Critique manga #184 – Dog End tome 1, Tales of Wedding Rings tome 5 et 6

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La fin d’années étant proche, les éditions Kana dégaine leur dernière nouveauté qui intègre la collection Dark Kana, qui a le vent en poupe ces derniers mois. Il s’agit de Dog End, d’une mangaka inconnue en France qui signe son premier récit. Et l’entrée en matière est plutôt réussie, nous faisant espérer du bon avec un duo inspecteur/tueur peu conventionnel. Autre série du catalogue, Tales of Wedding Rings qui depuis 6 tomes continue de nous narrer le récit de Satô envoyé dans un monde fantastique pour trouver des anneaux détenus par 5 princesses. Le titre est signé par le duo MAYBE que j’affectionne particulièrement. 

kanadargaudsuisse

Merci à Stéphanie et Anne-Catherine, toujours au top !


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Dog End est scénarisé et dessiné par YURIKAWA, dont c’est ici la première œuvre reliée. À noter que la mangaka a été l’auteure de Doujinshi et de Hentai, dès 2007. Au Japon, Dog End est publié depuis 2016 aux éditions Shogakukan avec 4 tomes en cours. Le récit suit l’inspecteur Kiichirô Hatori dans une nouvelle mission où il devra faire équipe avec un tueur légendaire, Kurômaru Wakatsuki connu sous le nom de Black Dog. Ensemble ils vont devoir assurer la protection de Mana, 14 ans, qui se retrouve être la cible de clans mafieux et autres puissances. Les premières pages nous montrent un flashback avec Black Dog, permettant de comprendre toute la dangerosité de l’homme sous la capuche. Par la suite nous rencontrons Hatori, qui possède un sens aigu de la justice et un visage impassible. Sérieux et peu avenant, il est tout le contraire de Wakatsuki. Car oui, contre toute attente, le redoutable Black Dog qui tranchait des jambes de le vif, est du genre fans de mangas et de jeu vidéo. Ce duo atypique qui n’est pas inédit fonctionne plutôt bien. C’est même le principal atout séduction de ce manga, puisque leurs personnalités très différentes vont souvent s’entrechoquer. Ils vont devoir apprendre à se faire confiance, ce qui n’est pas forcément simple quand on est face à un tueur imprévisible ou un membre de ceux qui vont ont fait incarcérer. L’ambiance tourne autour du polar et du thriller, et l’ajout de la promesse d’avoir affaire à la mafia nous met l’eau à la bouche. Mais pour le moment, ce tome 1 se veut introductif. On rencontre le duo, la jeune fille à protéger, et on assiste au premiers affrontements. Du côté des vilains nous avons déjà plusieurs protagonistes, dont deux jeunes femmes qui font une entrée fracassante…. je ne vous en dirais pas plus les concernant.

DOG END © Yurikawa / Shogakukan

Mana rappelle beaucoup Mathilda du film Léon de Luc Besson. En effet, le traitement et le look sont très similaires à ceux de Nathalie Portman. Mana ne dit pas grand chose, mais on constate que son passé n’est pas des plus glorieux, ce qui titille notre curiosité pour la suite. L’action va à 100 km/h et est très bien menée. En fin de tome, l’édition propose de découvrir les premières années de Wakatsuki, nous faisant penser au film Danny the Dog avec Jet Li et Morgan Freeman. Le fait que ce one-shot soit placé en fin de tome est une bonne chose, ainsi les chapitres précédents ne nous sont pas spoilés d’entrée de jeu, malgré le fait que l’on peut se douter de certaines choses concernant Wakatsukii. Le dessin de Yurikawa est net et n’a pas besoin de beaucoup de détail pour faire bonne impression à la lecture. Le design des personnages est travaillé, notamment les corps et les postures qu’ils adoptent. Les scènes d’action sont très dynamiques, la trame est bien utilisée, et les décors sont bien posés. Mention spéciale pour l’aura que dégage Black Dog aussi bien dans le passé que dans le présent. L’édition de Kana est fidèle aux publications de la ligne Dark Kana, avec une excellente traduction de Pascale Simon. En conclusion, le premier tome de Dog End est avant tout une mise en appétit pour la suite, ce qui au vu du cliffhanger de fin de tome, peut nous laisser quelque peu frustrer. Pourquoi ? Parce qu’on a envie de lire la suite, et de voir jusqu’où va nous emmener YURIKAWA. On attend la suite avec grande envie !

17/20

 

Disponible aux éditions Kana dans la collection Dark Kana ou sur Amazon au prix dde 7.45€ | LIRE UN EXTRAIT DU TOME 1 | VOIR LE TRAILER | LIRE MON AVIS SUR LES TOMES PRÉCÉDENTS | VO: 7 TOMES | VF: 6 TOMES

Ceux qui me suivent depuis quelques mois (ou plus) savent à quel point j’adore les séries du duo MAYBE. Si mon gros coup de cœur va pour Dusk Maiden of Amnesia, leurs deux autres séries ne sont pas en reste. Tales of Wedding Rings est un récit de fantasy, où Satô, ado ordinaire, est envoyé dans un monde médiéval, avec son amie d’enfance Hime. Au final, cette dernière se révélera être la princesse du royaume. Là-bas, ils vont devoir mettre la main sur les anneaux portées par 5 princesses pour éradiquer le roi des Abîmes. L’aventure se poursuit dans le tome 5 avec la rencontre de la dernière princesse des Anneaux, Amber. Chaque princesse étant très différente, leur pouvoir l’est tout autant. Malgré son côté “harem manga”, ce qui séduit dans Tales of Wedding Rings est la dynamique de groupe. Chaque personnage apporte grâce à sa personnalité et sa répartie des moments d’humour et de sérieux. Les belles ont beau se pavaner en petite tenue devant Satô, ce dernier tient bon car il est amoureux d’Hime. Et cette dernière, malgré le fait qu’elle doive le partager avec les autres pour donner des forces à Satô, ne peut s’empêcher d’éprouver de la jalousie. La particularité de ce cinquième tome est le retour dans le monde de Satô. Malheureusement, cela ne provoque pas l’effet escompté, c’est-à-dire redonner du un nouveau souffle à la série. Au contraire, il dessert quelque peut le récit, puisqu’au final il  n’est qu’un prétexte scénaristique. Toutefois, on peut toujours se consoler pendant quelques pages en regardant que ce “nouveau monde” sur nos princesses. Le tome 6 voit nos héros de retour dans le monde d’Annulus, et que finalement battre le roi des Abymes est plus difficile que prévu malgré les 5 anneaux aux doigts de Satô. Si l’ensemble se laisse lire avec plaisir, il faudra attendre la dernière partie du tome pour que l’enjeu se complique réellement avec l’entrée d’un personnage lié à une des princesses… Le dessin du bînome MAYBE est toujours aussi magnifique. Le trait est très proche de ce qu’ils faisaient déjà sur Dusk Maiden of Amnesia, avec l’arrière-plan fantastique et médiéval en plus. Les morceaux sombres sont soignés et accentuent l’ambiance fantastique. Les vallées et les villages contribuent à l’impact visuel qu’offrent les paysages. Le côté fanservice est toujours là, mais à force avec MAYBE on a l’habitude, même si on aurait préféré que certains passages soient moins éloquent sur ce point. En conclusion, Tales of Wedding Rings continue son chemin dans la bonne direction, l’action ravira les fans du genre, les personnages dont attachants et nous font passer un bon moment.

15 sur 20

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