Critique manga #139 – Love, Be Loved Leave, Be Left tome 6

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À chaque nouvelle publication de ce shojo je ne peux qu’avoir le sourire et envie de danser à travers mon appartement. Pourquoi ? Simplement parce que je sais que je vais passer un moment de lecture coup de cœur. Amour, amitié et personnages rayonnants à la fois de complexité et de simplicité, Io SAKISAKA nous livre un récit prônant le respect des autres et de soi-même tout en évoluant sur un film narratif hautement addictif. Alors, nouveau coup de cœur pour ce sixième tome ? Réponse dans la suite ! 

 

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kanadargaudsuisse

Merci à Stéphanie et Anne-Catherine pour cette nouvelle lecture coup de coeur


Io SAKISAKA est une mangaka très connue dans le milieu des shojos, née à Tokyo en 1975. Cette japonaise fit ses débuts professionnels en l’an 2000, et travaille depuis avec l’éditeur Shueisha en pré-publiant plusieurs de ses histoires dans le magazine Bessatsu Margaret. Après plusieurs séries courtes, elle retient l’attention avec Blue en 2006. Mais c’est l’année d’après qu’elle rencontra un vif succès avec le titre Strobe Edge, une série en 10 tomes. Entre 2011 et 2015, paraît la série Blue Spring Ride en 13 tomes, véritable carton. Depuis, elle travaille sur Love, Be Loved Leave, Be Left, avec huit tomes publiés à ce jour au Japon. Ces trois séries longues sont toutes publiées aux éditions Kana, et ses histoires courtes ont récemment bénéficié d’une publication en relié dans la collection Short Love Stories (mon avis sur le tome 3).

Depuis le premier tome, ce manga n’a pas cessé d’être un coup de cour à chaque volume. Pourtant je ne suis pas des plus niaises au monde, non, je suis une romantique mais avec ses limites. Mais si le scénario de SAKISAKA fonctionne toujours autant c’est simplement parce qu’il prend de jeunes adolescents pour explorer le prisme de l’amour, de ses quiproquos, de ses doutes et de la complexité des relations. Autour de ce thème central il y a l’amitié qui n’est pas à négliger puisqu’elle est traitée avec la même intensité que celle de l’amour. Partant d’un récit regroupant deux filles et deux garçons, la trame s’étoffe au fur et à mesure sans chercher à faire dans l’originalité. Pourtant, il existe dans ce titre une grande part d’inédit puisque chaque personnage masculin ou féminin est mis sur le même pied d’égalité. Il faut comprendre, ici, que chacun se verra offrir le même laps de temps sur le devant de la scène que l’autre, et ça de tome en tome. Un exercice qui peut sembler simple, mais qui en réalité s’avère plus complexe à écrire. 

Dans ce sixième tome, le lycée s’apprête à célébrer la fête de l’été, voyant chacun s’investir au mieux tout en jonglant avec leurs sentiments. D’un côté nous avons Akari et Kazuomi ne sachant toujours pas s’ils doivent continuer à se tourner autour sans se douter de ce que l’autre ressent ou finalement laisser parler leurs sentiments. C’est assez frustrant de les voir ainsi habiter par la timidité, mais c’est tellement bien écrit que l’on pardonne facilement à son auteure de nous faire autant languir. Si ce premier « couple » reste le moins compliqué en terme d’engagement sur le long terme, celui qui s’avère être le moins simple à aborder est celui de Rio et Yuna. En effet, avec l’arrivée d’Agatsuma et ses sentiments plus que voyant envers Yuna, Rio a de quoi se faire du souci. Toujours en cherchant à nourrir son histoire, la mangaka ouvre d’autres pistes concernant la narration à venir en évoquant les problèmes familiaux de  Kazuomi avec la présence de son grand frère depuis quelques chapitres.

En tant que le lecteur nous sommes devenus les confidents de ses jeunes gens puisque nous avons presque l’impression qu’ils nous parlent. Et quand on les voit évoluer pas à pas tout en ne sachant comment préserver l’amitié nous avons envie de les pousser avec une bonne tape dans le dos pour qu’enfin le tout se concrétise. Io SAKISAKA nous balade de chapitre en chapitre, de mot en mot, mais on aime ça, pas vrai ? Comme jusqu’à maintenant les personnages restent des joyaux d’écriture puisque chacun évolue à son rythme, sans que cela ne nous paraisse précipité et forcé. Rio reste celui qui à mon sens a le plus appris depuis le tome 1, surtout concernant la différence entre sortir avec quelqu’un pour sa beauté et tomber amoureux de quelqu’un par les qualités intérieures de la personne, puis par son physique. C’est comme si finalement il comprenait que dans un chocolat il n’y a pas que le sachet d’emballage qui définit une personne, mais que c’est finalement ce qui se cache en dedans qui prime. Sans top en dire, Yuna arrive de plus en plus à avoir confiance en elle, épaulée par son amie Akari mais aussi par l’oreille attentive de Agatsume. 

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Les dessins de SAKISAKA sont toujours aussi légers et sublimes qu’une plume de colombe virevoltant dans les airs. Trait fin, doux, sourires enjôleurs, joues empourprées, regards tendres…. la mangaka ne laisse rien au hasard. La mise en page classique mais dynamique permet la fluidité du récit. Appuyé par son récit, les moments les plus marquants de ce tome (dont un en référence directe au tome 1 – je fonds!) nous montrent toute la cohérence dans le travail de la mangaka et comment chaque détail est pensé pour nous faire vibrer. 

En conclusion, ce tome 6 de Love, Be Loved Leave,Be Left continue de confirmer tout le bien que je pense de cette série en livrant une copie sans faute. Partant d’un point classique mais universel comme celui des relations humaines, Io SAKISAKA réussit à écrire des personnages à qui on peut s’identifier et pleinement attachants. Un shojo qui au final fait voler quelque peu cette étiquette puisqu’elle s’adresse simplement au lecteur peut importe son identité. 

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5 réflexions sur “Critique manga #139 – Love, Be Loved Leave, Be Left tome 6

    • Et moi que je relise les deux premiers tomes de Blue Spring Ride… j’ai plus aucuns souvenirs ! Je serais curieuse de voir si les deux se valent dès le départ. Parce pour Love Be Love j’ai eu un coup de coeur à chaque fois. Connaissant tes goûts, tu aimeras ce titre…. sinon je vais devoir te conseiller d’aller consulter pour cause de fièvre et délire ahah 😉

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      • Je trouve Blue Spring Ride un chouia plus mature dans son démarrage. Avec Love, Be Loved, Leave, Be Left, j’ai eu tout de suite la sensation de personnages encore dans la mentalité des années collège (mais c’est peut-être Yuna qui fausse la donne) alors que sur BSR on sent vraiment l’ancrage dans la mentalité du lycée ce qui est probablement du au fait que l’héroïne Futaba a tout fait pour tracer un trait sur sa délicate période collège. D’ailleurs, passer de BSR à LBLLBL m’a fait bizarre au début, j’avais l’impression que la mangaka régressait vers Strobe Edge (du mignon, sympa mais pas transcendant). Il m’a fallu une relecture et quelques tomes pour vraiment développer les personnages, pour apprécier LBLLBL à sa juste valeur. Au final, je pense que dans la démarche il s’intercale entre Strobe Edge et Blue Spring Ride, une sorte de compromis des deux.

        PS: Au passage dans ta courte bio introductive de Io Sakisaka, tu devrais mettre à jour le nombre de tomes de LBLLBL parus au Japon à ce jour 😉

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