shojo des éditions KANA.

Serina est une toute jeune lycéenne puisque le manga s’ouvre alors que cela ne fait que deux mois qu’elle a commencé les cours. Un jour, en se rendant en salle de classe elle découvre les paroles d’une chanson d’amour écrite sur sa table. Surprise, elle découvre que c’est l’écriture d’un garçon, et se met en tête de découvrir qui sait. Pour cela elle se hâte à lui répondre “être amoureuse en secret c’est plus amusant.” Le lendemain, une réponse l’attend : “Un amour réciproque c’est le résultat d’une personne qui a fait des efforts pour que son amour secret se réalise.” Par cette simple phrase, Serina voit son cœur s’emballer. Elle apprend alors que l’auteur est une élève de première, Mizukawa. Cherchant à se rapprocher de lui, elle heurtera à une personnalité en apparence froide et distante, alors qu’en réalité ce garçon possède un cœur tendre. Et c’est sous une impulsion dictée par les battements sous sa poitrine  qu’elle lui déclare son amour…

Depuis toujours, les Éditions KANA arrive à proposer des récits faisant preuve de douceur et de maturité, comme Love, Be Loved Leave, Be Left [mon avis], Banale à tout prix [mon avis], Mon histoire ou encore Sawako. Veillant à s’adresser à un public à la fois féminin et masculin, c’est avec confiance que je me suis lancée dans ce nouveau titre.

Difficile d’aborder la critique de ce premier tome d’Irrésistible sans avoir l’impression que le récit est allé trop vite. En effet, le pitch de départ classique dans son enrobage avait une petite part d’originalité par le fait que les deux lycéens commençaient par communiquer par des paroles de chansons. Malheureusement, la mangaka a très vite laissé ce point de côté pour se concentrer sur les personnages et surtout la relation. Avant de parler du lien entre les deux, prenons le temps d’évoquer les protagonistes en question. Serina est une jeune fille légèrement timide, mais pas bête, et qui va droit au but dans ce qu’elle veut.  Mizukawa est un garçon au regard passant du tendre au blasé. Cet aspect apparaît très vite comme une façade, puisqu’il va nous dévoiler quelques qualités du petit ami soucieux du bonheur de sa copine. Il ne s’attend pas d’ailleurs à ce que Serina fasse tout ce qu’il attend d’elle. Il les aime indépendantes apparemment, et tant mieux. Autour de lui, senpai possède quelques amis intéressants et drôles mais peu mis en avant pour réellement donner de l’épaisseur.

Toutefois, malgré le manque de développement ici et là (après tout nous ne parlons que d’un tome 1), le lecteur arrive à s’attacher aux personnages. Pourquoi ? Simplement parce qu’ils ne sont en rien détestables et que l’on a envie d’en découvrir davantage sur eux et sur leur relation. Alors, si l’amour entre eux est vite déclaré, il est assez amusant de les voir être aussi maladroit que déstabilisé face à la manière d’arriver à combler les attentes de l’autre. Notamment durant une certaine scène où Serina use de son talent de « capricieuse »pour tester Mizukawa, comme quand elle était enfant. S’étant mis en couple très rapidement, la communication n’est pas forcément encore au point. Arrive les prises de têtes, mais ils tenteront alors de s’expliquer calmement  et d’installer un code entre eux quand ils n’arriveront pas à se pardonner, et du coup passer l’éponge. Très vite les deux vont passer au contact intime, et pour une fois c’est plaisant de voir que le consentement de la fille à son importance et que le garçon ne s’impose pas comme on a tendance à le voir dans pas mal de titres. Le fait de les voir se découvrir et faire des efforts pour rassurer l’autre est un point assez intéressant et apporte quelque chose. Est-ce que cela sera suffisant pour la suite ? On attend de voir.

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Visuellement le style de Azusa MASE ne plaira pas forcément mais reste visuellement très séduisant, mignon et original. On apprécie le fait que les visages possèdent les codes graphiques du shojo sans pour autant tomber dans quelque chose de vue et de revue. Les traits paraissent simples mais possèdent un je-ne-sais-quoi de doux et de charmant qui attire les yeux du lecteur. Les décors ne sont pas nombreux, mais quand ils le sont ils remplissent bien le rôle qu’ils doivent jouer. Le dessin présente pas mal d’espace donnant une sensation de lecture aérienne comme un nuage fait de barbe à papa. Il est aussi plus qu’appréciable de voir ce petit monde évoluer dans un cadre en dehors du scolaire, et porter autre chose qu’un uniforme. D’ailleurs la tenue de sortie de Serina est vraiment super belle ! (à moi ça ne m’irait pas, bouhou).

L’édition de KANA offre un travail sur le lettrage du titre visuellement attirant et collant au contenu sucré de l’histoire. La traduction de Misato Raillard (Blue Spring Ride, Boruto, Daytime Shooting Star) est moderne et ne comporte pas de coquille. Le papier est de qualité mais rien d’étonnant vous me direz quand on connaît le sérieux de l’éditeur.

En conclusion, si le tome 1 d’Irrésistible n’est pour le moment pas à la hauteur de mes espérances, il n’en demeure pas une lecture sympathique et qui mérite qu’on lui laisse sa chance. Le récit apporte des propos intéressants en lien avec une relation de couple (peu importe votre âge), avec par exemple la question du contact physique et ses limites, ou encore le fait de faire attention à l’autre et de l’écouter. Néanmoins, l’alchimie entre les deux nous convainc d’attendre de voir ce que donnera le tome 2, qui pourrait très bien nous surprendre. Après tout Rome ne s’est pas construite en un jour, non?

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