Critique manga #170 – Biorg Trinity tome 1, 2 et 3

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Oh!Great est une mangaka que l’on ne présente plus, tant son trait et sa mise en scène sont marquantes. Biorg Trinity est un titre où le scénario est signé Otaro MAIJO, avec uniquement Og!Great au dessin. Psychédélique, déroutant, et dynamique seraient une partie des adjectifs pour définir ce manga. Toutefois, le manque de clarté dans son exécution pourra en refroidir plus d’un. Je vous propose de découvrir mon avis dans la suite. 

 

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kaze


Biorg Trinity est un manga scénarisé par Otaro Maijo et dessiné par Oh!Great (Air Gear, Enfer & Paradis). La prépublication débuta en 2012 au Japon, dans les pages de l’Ultra Jump de la Shueisha pour se terminer en 14 tomes. En France, le manga est édité par Kaze avec douze tomes en cours, depuis 2014. Actuellement, Oh!Great est l’auteur et dessinateur de Bakemonogatari (Monster Tale), inédit en VF.

La civilisation que l’on découvre en débutant le manga est très futuriste, et se passe après le XXIème siècle. À cette époque un virus appelé “Bio Bug” a fait son apparition. Les victimes se retrouvent avec des trous dans les mains qui leur permettent de fusionner avec des objets ou encore des animaux. Par exemple, si vous fusionnez avec une araignée, vous pourrez vous retrouver avec des pattes de la bête ou plus. Mais attention, une fois la fusion enclenchée, elle est définitive. C’est ainsi que sont apparus des humains mi-animaux mi-objets. Avec le temps, la population s’est habituée à vivre avec ces êtres, et ces derniers ne se cachent pas. Ce ne sont pas comme les mutants de la franchise X-Men qui dissimulent pour la plus grande partie leurs pouvoirs. Toutefois, depuis quelqus temps les meurtres de ceux que l’on appelle “bugglers” sont de plus en plus présent… C’est ainsi qu’on fait la connaissance de Fuji, lycéen amoureux de Fumiho. Un adolescent banal qui va voir sa vie changer quand il va se retrouver avec le « Bio Bug », les paumes de ses mains à présent affublées de trous en forme de cœur. Il décide alors de tout faire pour protéger l’élue de son cœur…

Le synopsis est plus qu’alléchant, mais au final l’exécution de ce premier tome est très maladroite. Le lecteur est tout de suite plongé dans le vif du sujet sans avoir de background. C’est un peu comme si on vous balançait au milieu d’une jungle hostile sans vous donner de quoi vous défendre. De plus, les personnages principaux et secondaires arrivent dans la foulée et il est presque impossible de retenir qui est qui tant les informations s’enchaînent. Puis, arrive l’action avec les meurtres des « bugglers », ce qui ajoute en confusion, nous faisant nous demander si nous ne sommes pas en plein mauvais trip. Si vous me demandez ce que j’ai retenu de ce tome 1 je vous dirais : des personnages en pagailles dont certains se ressemblent beaucoup trop physiquement, un triangle amoureux qui se profil à l’horizon, un héros avec la vocation d’être charismatique mais qui se fait ravir le rôle par l’ami/rival…. Au final la lecture de ce tome 1 est pénible tant le récit par dans tous les sens. Alors, vaut-il la peine de continuer le récit avec les tomes suivants ? Possible oui… surtout vu la fin de tome qui donne grandement envie de lire le 2.

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Dans le tome 2, justement, on est un peu mi-figue mi-raisin. Je m’explique. Les soucis rencontrés dans le tome 1 sont toujours présents, mais amoindris. La confusion règne alors que vraiment on a envie de s’investir dans le récit depuis le départ ! Est-ce que les auteurs ont voulu en faire trop d’un coup ? Possible… Dans tous les cas, il faut s’accrocher pour suivre l’histoire, et aller au-delà du premier tome. Le potentiel se lit dans les cases, et selon moi, soit ça passe soit ça casse. De mon côté, le tome 1 était trop déroutant à mon goût. Mais après la surprise de la narration de ce tome, le second fut plus abordable. Alors, oui c’est toujours confus par moments comme je l’ai dit, mais certaines choses arrivent à se distinguer parmi la masse. L’action est ce que l’on retient le plus au niveau du scénario. La lisibilité est bonne, les antagonistes sont bons dans leur envie de prouver ce qu’ils valent et dans leur objectif : tuer les « bugglers »… peut-être autre chose ? À voir par la suite… Les personnages sont un peu plus posés, ce qui fait qu’on finit par s’y retrouver et s’investir auprès d’eux. La série possède son propre vocabulaire, légèrement vulgaire ce qui peut gêner. Mentionnons aussi la présence de echhi (donc du fanservice). Personnellement, cela ne m’as pas du tout dérangé, mais je préfère le préciser pour les plus sensibles. La science-fiction est également un bon atout du manga, avec une réelle immersion dans le genre à travers non seulement son idée de “bio bug”, mais aussi via les dessins d’un Japon futuriste.

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Du côté des personnages, on s’attache un peu plus à Fuji au fil des chapitres, mais on aura tendance à retenir Kiwako, sa meilleure amie, qui a fusionné avec une moto et se transforme à volonté. Leur complicité est très belle et plus convaincante que le duo Fuji/FumihoLe troisième tome est bon sans être parfait. Quelle oeuvre l’est, cela dit, hein ? Le scénario continue de nous perdre, mais possède un réel intérêt puisque l’on n’abandonne pas l’espoir de totalement comprendre ce qui se passe. L’action est divine et captivante. Au niveau des illustrations il n’y a aucun reproche. Le trait de Oh!Great est sublime, la mise en scène psychédélique est impressionnante, hypnotisante et unique. En fait, en lisant Biorg Trinity on pourrait presque se dire que l’on est dans un monde rappelant Alice au pays des merveilles. C’est farfelu, c’est dynamique, c’est beau et particulier. Le travail d’édition de Kaze est de qualité (papier, pages couleurs, etc), ainsi que la traduction de Satoko Inaba.

En conclusion, Biorg Trinity n’est pas une mauvaise lecture. Elle est simplement très perchée et assumée en un sens. Si la découverte de ce titre vous tente, je vous encourage à persévérer après le tome 1. Ne restez pas sur la mauvaise impression des premiers chapitres. Un manga qui visuellement a un fort impact, avec de l’action, et quelques personnages sympathiques, mais qui pourra refroidir par le manque de clarté dans l’exécution de son histoire. 

Sans titre 1

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Une réflexion sur “Critique manga #170 – Biorg Trinity tome 1, 2 et 3

  1. Je ne connaissais pas forcément le titre mais le nom d’Oh Great m’attirait. Tu as douché ma curiosité lol Ce titre n’est pas fait pour moi ^^! Mais merci pour la critique 😉

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