Critique #141 – Company of Killers, T1: À la recherche de Sarai par J.A. Redmerski, Monsters in the Dark, T2 : Larmes brûlantes de Pepper Winters

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L’humanité court à sa perte, c’est un fait. Que vous y croyez ou non, cela ne change en rien le destin de l’homme. Appelez-moi pessimistes, moi je préfère me dire que je suis entre les deux, presque « borderline ». Je crois en l’homme et en même temps je ne peux réprimer la honte qui m’envahit quand un fait sordide sur l’acte barbare d’un être humain envers un autre (ou un animal) est dévoilé au grand jour. Chaque fois je me dis que « j’aurais vraiment tout entendu dans ma vie », et c’est là qu’une atrocité encore plus grande que la précédente tombe comme pour me prouver que j’ai tort. La dark romance et autres récits dit sombre, comme les thrillers, permet de mettre en lumière toute cette cruauté sauvage qui habite les pires homo sapiens de la planète. Et si certains sortent l’argument comme quoi il s’agit d’une fiction, je vous dirais : crime sexuel, esclavage, torture, etc. Cela existe encore de nos jours que les médias en parlent ou non. 


À la recherche de SaraiDisponible aux éditions Milady en grand format au prix de 16.90€ dans la collection New Adult | Amazon | Également disponible en numérique.

Company of Killers est la nouvelle saga de l’auteure américaine J.A. Redmerski, s’étant fait connaître avec sa duologie Loin de tout, prix des lectrices 2014. L’histoire est celle de Sarai, 14 ans, a été vendue par sa mère à un trafiquant de drogue et d’arme, et vit à présent au Mexique. Neuf ans plus tard, elle est toujours l’esclave sexuelle parmi d’autres filles, à la différence qu’elle est la favorite de Javier, son bourreau, et qu’il en est “amoureux”. Un jour, un Américain arrive dans les lieux et c’est lors d’une conversation entre Javier et l’inconnu, qu’elle va réussir à s’échapper. Mais ce que la jeune femme ne sait pas, et que cet homme, Victor, n’est pas un saint : c’est un tueur. Victor va alors l’utiliser pour contrer ses ennemis, sans se douter que Sarai et lui ont bien plus à y gagner. Alors, comme pour la saga Monsters in the Dark, ce récit est difficile et n’est pas “tout public”. Peut-on qualifier ce roman de Dark Romance ? Un peu, car il en possède certains codes, mais arrive tout de même à sortir du lot grâce à la plume de l’auteure. Cette dernière dresse un tableau violent et douloureux de la situation des filles, en y incluant une grande part d’émotions. On peut aussi noter que la romance n’est pas le centre du récit (pour l’instant ?), car il est bien plus que ça au final. La tension et l’action ne laissent aucun de repos, nous poussant à tourner les pages facilement. La relation entre Sarai et Victor est crédible, sans le sens où elle n’est pas automatique. Il y a énormément de méfiance, de sentiment de rejet et de haine presque. La narration permet au lecteur de vraiment comprendre chaque personnage en alternant les points de vue. Sarai est une jeune femme pleine de courage, ne se laissant pas abattre, comme le témoigne les 9 années où elle n’a jamais perdu espoir de pouvoir un jour s’enfuir. Victor, lui, est complexe et difficile à cerner même quand le chapitre est raconté d’après ses mots et pensées. Les émotions il ne connaît pas, d’où son métier d’assassin. Il est vif et ne se pose pas de questions sur les missions qu’on lui confie. Alors pourquoi s’encombre-t-il de Sarai ? C’est là où le récit est subtil. J.A. Redmerski n’écrit pas une histoire simple. Les personnages possèdent une psychologie travaillée, qui nous gardent en otage à certains moments. En conclusion, ce premier tome de Company of Killers installe un récit où les émotions des personnages font écho dans notre esprit. L’auteure ne précipite pas son histoire, et prend le temps de développer l’ensemble de façon naturelle. Une lecture qui laisse présager de bonnes choses. 

« Écoute-moi bien, Sarai, dit-il. Il faut que tu saches que m’accompagner en mission, c’est prendre le risque de te faire tuer. Je ferai tout pour te protéger, mais il m’est impossible de te garantir que j’y arriverai. Je sais que tu as confiance en moi, mais tu ne dois jamais remettre entièrement ton sort entre mes mains. Je ne suis pas ton héros et encore moins ton ange gardien. Fie-toi d’abord à ton instinct. Quoi qu’il arrive. Et ensuite à moi, si c’est ce qu’il te conseille. »

17/20

 

51peyw10.jpgDisponible aux éditions Milady au prix de 16.90€ dans la collection Romantica | Amazon | Également disponible en numérique. LIRE MON AVIS SUR LE TOME ICI

Après un tome 1 [mon avis ici] c’est avec un plaisir non dissimulé que je me suis lancée dans la lecture du deuxième tome de la saga Monsters in the Dark par Pepper Winters, dont la prochaine saga Dollars sortira en octobre chez Milady. Dans Larmes brûlantes on retrouver Tess et Q aka Quincy, tentant d’apprendre à vivre ensemble, officiellement. Mais ne vous attendez pas à découvrir une romance comme dans les contes de fées, puisqu’ici, nos deux héros sont très sombres, et le passé n’a pas dit son dernier mot. En comparaison au tome précédent, l’auteure se focalise un peu plus sur les pensées de Q, ce qui amène le personnage vers une autre direction. Cet homme aussi sombre que mystérieux, cache en lui un réel amour pour Tess malgré le contexte de leur rencontre. Dans un premier temps, le récit est plutôt assez plat jusqu’à ce que l’auteure lance un rebondissement surprenant et totalement inattendu. Du coup, la seconde partie est extrêmement sombre. Si vous êtes sensible à la torture psychologique et aux scènes très explicites, il est préférable de faire attention voir de ne pas le lire. Clairement, Pepper Winters a décidé de ne pas épargner ses personnages. Est-ce une bonne ou une mauvaise chose ? Un peu des deux. Quand on repense à ce qu’à traverses Tess dans le tome 1, on a du mal à la voir à nouveau touchée par la “malédiction du chat noir”. Certaines situations sont surprenantes au point de nous demander si c’est possible. Pourtant, dans la réalité quand on doute de la véracité d’une histoire, c’est quand l’humanité se rappelle à vous en assénant une “news” nus dégoûtant tout de suite de faire parti de l’espèce humaine. Mais en faisant vivre ces événements à Tess et Q, l’auteure offre une nouvelle vision de leur relation, relativement très touchante et complexifié par le passé. La tension est là, mais souffre d’un commencement un peu trop sexualisé, ce qui rend la première partie moins agréable à la lecture. Trop de sexe tue le sexe, point. Après cela relève des goûts de chacun, libre à vous d’en juger, je vous en courage même à le faire. Nous ne sommes pas à l’abri d’une bonne surprise, non ? La plume de Pepper Winters est toujours aussi captivante, fluide, et on peut dire qu’elle sait où elle va. En conclusion, la saga Monsters in the Dark se poursuit avec un Larmes brûlantes plus sombre, plus intime, avec une évolution des personnages crédible et fascinante. L’intérêt pour la lecture de la suite demeure, malgré quelques exagérations. Un univers violent, sombres et séduisant s’ouvre à vous. Oserez-vous le découvrir ?

Toute ma vie, j’ai lutté contre ma nature torturée… voire même détraquée, d’aspirer à la noirceur – au mal, pur et simple. Mais alors, l’esclave 58 a fait irruption dans mon monde. En hurlant, en combattant d’une main de fer, elle m’a montré une existence où deux vices équivalent à une vertu.

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