Critique manga #183 – Fire Force tome 5 et 6, Last Pretender 3 et 4

Copie de titre manga (2)

Deux shonen pour le prix  d’une seule chronique ! Attardons-nous sur le manga tout feu tout flamme Fire Force, et le combat intergalactique de Last Pretender et ses femmes qui en ont. D’un côté nous avons les pompiers prêts à en découdre pour découvrir les véritables responsables des Torches humaines, et de l’autre nous avons des personnages hyper attachants et combatifs. Autant vous dire que la lecture s’avère toujours réjouissante à chaque nouveau tome de ces séries.

 

kanadargaudsuisse

Merci à Stéphanie et Anne-Catherine, je m’amuse toujours autant !


Résultat de recherche d'images pour "fire force tome 5 booknode"Disponible aux éditions Kana dans la collection Shonen au prix de 6.85€ | Amazon |Également disponible en numérique sur izneo | LIRE UN EXTRAIT DU TOME 1 | LIRE MON AVIS SUR LES TOMES PRÉCÉDENTS | VO : 14 tomes en cours | VF: 8 tomes en cours.

Mon histoire avec Fire Force remonte à 2017, où je n’avais pas du tout accroché à l’extrait mis en ligne au moment de la sortie du tome 1. Mais comme j’ai toujours l’esprit ouvert, j’ai voulu lui donner une nouvelle chance. Et qu’est-ce que j’ai bien fait ! Les trois premiers tomes avaient été une vraie surprise, pleine de rebondissement, un univers atypique tournant autour du feu, et des personnages très vite attachants. Depuis, la lecture se fait de manière régulière, et c’est avec un immense plaisir que je tente de rattraper mon retard sur le titre. Dans les tomes 5 et 6, la 8ème Brigade tente toujours de récolter le plus d’information possible concernant le Grand Prédicateur (sorte de gourou du Dieu Soleil) et le complot qui se dessine dans les rangs des Fire Force. Shinra, notre héros au sourire de démon mais charmant, avait appris avec stupeur une nouvelle concernant son frère Sho… pour ceux n’étant pas à jour ou ne lisant pas (encore) la série, je tairais cette révélation. Dans tout les cas, le Joker (non pas celui de Batman roooh), semble savoir bien des choses à propos des Brigades et de Shinra. Les tomes 5 et 6 forment un arc entier, puisque le cliffhanger de fin entre les deux nous laisse en pleine action. Le cinquième tome est un chouïa moins centré sur les combats, proposant une approche plus tactique, où l’on en apprend plus sur la formation de la 8ème Brigade. Il est agréable d’avoir ces flashbacks donnant plus d’épaisseur au Capitaine Obi et au Commandant Hinawa.

2016 © Atsushi Ohkubo / Kodansha Ltd.

Le lien unissant ses deux hommes est celui d’une amitié forte et sincère. L’humour est aussi présent, notamment à travers le personnage d’Arthur, celui qui se prend pour un chevalier. Je peux même dire que je lui offre mon cœur quand il veut tellement il est adorable. Le tome 6 est certainement le tome contenant le plus d’affrontements. Nous découvrons avec plaisir la 7ème Brigade, et un chef atypique, et des Torches humaines encore plus imprévisibles. De nombreux autres personnages viennent compléter les rangs, que ce soit du côté des héros que des méchants. Les nombreux mystères tendent à aller à s’étoffer, et on sent que Atsushi OHKUBO (Soul Eater) en a encore énormément sous le capot. Le dessin est toujours aussi dynamique, les pouvoirs enflammés de Shinra nous en mettent plein les pupilles, et on aime ça ! Le mangaka ne cesse de puiser dans son imagination pour nous pondre des pouvoirs encore plus déments mais crédibles ! L’arrière-plan est travaillé juste ce qu’il faut pour ne pas donner une impression de cafouillage à la mise en scène. En conclusion, Fire Force fait partie intégrante de ces très belles découvertes 2018, que vous retrouverez sans aucun doute dans ma liste des top de fin d’année. C’est inventif, moderne, et les personnages sont psychologiquement intéressants. Si vous ne lisez pas encore cette série c’est le moment !

 

Last Pretender - Yoshiyuki Miwa

Disponible aux éditions Kana dans la collection Shonen au prix de 6.85 € | Amazon | Également disponible en numérique sur izneo | LIRE UN EXTRAIT DU TOME 1 | LIRE MON AVIS SUR LES TOMES 1 ET 2 | VO: 5 terminé | VF: 4 en cours

Last Pretender de Shunji ETÔ (scénario) et Yoshiyuki MIWA (dessin) avait débuté avec un tome 1 présentant les bases du récit et des personnages, pour au final se poursuivre de manière plus convaincante dès le tome 2. Dans la galaxie, la Terre fait office de centre de l’univers avec à sa tête un roi et une reine. Quand l’héritier de la famille royale arrive à ses 16 ans, il se doit alors d’assister à un grand tournoi où des femmes en provenance de toute la galaxie s’affrontent pour décrocher la couronne. Le prince Kris est un jeune homme curieux de tout et doté d’une intelligence à en faire pâlir les cerveaux de notre époque. Il crée alors Kalki, son clone féminin, possédant dans son ADN toute la puissance de la lignée royale. Mais ce qu’il n’avait pas prévu était le fait que Kalki souhaite remporter le tournoi pour l’empêcher de détruire l’univers. Le tome 3 reprend sur la planète Jana, où la première reine de la Terre, Grimviace, est hors de contrôle depuis des années. Kris, Kalki, Mimuro et Popolo tentent de l’arrêter en vain. Le tome regorge de flashbacks nous montrant le temps où Grimviace était encore sur le trône. Celle qui nous apparaissait comme une bête sauvage devient alors plus humaine à nos yeux, contribuant à ce que l’on arrive plus facilement à éprouver de la sympathie pour elle. Popolo est peut-être petite et faible en comparaison à d’autres femmes de la galaxie, mais elle possède une détermination sans failles et on ne peut que vouloir la prendre sous son aile afin de la protéger. L’apprentissage de Kalki s’accélère, et on la voit de plus en plus hésitante concernant sa décision sur Kris. Lui, reste fidèle à lui-même et on finit même par lui pardonner son ego tant il possède un bon fond. Le tome 4 explore le pouvoir du « Grim Roar » censé protéger la royauté en place, mais qui montre quelques signes de faiblesse. On comprend très vite que le système n’est pas infaillible, surtout quand un mystérieux individu vient s’en mêler. Autour d’eux, le reste du casting possède de bons atouts, surtout ceux qui endossent le rôle de vilain, pour finalement montrer que chacun n’est jamais tout blanc ou tout noir.

2017 © MIWA YOSHIYUKI ET ETÔ SHUNJI

Les gros rebondissements du tome 4, je dois le dire, je ne l’ai pas du tout vu venir. Certains diront que c’est une facilité scénaristique due au fait que le manga ne tiendra qu’en 5 tomes, mais pour moi ils ont fonctionné sans que je m’y attende. Dans ce manga, la femme tient une place importante, puisque nous avons une gent féminine qui lutte contre cette société machiste avec les armes qu’elles possèdent. Pendant la lecture, les combats m’ont fortement rappelé ceux dans Dragon Ball. L’inventivité des attaques est bien trouvée et nous fait facilement penser à ceux de nos héros aux boules de cristal. Le dessin de Yoshiyuki MIWA pioche dans plusieurs références manga comme Deadman Wonderland avec un trait rappelant légèrement Kouiti SHIMABOSHI sur Capitaine Albator – Dimension Voyage. Alors, oui ce n’est que ma vision des choses mais je trouve que le mélange colle très bien au scénario de Shunji ETÔ. Les expressions des visages sont fortes, et le charadesign est séduisant. Les décors sont parfois un peu trop sobres, mais dans globalement c’est du très bon. En conclusion, plus qu’un seul petit tome pour Last Pretender et ses personnages très attachants et à qui je vais avoir du mal à dire adieu. La politique, la place des femmes et des diverses populations font écho à l’état de notre société et en aurait presque honte.

17/20

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