Critique manga #166 – Carciphona tome 1

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Carciphona est un shonen manga où la magie est prohibée depuis la Prohibition. Ayant promis de ne pas user de sa magie, Veloce Vesrin issue d’une puissante lignée de sorcière, se taire dans une maison à l’abri de tous. Mais quand un assassin du nom de Blackbird, connu pour massacrer les sorcières s’en prend à elle, elle va devoir lutter pour sa survie. Dans sa quête, elle pourra compter sur deux jeunes adolescents. Mais c’était sans compter sur le roi qui va également la pourchasser… Un premier manga de Shilin HUANG publié par la toute nouvelle maison d’édition ChattoChatto qui livre une copie de qualité. Découvrons ensemble ce titre.

 

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Shilin HUANG est une auteure et illustratrice indépendant canadienne d’origine chinoise. Après avoir étudié la musique à l’université, la jeune femme s’est lancé dans le dessin, et se considère comme un autodidacte puisqu’elle n’a jamais pris de cours. Sur le site des éditions ChattoChatto, on peut lire qu’elle a toujours dessiné et voulu faire des mangas pour elle-même. Carciphona est né sous le titre de Blackbird entre 2003 et 2004, sans que l’auteure n’ait l’intention de le publier. Finalement, il vit le jour 6 ans plus tard en version papier, mais dû changer de nom car un autre manga licencié portait déjà ce titre. Actuellement, le manga compte 6 tomes, et dans les infos sur le site du manga, Shilin HUANG mise sur une quinzaine de tomes, sans pour autant savoir si la série ira plus loin ou non. C’est depuis le 24 août dernier, que le manga se voit enfin offrir une présence papier sur le marché francophone à travers la maison d’édition ChattoChatto dont c’est le premier manga.

Le récit s’ouvre sur une jeune fille assise dans l’ombre d’une pièce, entourée de livres, et dont on ne distingue que l’un de ses yeux couleur vert émeraude, l’autre étant cacher par ses longs cheveux blanc. Elle se nomme Veloce Visrin, et est une sorcière (issue d’une lignée puissante) vivant recluse dans une maison, et qui ne peut utiliser la magie aux yeux de tous. Cette contrainte lui vient de la Prohibition, mise en place après un l’assassinat d’un membre de la famille royale, ce qui changea la perception de la magie. Autrefois, la magie servait pour le bien tant elle était puissante, ayant causé la naissance des Carciphona : des humains à l’âme infectée par des esprits démoniaques. Mais un jour la solitude et quiétude de Veloce Visrin va être brisée par l’arrivée de l’assassin à l’origine de la Prohibition, Blackbird. Pourra-t-elle sauver sa peau, et surtout retrouver sa liberté ?

Carciphona est un manga d’aventure fantasy, où la magie joue un rôle prédominant. Malgré le fait qu’elle soit interdite, on sent qu’elle est convoitée en un sens, et surtout qu’elle continue d’effrayer la population. De ce fait, Veloce Visrin est perçue comme une menace, que le Roi a choisi d’épargner pour une raison encore obscure. En reprenant les codes classiques de la fantasy, Shiling HUANG, bâtit un univers au premier abord simple, mais qui au fil des pages va venir se forger sa propre identité. Bien entendu, tome 1 oblige nous avons de nombreuses informations concernant ce monde. On nous explique ce qu’est la Prohibition, les conséquences d’avant et après, et on nous parle “politique” royale. Pour les bases de son récit, la mangaka ne laisse rien au hasard, tout en nous faisant comprendre que d’autres détails viendront s’ajouter plus tard. C’est d’ailleurs une bonne chose, car trop de révélations concernant cet univers auraient perdu le lecteur et provoqué une lecture indigeste. Ici, ce n’est pas le cas donc.

La première partie voit les personnages se présenter à tour de rôle, avec Keritzel et Weiring, qui viendront aider la sorcière quand elle est attaquée par Blackbird. Pour le moment, Keri et Weiring sont plutôt anecdotiques, même si sympathiques. Je dois avouer que la première partie du tome se laissait lire mais je ne me sentais pas investie dans l’histoire. Veloce Visrin était ce qui retenait mon attention, et ce n’est que dans la deuxième partie que j’ai senti le potentiel qu’offrait Carciphona. L’aura de mystère entourant Veloce Visrin est plus sombre que dans les chapitres précédents, et on sent toute la puissance sous-jacente qui n’attend que d’exploser. Sans trop en dire, la géopolitique est ce qui fait guise d’originalité, et qui je l’espère va être explorer par la suite. La menace présentée par Blackbird n’est pas encore assez développée pour que l’on puisse comprendre ses motivations derrière ses assassinats. Néanmoins, comme pour Veloce on sent que quelque chose de plus fort va se faire.

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L’action est bien présente dans le récit avec les combats entre Veloce et Blackbird, notamment, mais souffre d’un manque de lisibilité dans certaines cases. On peut imputer cela à la sur-utilisation des trames assombrissant le manga, alors que l’on devine le côté “epic” de la séquence. Shilin HUANG possède déjà toute la notion de fluidité liée au combat, ce qui est très prometteur pour la suite puisque l’on sait qu’au fil des tomes le dessin va être plus maîtrisé [comme l’a révélé l’éditeur dans mon interview]. Dans le premier chapitre, le charadesign peut rebuter tant il fait jeune, mais cela serait vraiment dommage de le refermer et de ne pas poursuivre la lecture. D’autant plus que dès le chapitre suivant, le trait présente déjà une maturité plus prononcée, avec des visages moins enfantins donnant réellement du cachet aux personnages. Veloce nous apparaît alors encore plus mystérieuse, avec un air rugueux et sombre, et dont les yeux trahissent aussi bien la froideur que la tristesse. Parlons de l’édition de ChattoChatto qui rend une copie sans défaut. Pages couleurs, papier de qualité, jaquette propre, traduction soignée. Un premier manga dans les règles de l’art qui n’a rien à envier aux autres maisons d’éditions sur le marché depuis plus longtemps.

En conclusion, malgré une première partie en demi-teinte, le récit monte gentiment en crescendo dans la seconde. L’action et la magie font bon ménage, et malgré un dessin encore un peu jeune, Shilin HUNG s’en sort très bien. L’univers construit est intéressant et on sent que la mangaka a énormément de chose à dire et offrir. Le trait se précise de plus en plus, et la trame ne demande plus qu’à s’éclaircir quelque peu pour faire respirer les cases. Une lecture agréable où Veloce est maintenant prête à dévoiler tous ces secrets, ainsi que sur ceux sur le royaume et les Carciphona. 

15 sur 20

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