Critique manga #189 – Dusk Maiden of Amnesia tome 5 et 6, Strike the Blood tome 3 et 4

Copie de titre manga.png

Dusk Maiden of Amnesia fait partie des coups de cœur mangas depuis des mois maintenant. Un récit mélangeant le ton horrifique sans exagération, avec un personnage féminin fort et intéressant à suivre. En face, on continue aussi avec une héroïne qui comme, la première, va faire équipe avec un garçon pour arriver au but fixé. Deux récits de la collection Dark Kana qui décidément réside depuis toujours de belles séries.

kanadargaudsuisse


Disponible aux éditions Kana dans la collection Dark Kana au prix de 7.45€ ou sur Amazon | LIRE MON AVIS SUR LES TOMES PRÉCÉDENTS | VOIR LA BANDE-ANNONCE | LIRE UN EXTRAIT DU TOME 1 GRATUITEMENT 

Dusk Maiden of Amnesia est un manga terminé en 10 tomes par le duo MAYBE, a qui l’on doit aussi Tales of Wedding Rings et To The Abandoned Sacred Beasts, deux séries toujours en cours. Même si je lis les deux autres avec plaisir, j’avoue que celle-ci reste le manga qui a révélé MAYBE mes yeux. Depuis, le tome 1 l’histoire de cet esprit, Yûko, prisonnière de son statut et de l’enceinte de l’école sans pouvoir atteindre l’au-delà et trouver la paix, me touche et m’intrigue. Ne pouvant communiquer avec les autres, c’est avec étonnamment que sa solitude va être rompue par Teiichi, un élève, qui est capable de la voir, de lui parler et de l’entendre. Après 4 très bon premiers tomes, le tome 5 de Dusk Maiden of Amnesia se déroule essentiellement durant la fête de l’école, où l’amusement va aller de pair avec l’ambiance “horrifique” du manga. Yûko va se proposer pour jouer les fantômes dans la maison hantée mise en place par Teiichi et les autres membres du club des enquêtes. Si Yûko n’accepte pas sa nature de fantôme, ici, elle accepte de jouer le jeu simplement pour faire plaisir au garçon tant elle est amoureuse de lui. Toutefois, Teiichi ne sait pas comment se comporter avec elle depuis qu’il lui a fait sa déclaration. Du coup, l’entente avec eux va être compliquée… En parallèle, Kirie se pose de plus en plus de questions sur sa ressemblance avec Yûko, et ce n’est pas avec l’arrivée d’un nouvel esprit que les choses vont aller pour le mieux. Se pourrait-il qu’il soit responsable de la mort de Yûko ? Ce tome 5 s’aventure sur un terrain mêlant jovialité et mystère ce qui donne un cocktail intéressant à la lecture. En intégrant un nouvel esprit, le duo MAYBE étoffe son récit d’une ambiance proche du thriller horrifique sans faire dans le violent et le gore. Le rythme se calme et se concentre beaucoup plus sur la relation amoureuse de Yuko et Teiichi, tout en développant le personnage de Kirie, très vite attachante de par les interrogations qu’elle a concernant sa propre famille. Même si on apprécie l’ensemble, on peut se dire que les vrais dilemmes restent encore à élucider.

© 2011 MAYBE / SQUARE ENIX CO. LTD

Il faudra attendre le sixième tome de la série pour que la narration prenne à nouveau de la vitesse. Ici, Kirie revient sur le devant de la scène afin de pousser sa grand-mère à lui parler de son passé, et surtout pourquoi Yûko et elle se ressemblent tant. Au même titre que la jeune fille, le lecteur sent très vite que la vieille dame en sait beaucoup plus sur la mort de Yûko qu’elle ne veut bien le dire. Pendant ce temps, Teiichi et les autres s’activent pour résoudre un nouveau mystère de l’école qui mêle un escalier  dont la treizième et dernière marche mènerait avec une dimension où il est impossible d’en revenir. Ce tome 6 apporte aussi l’interrogation que l’on aurait pu avoir tendance à oublier, à savoir qu’adviendra-t-il de Yûko après qu’ils aient résolu le mystère de sa mort. La jeune fille disparaîtra-t-elle ? L’ombre menaçante qui lorgne sur Yûko arrivera-t-elle à prendre possession d’elle ? Le couple Teiichi et Yûko est-il condamné alors qu’il vient à peine de commencer ? MAYBE revient à son fil rouge principal et nous apporte de nombreux indices concernant Yûko et son passé, tout en sachant étirer l’intrigue sans que l’on ait cette sensation de stagnation. Les sentiments de chacun des personnages sont explorés, dont la réticence de Yûko face à la découverte de son histoire et de sa mort. MAYBE maîtrise son récit du début à la fin, avec une ambiance pouvant basculer dans le thriller horrifique à n’importe quel moment. Le dessin est très typé seinen avec un charadesign précis et superbe. Les expressions et les regards communiquent toujours autant chaque émotion que porte le personnage au fond de lui. En trame de fond nous avons les décors mettant en avant l’école comme si elle était aussi un protagoniste. L’ambiance fonctionne et on prend du plaisir à lire ce titre. En conclusion, avec les tomes 5 et 6 Dusk Maiden of Amnesia reste une série à découvrir d’urgence ! MAYBE réussi à ce que l’on s’attache aux personnages avec une psychologie profonde se focalisant sur la peur, l’amour, le destin et bien plus. Le rythme est très bon dans sa globalité, et l’envie de connaitre le fin mot de cette histoire est omniprésente

Thanksgiving (1)

 

Manga - Manhwa - Strike The Blood Vol.4Disponible aux éditions Kana dans la collection Dark Kana au prix de 7.45 € ou sur Amazon | RENDEZ-VOUS SUR ADN POUR VOIR LA SÉRIE ANIMÉE | LIRE MON AVIS SUR LES TOMES PRÉCÉDENTS | VOIR LA BANDE-ANNONCE

Le tome 3 de Strike the Blood est rempli d’action en veux-tu en voilà, avec l’attaque interne du prêtre exorciste Rudolf Eustach et son homonculus (hybride servant d’arme), Astarte. Kôjo, le 4ème primogénieur vampire et son “observateur/surveillante” Yukina doivent défendre cet endroit de l’île du mieux qu’ils peuvent. Mais la tâche va s’avérer plus difficile que prévu avec les familiers de Kôjo qu’il ne contrôle pas encore. Rudolf est un vilain classique ne laissant place à aucune surprise. On aurait pu espérer le contraire mais en finalement non. Le personnage de Asagi, amie d’enfance de Kôjo, se retrouve un peu trop souvent au mauvais endroit au mauvais moment, et ne possède vraiment aucune personnalité. Sa seule qualité réside dans son talent de “hackeuse” informatique, mais ne pèse pas beaucoup sur la balance quand on voit qu’elle ne sert que de pion pour apporter le côté romance contrarié. En effet, cette dernière est très jalouse de la complicité entre Kôjo et Yukina, sans se douter de la véritable nature de son ami. Et ce n’est pas dans le tome 4 qu’elle sera mieux écrite, même si les dernières pages laissent espérer un mieux dans l’avenir. La mythologie autour des créatures surnaturelles et des vampires est très riche, mais la narration de Gakuto MIKUMI nous perd un peu.

Strike The Blood © Gakuto Mikumo / Tate 2012

Le binôme Yukian/Kôjo est très charismatique, et on apprécie leurs querelles autant qu’on aime voir le rapprochement entre eux. Bien entendu, il est clair comme de l’eau de roche que Yukina a un faible pour le garçon. Ce dernier ne semble pas réellement s’en apercevoir, mais on remarque qu’il l’apprécie énormément. Il est aussi agréable de voir un garçon qui n’est pas pervers sur les bords malgré le fait que les jeunes filles semblent attirer par lui. Le tome 4 nous apporte aussi de nouveaux personnages qui si ils sont bien écrits pourraient apporter du bon. Mais de là à rivaliser avec notre “couple” attachant, je ne pense pas. Nous avons aussi le droit à quelques infos concernant l’enfance de Yukina à travers l’un des nouveaux protagonistes. Parmi eux, on rencontre le 1er primogéniteur Dimitrie Watler, qui est la cible d’une nouvelle menace portant le nom faction de l’empereur de la mort noire. Si ce quatrième tome possède aussi des moments trépidants, la lisibilité est toutefois meilleure. Le scénario se pose enfin un peu, même si quelques passages brouillons demeurent. Néanmoins, la lecture de ce shonen légèrement sombre ne révolutionnant pas le genre se fait avec un grand plaisir. Le style graphique de TATE s’appuie sur un design des personnages par MANYAKO plutôt réussi, rendant la lecture très agréable. Simple mais efficace, avec un bestiaire toujours aussi intéressant même si en comparaison au deux premiers tomes nous avons beaucoup moins de créatures. J’espère en revoir plus par la suite. Les scènes de combat sont bien exécutées dans l’ensemble. En conclusion, les tomes 3 et 4 de Strike the Blood continue de développer son intrigue même si son auteur se perd quelque peu ici et là. Kôjo et Yukina sont le point central du récit et qui fait que l’on s’attache à cette petite lecture.

15 sur 20

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s