Critique manga #174 – Ninja Slayer tome 1, 2 et 3

Copie de titre manga (1).png
Série atypique de par son côté parodique, Ninja Slayer est adapté d’une série de romans japonais. Entre humour et violence surfant sur le folklore des ninjas et des yakuzas, Ninja Slayer se révèle divertissant dans sa globalité malgré un fil conducteur encore un peu instable. Action rappelant les combats des jeux vidéo Tekken et Mortal Combat, à la surprise générale les personnages sont attachants et intéressants. 

 

Acheter les tomes de Ninja Slayer sur le site des éditions Kana ou sur Amazon
Également disponible en numérique sur izneo
Série en 14 tomes.

kanadargaudsuisse


À l’origine Ninja Slayer est une série de romans de Bradley Bond et Philip Ninj@ Morzez, publié depuis 2013 au Japon. Warainaku s’occupe des illustrations. Depuis son lancement, trois adaptations en manga ont vu le jour, dont Ninja Slayer : Machine of Vengeance édité aux éditions Kana depuis 2015, qui comptera 14 tomes au total. Ici, le scénario est de Yoshiaki TABATA, avec les dessins de Yuki YOGO. La même année, une adaptation en animée de 26 épisodes a vu le jour par les studios Trigger, et est disponible en streaming légal sur Crunchyroll.

Le manga nous propulse dans la métropole futuriste de Neo Saitama, où les affrontements entre les différents clans de ninjas cherchant à faire main basse sur le plus de territoires possible, font rage. En son sein évolue un ninja redoutable au passé obscur avec un seul but : éradiquer tous les ninjas et venger la mort de sa famille. Celui que l’on surnomme à présent Ninja Slayer va s’en prendre au plus puissants d’entre eux : Sôkai Syndicate.  Le premier tome nous montre surtout une série de combats voyants s’affronter des ninjas, des yakuzas et compères, rythmé par une guerre des clans. Néanmoins, on remarque très vite que le tout se veut parodique, notamment à travers la narration à la troisième personne. Au départ, c’est très déroutant voir fatiguant. Mais on finit par s’y faire surtout à partir du deuxième tome. Le côté ultraviolent faisant voler les têtes décapitées à coup de sabre se mêle joyeusement à l’humour. On a ainsi le droit à des moments étonnants avec un fond de sarcasme. L’art ninja est retranscrit et me semble assez fidèle pour ce que j’en connais.

Le premier tome ne servant que d’une brève introduction, il faudra attendre le tome 2 pour voir un fil rouge se former sur deux actes. Tout d’abord nous avons une sorte de terrain de récréation géante, où les “salary men” louent une tenue pour tuer des sumos zombies aux frais des entreprises qui les emplois. Le second acte, nous présente Yamato, adolescente se découvrant des pouvoirs ninjas à la suite d’une agression. En mettant hors d’état de nuire ceux qui s’en sont pris à elle et son amie, elle s’attire la convoitise d’un puissant clan qui va chercher à la recruter. En parallèle, un autre jeune homme semble lui aussi posséder par l’esprit d’un ninja. Le troisième tome est la suite de ce même arc, et nous donne plus d’informations sur le garçon ninja, Shôgô, contraint à être le disciple de Sonic Boom, au physique tout droit sorti des jeux vidéo Mortal Kombat ou Tekken.

La mise en scène des combats est assez drôle à voir puisque malgré la tension et la violence, les personnages prennent le temps de se saluer comme le veut la tradition. Les techniques utilisées sont aussi impressionnantes et improbables que loufoques. Mais le pire, c’est que ça fonctionne à la lecture. Néanmoins, dans ce bazar étonnamment lisible, les personnages sont travaillés. À ma grande surprise je me suis attachée à Yamato, qui au fond n’a pas demandé à se voir posséder par la force ninja. Le contraste avec son désir de retrouver une vie normale, avoir des amies et aller au karaoké, apporte de la tendresse à la narration. Shôgô est aussi un adolescent intéressant, dont le passé mériterait qu’on s’y intéresse. À voir si cela se fera dans la suite… et THE Ninja Slayer dans tout ça ? Eh bien, il n’est pas des plus présents dans les tomes 2 et 3, mais quand il l’est, il est génial. On espère aussi que la suite nous éclairera sur son histoire !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Le dessin de Yuki YOGO est très bien travaillé. Le trait est épais mais précis, avec une transition dynamique de case en case. L’action est bien réalisée dans sa globalité, même si un certain sentiment de surcharge ici et là ne permet pas bien de distinguer les mouvements. Le design des personnages est aussi bien illustrer que le reste. Les tenues sont vraiment ce que j’apprécie le plus, entre les costumes de clones Yakuza, le folklore des ninjas, etc. Les expressions faciales jouent très bien sur les sentiments de chaque personnage, allant de la haine à la peur en passant par la mélancolie. Les décors de cette mégapole urbaine et futuriste contribuent au côté décalé du récit porté sur les traditions et les codes des différentes entités. On peut par exemple voir le Ninja Slayer manger son plat typiquement japonais à la terrasse d’un restaurant, pendant que de l’autre côté un combat éclate et détruit une partie des rues. L’édition Kana est comme à son habitude sans défaut. Des pages couleurs viennent ouvrir chaque tome, la traduction de Thibaud Desbief (Après la pluie, Bakuman, Bonne Nuit Punpun) est à noter.

En conclusion, Ninja Slayer est un manga « pop corn » qui s’assume dans son humour et sa violence. L’inclusion des folklores apporte un côté plus réaliste au récit. Les personnages s’avèrent attachants, à notre grande surprise. C’est divertissant, le dessin est jouissif dans son exécution. Un conseil, ne vous arrêtez pas au tome 1, si possible. Bien curieuse de lire la suite !

Copie de lire en bulles

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

 

 

3 réflexions sur “Critique manga #174 – Ninja Slayer tome 1, 2 et 3

    • C’est surtout le tome 1 qui a fait baisser la moyenne. Je n’ai réussi qu’à ressentir de l’intérêt pour le titre que lors du 2. Mais je suis hypée pour la suite, alors que si je n’étais restée que sur le 1, je n’aurais pas continué en toute honnêteté. Et la 1 être histoire du T2 casse n’aide pas. Alors que dès qu’il y a eu les deux ados ninjas j’ai adhéré .

      Et Merci 😊 on restera les deux seuls lecteurs du titre 🤣 espérons que l’on arrive à recruter plus de monde

      Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s