Critique #160 – À la poursuite de l’Atlantide par Andy McDermott, Le Dernier souffle T2: Le Sang, Jon Shannow T2 : L’Ultime Sentinelle

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Trois aventures différentes avec des héros partageant des valeurs identiques : force, caractère, justice, amitié, amour… On commence par « À la poursuite de l’Atlantide » par Andy McDermott qui pourrait avoir comme musique de fond un mashup entre la chanson « Elevation » des U2 pour le film Lara Croft avec Angelina Jolie, et le thème musical d’Indina Jones connut de tous. Nous avons ensuite le tome 2 de la saga Le Dernier Souffle avec une Fiona McIntosh en grande forme et dont l’univers fantasy fonctionne toujours aussi bien. On termine cette chronique avec le tome 2 du post-apo western Jon Shannow par David Gemmell. 


Couverture Nina Wilde et Eddie Chase, tome 1 : A la poursuite de l'AtlantideDisponible aux éditions Bragelonne dans la collection Thriller ou sur Amazon au prix de 7,90€ | Également disponible en grand format et numérique

À la poursuite de l’Atlantide est le premier tome de La Saga Nina Wilde et Eddie Chase écrit par le britannique Andy McDermott. L’histoire est celle de l’archéologue Nina Wilde, jeune habitante de New York, qui va nous emmener aux quatre coins du monde pour une aventure entre un Lara Croft et un Indiana Jones. Mais avant d’approfondir, laissez-moi vous présenter le reste du synopsis. Orpheline de parents aventuriers, Nina est hantée par la cité engloutie de l’Atlantide qu’elle va réussir à localiser. Hélas, dans le milieu qu’elle exerce personne ne semble la prendre au sérieux, sauf Kristian Frost qui lui propose de financer son expédition. Arrive Eddie Chase, ancien agent des services secrets britanniques, et Kari la fille de Frost. Ce groupe va alors embarquer dans une aventure qui les changera à jamais, et qui les confrontera à Giovanni Quobras, bien décidé à percer le secret de la cité engloutie avant Nina. Si vous n’avez pas les moyens de vous payer un tour du monde, vous pouvez toujours opter pour cette lecture. De l’Amérique du Sud à l’Afrique, les escales nous font réellement rêver et frémir. Pourquoi ? Simplement parce qu’Andy McDermott a pensé son livre comme un film où le rythme est soutenu avec zéro place pour l’ennui. Les personnages sont écrits avec entrain, aussi attachants qu’antipathiques selon le point de vue. Ce mélange de Lara Croft et Indiana Jones est savoureux. La quête personnelle et professionnelle de Nina est amenée de manière à façonner son caractère, même si le léger côté ici et là de “la demoiselle en détresse” aurait pu être évité. Heureusement Nina ne se résume pas à ça. C’est une femme en quête d’identité et passionnée par ce qu’elle fait. Le souvenir de ses parents n’est jamais loin et lui confère une fragilité particulière mais jamais pathétique. Néanmoins, si le titre indique que l’on va suivre un duo de personnages, dans ce premier tome j’ai trouvé que leur lien entre Eddie et Nina n’était pas vraiment là. La grosse part d’action a peut-être pris le pas sur le reste, ce qui n’est pas un reproche mais juste une constatation personnelle qui, je l’espère sera corrigée dans le tome 2. Le côté historique est la partie la plus réussie selon moi. Les faits et mythes autour de l’Atlantide sont fascinants et apportent énormément à l’univers construit par l’auteur. En conclusion, ce premier tome rappelle les films d’action du genre La Momie, ou les deux que j’ai cités plus haut. L’auteur possède un style qui applique les codes du genre aventure mélanger à ceux du cinéma. Un univers fascinant et bien construit avec des personnages sympathiques malgré quelques petits stéréotypes (en particulier le méchant).  Une lecture aussi divertissante qu’un film sur grand écran !

Des années, plutôt ; presque toute sa vie, en fait. Ce qui n’avait été au départ qu’une simple curiosité d’enfant avait, au fil du temps, tourné à… Il hésitait à utiliser le mot « obsession ». Pourtant, c’était bien de cela qu’il s’agissait. Une véritable obsession qui avait fait de lui la risée du monde universitaire ; une obsession qui avait englouti l’argent de toute une vie.

 

Couverture Le dernier souffle, tome 2 : Le sangDisponible aux éditions Bragelonne dans la collectionFantasy ou sur Amazon au prix de 8,20€ | Également disponible en numérique | LIRE MON AVIS SUR LE TOME 1 ICI

L’année dernière je vous avais donné mon avis sur le tome 1 « Le Don » de la trilogie Le Dernier Souffle écrite par Fiona McIntosh. On y suivait Wyl Thirsk au royaume de Morgravia, où il devait prendre les commandes de l’armée du royaume pour servir le Prince Celimus. Envoyé par ce dernier dans une mission particulièrement risquée (et mortelle), Wyl s’était révélé être un personnage droit et sans défaut, alors que le nemesis Celimus était son contraire. J’avais reproché le manque de nuances dans la caractérisation des personnages, ce qui les rendait un peu trop lisses à mon goût. Néanmoins, le potentiel n’était pas à prouver puisque McIntosh avait bâti un univers solide et riche en détails. Ce tome 2 est donc la suite, et je vais essayer d’en dire le moins possible pour ceux qui n’auraient pas encore lu cette trilogie. Ébranlé par les événements précédents, Wyl va devoir se confronter à sa loyauté pour sauver celle qu’il aime d’un (très) mauvais pas…. Si la narration avait déjà un bon rythme de croisière dans le tome 1, ici l’auteure montre d’entrée de jeu que cela ne va pas s’arrêter, bien au contraire. Wyl est un personnage plutôt sympathique dans l’ensemble, même s’il manque parfois de finesse concernant certaines décisions qu’il prend en tant que général. On peut aussi lui reprocher une certaine naïveté (agaçante) qui ne va pas lui faciliter la vie, mais qui fait son charme d’un certain côté. Le reste des personnages n’est pas à plaindre, puisque l’auteure prend le temps de les développer et de ne laisser personne sur le bord de la route. La construction narrative permet de faire interagir plusieurs petites histoires dans la trame principale pour former une lecture qui se lit avec intérêt. Je pense notamment à Fynch et Valentyna qu’on prend de plus en plus plaisir à découvrir. McIntosh n’hésite pas à malmener ses personnages, les rendant plus pertinent dans leurs motivations. Malgré les qualités de Wyl, je continue de trouver Celimus plus complexe malgré quelques facilités dans son écriture. Le mystère concernant le don de Wyl reste troublant, et on se demande si cela n’est pas plutôt une malédiction. En conclusion, ce tome 2 est aussi rythmé que le précédent, avec une mise en avant des personnages intéressante à suivre. Je pense aussi à un retournement de situation en particulier que je n’ai pas vu venir et qui a fait monter ma lecture d’un cran au-dessus. Une trilogie fantasy efficace érigée par la plume sans paresse de Fiona McIntosh.

– Pleurer ne sert à rien, poursuivit-elle, ça ne fera revenir personne. En revanche, nous pouvons nous montrez dignes d’eux en vengeant leurs morts prématurées. Peut-être pouvez-vous blâmer cette Myrren pour ce qu’elle vous impose, mais il n’y a qu’un seul monstre dans cette histoire.
La duchesse soulignait son propos d’un index brandi dans l’air.
– Celimus…, murmura Wyl.

15 sur 20

 

Couverture Jon Shannow, tome 2 : L'ultime sentinelleDisponible aux éditions Bragelonne dans la collection Fantasy ou sur Amazon au prix de 7,90 € | Également disponible en grand format, intégrale ou numérique | LIRE MON AVIS SUR LE TOME 1 ICI

« L’Ultime sentinelle » et le second tome de la trilogie Jon Shannow signée David Gemmell (Légende, Chevalier blanc cygne noir). Lors du tome 1 j’avais apprécié les personnages, à commencer par Jon. Solitaire, taciturne mais n’ayant toujours qu’une parole, je le trouvais intéressant à découvrir au fur et à mesure. Il y avait aussi l’ambiance post-apocalyptique qui avait su me séduire avec cette une violence aussi bien dans le texte qu’en sous-texte. Pour moi, afin d’écrire cet univers l’auteur s’est inspiré de nombreuses choses comme la religion, la politique mais aussi le mauvais côté de l’homme et le mal que l’on peut faire. Il a ensuite pioché dans les qualités de ses personnages de fantasy pour faire de Jon un pistolero aussi fort dans ses moments de faiblesse que dans ses exploits. Ce tome 2, Gemmell continue de nous raconter ce héros qui apprend à se connaître dans les échanges qu’il peut avoir avec les gens rencontrer sur sa route. Amical, chaleureux, silencieux, les adjectifs complémentaires et contraires pour le décrire ne manque pas. L’utilisation du spectre de la religion ne m’avait pas posé problème dans le premier tome, mais ici j’ai trouvé certains passages moins pertinents. Je ne saurais pas réellement expliquer ce qui clochait par rapport au premier, vraiment… peut-être n’étais-je pas dans le bon état d’esprit ? Je me suis également perdue à quelques reprises à cause des nombreux personnages (surtout qu’ils sont tous nouveaux) présents dans ce tome. En écrivant cette chronique j’aurai du mal à vous citer des noms et les histoires qui se rattachent à eux, même si je me souviens d’une Beth assez courageuse et pleine de convictions. Je reproche aussi à l’auteur d’être passé beaucoup trop vite sur des points importants du récit comme le personnage de Shi-Randont la nature latente m’avait fortement intéressée (non je ne spoilerai pas). L’ambiance post-apo mélangée au western est toujours aussi originale et permet de poser des décors désertiques séduisants. Les scènes de combat sont toujours aussi visuelles, et c’est cool! En conclusion, « La Sentinelle ultime » manquait un peu de conviction sur certains points notamment le manque de personnages féminins déterminants. Le rythme a parfois été ralenti par certains passages à vide, et la présence de beaucoup trop de personnages gravitant autour de Jon. Une lecture en demi-teinte, pour une saga que je conseille encore. En sera-t-il de même après la lecture du troisième et dernier tome ? Réponse dans quelques semaines. 

Je n’ai jamais eu de problème à comprendre la Bible : la loi de Dieu est absolue. Vivez en accord avec elle et vous prospérez, ici-bas comme dans l’au-delà. Défiez-là, et vous mourrez.

 

2 réflexions sur “Critique #160 – À la poursuite de l’Atlantide par Andy McDermott, Le Dernier souffle T2: Le Sang, Jon Shannow T2 : L’Ultime Sentinelle

  1. Je note le premier pour quand j’aurais envie d’une lecture autour de l’Atlantide, c’est un thème sur lequel j’aime bien revenir de temps en temps ^^
    Merci pour les chroniques 🙂

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  2. Je comprends complètement ton avis concernant Jon Shannow… Beaucoup de personnages, effectivement peu de femmes, éléments développés qui n’étaient pas toujours ceux que j’attendais mais bonne ambiance post apo western. Demi-teinte pour moi aussi.

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