Critique #142 – L’Intelligence du bonheur par P. Z. Reizin

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L’amour peut-il être programmé ? C’est une question que l’on se pose à la lecture de ce roman, le premier de l’auteur. Internet, technologie, et intelligence artificielle dictent le ton de cette romance contemporaine teintée d’un bon humour. L’amour entre deux personnes est-il une question d’osmose et de découverte de l’un et l’autre, ou peut-on se fier à la science pour nous trouver la perle rare. À vous de trouver les réponses avec L’Intelligence du bonheur.

 

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Également disponible en numérique

 

Merci à Babelio et aux éditions Albin Michel pour cette lecture


P.Z. Reizin a travaillé en tant que journaliste et producteur dans l’industrie des journaux, radio et télévision avant de devenir écrivain. Il s’est aventuré dans différentes startups informatiques, sans jamais faire de l’ombre à Google, Twitter ou Facebook. Il vit actuellement à Londres avec sa femme et sa fille. L’Intelligence du bonheur (Happiness for Humans) est son premier roman. 

L’histoire est celle de Jen, ancienne journaliste, travaillant pour une société de développement de logiciels, dont “Aiden”, une intelligence artificielle hyper-sophistiquée, qu’elle s’exerce à rendre plus humain. Au fil des conversations et des mises à jour, Aiden découvre qu’il commence à ressentir quelque chose semble à de l’affection dans ses circuits électroniques. Sentant que Jen, seule, a besoin d’amour, il va aller s’infiltrer sur internet pour lui trouver le parfait petit ami. Tom, divorcé, a quitté Londres où il travaillait dans la publicité, pour se lancer en tant qu’auteur aux États-Unis. Malgré sa nouvelle vie qu’il aime, il souhaiterait pouvoir la partager avec quelqu’un. Les choses vont soudainement changer quand il va recevoir un e-mail d’un inconnu l’invitant Jen, cette dernière recevant la même invitation mystérieuse. Séparés par les continents et l’océan, pourront-ils trouver l’amour ?

Ce roman vogue entre romance contemporaine connectée, légère, et menée par trois intelligences artificielles. Oui, il n’y a pas que Aiden et sa bienveillance, mais aussi une AI moins enclin à apprécier l’être humain et tout ce qui s’y rattache. La lecture se fait de manière agréable, et fluide, et on se laisser porter par les personnages. Jen, qui s’est récemment fait larguer par son petit ami, Matt, est un peu l’archétype de la femme qui se morfond. Elle est sympathique, mais j’aurais préféré qu’elle est un peu plus de caractère. Toutefois ses échanges avec Aiden, où ils parlent films, fromages autres banalités du genre, sont divertissants et permet d’avoir une vision plus enjouée de Jen. Aiden, a beau être une intelligence artificielle, il est très humanisé… peut-être trop ? En fait, ce détail dépendra de comment vous arborer le thème des AI. Peut-on rendre un logiciel moins robotisé et plus humain ? C’est ce que la science de nos jours, dans notre société, tente de faire. Est-ce que cela est une bonne chose ? Oui et non… nous avons déjà assez eu de scénarios de films catastrophes tournant autour des humanoïdes et autres AI se rebellent pour éliminer l’homme.

Dans tous les cas, dans ce roman, Aiden est celui que l’on préfère des autres AI. La seconde, tout aussi bienveillante que Aiden, est Aisling. Elle est principalement celle qui est liée à Tom. Difficile de vous expliquer comment ces deux AI fonctionnent entre elles avec les humains, sans vous spoiler le récit. Alors oui c’est une romance et on peut se douter de certaines choses, voir de trop de choses  d’ailleurs. Néanmoins, les chapitres défilent et on peut compter sur Sinaï, troisième AI, qui elle ne va pas y aller avec fleurs et autres bons discours. Non, Sinaï n’a qu’une envie semer la méchanceté et autres sentiments négatifs par où elle passe. Le concept est très original, il n’y a pas de doutes là-dessous. De ce fait, on est curieux de voir comment le livre va se terminer avec ces différents protagonistes. Les chapitres étant courts, la lecture n’a pas trop le temps de s’essouffler, même si certains passages tirent en longueur. Je pense même que vers la fin, l’auteur se perd un peu, et il aurait peut-être était préférable de le raccourcir. La lecture aurait été plus fluide, et l’auteur aurait pu insérer plus d’échanges entre Tom et et Jen, puisqu’au final il n’y en pas autant qu’on le souhaiterait.

– Quand on veut, on peut. C’est une loi fondamentale de la nature. Genre, la Règle Numéro Un.
– Mais à quoi bon ? A quoi bon si tout à une fin ?
– Précisément parce que ça a une fin.

En conclusion, L’Intelligence du bonheur est un premier roman agréable dans son ensemble. L’humour fonctionne, les personnages sont sympathiques même si j’aurais aimé qu’ils soient moins dans le stéréotype. L’idée de voir les intelligences artificielles tirer les ficelles est très originale, et nous fait réfléchir sur le bon et le mauvais de la chose. Après tout, l’amour est-il une question d’alchimie et de feeling ou plutôt une série d’algorithmes prédéfinis ? À vous d’en juger…

15 sur 20

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6 réflexions sur “Critique #142 – L’Intelligence du bonheur par P. Z. Reizin

  1. C’était sympathique et assez novateur pour une romance, je suis d’accord. De même que je te rejoins sur certaines longueurs ou échanges qui auraient pu être plus exploités. Mais bonne lecture quand même.^^ Bref, plutôt d’accord avec toi !

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