Critique manga #214 – Dark Grimoire tome 4, Fool’s Paradise tome 3, Arcanum tome 3

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Depuis l’année dernière, les éditions Kana se concentrent en grande partie sur des titres intégrant la collection Dark Kana. Dans le lot des derniers titres publiés, on retrouve la fin de Dark Grimoire, qui ravira les fans de Harry Potter dans un univers plus obscur. Fool’s Paradise voit une super-idole prendre le contrôle du Japon le faisant basculer dans une guerre civile, tandis qu’Anna et Ilya trouvent leur conclusion dans le tome 3 d’Arcanum. 

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Manga - Manhwa - Dark Grimoire Vol.4Disponible aux éditions Kana dans la collection Dark Kana ou sur Amazon au prix de 7,45€ | LIRE MON AVIS SUR LES TOMES PRÉCÉDENTS | LIRE UN EXTRAIT DU TOME 1

Depuis le premier tome, Dark Grimoire s’est imposé à moi comme une version alternative de l’univers d’Harry Potter où Harry et Draco Malfoy deviennent amis. Ici, ils sont représentés par Atli et Léon, qui s’entendaient aussi bien que Tom et Jerry, avant qu’une tragédie ne vienne assombrir la vie de Léon. Depuis, Atli s’efforce de trouver une solution pour aider son ami, donnant naissance à une très belle amitié. Ce quatrième et dernier tome trouve son point central dans cette relation sincère qui m’a fait chaud au cœur. Autour, on parle de magie noire interdite qui si utilisé conduit à l’exécution pure et simple. Malheureusement Atli a eu recours à cette magie en pratiquant un sortilège de résurrection. Très vite, les deux garçons apprennent que ce n’est pas la première fois que cette incantation a été utilisée… Le professeur de l’école de magie, Keith Englan, connaît bien cette situation. Grâce à des flashbacks nous avions pu découvrir Keith, alors enfant auprès de ses amis et camarades de classe dans cette même école. Ce tome 4 répond à toutes les questions que notre duo et nous-même avions. La volonté de Haru SAKURANA de conclure son récit en seulement 4 tomes était risquée, et selon mes souvenirs d’une interview de  lui dans un Coyote Mag (je crois ?), il était finalement très content de ne pas avoir fait plus de tomes.

GARDEN OF GRIMOIRE © 2016 Sakurana Haru/Kodansha Ltd.

La narration est rythmée, les personnages ont le droit à une évolution travaillée et convaincante. Il est difficile à la lecture de ne pas apprécier Atli et Léon, si différents mais tellement complémentaires. Mais que vaut la fin ? Elle m’a plus. Certaines choses auraient méritées d’êtres exécutées de manière moins maladroites notamment la partie avec l’armée de la magie et les ennemis sectaires. Néanmoins, la fin me plaît et joue sur la notion d’amitié profonde et sincère. Visuellement on est en du très bon. Le design des protagonistes est dessiné avec un trait fin et élégant. Le mangaka a veillé à donner un décor soigné où les scènes d’affrontements sont sombres et dynamiques. Si certains moments sont un peu en flottement, nous perdant un peu, dans l’ensemble ça marche très bien. En conclusion, pourquoi faire long et compliquer quand on peut faire court et suffisant ? Dark Grimoire est une très bonne petite histoire qui se tient en 4 tomes avec des personnages touchants évoluant dans un univers intéressant où la magie est roi.

15 sur 20

 

Fool's Paradise - Ninjyamu Disponible aux éditions Kana dans la collection Dark Kana ou sur Amazon au prix de 7,45€ | Également disponible en numérique sur izneo | LIRE MON AVIS SUR LES TOMES PRÉCÉDENTS | LIRE UN EXTRAIT DU TOME 1

La quadrilogie Fool’s Paradise s’approche gentiment de sa fin avec ce tome 3, où NINJYAMU continue de nous montrer comment il est simple de manipuler tout un peuple. Depuis le début, la manipulation au sein d’une société où ce qui est “mal” doit être “soigné” se retrouve remis en question. La super idole Sela exerce un pouvoir immense sur le Japon sans que rien ne puisse venir l’arrêter. Une guerre civile menace, et les personnages secondaires montent sur le devant de la scène. Dans le tome 2, l’agent Kudo m’avait un peu exaspéré avec sa candeur face aux dérapages de Sela, qu’il connaissait avant. Si la quatrième de couverture vous spoile les origines de Sela, je préfère ne rien dire, mais dans le prochain, je ne pourrais plus ignorer cette information. Oui, il me faudra bien faire une conclusion finale sur la série, non ? Enfin bref, d’ici là disons que ce personnage travaillant pour ceux qui ont mis en place le programme de “castration” des criminels les plus endurcis m’agace. S’il brille par son intelligence et la pertinence de ses analyses, je le trouve trop énervant pour que je puisse lui trouver un réel intérêt.

© 2017 MISAO, Ninjyamu / Kodansha Ltd.

Ses émotions sont trop surjouées pour moi, même si je comprends le dilemme dans lequel il se trouve. Heureusement, la caractérisation de Sela apporte une bonne trame complexe au manga. Ses relations assez ambiguës posent problème, puisque nous ne savons plus vraiment qui compte ou pas pour elle. Un nouveau personnage en lien avec Kudo fait son entrée, et je ne sais pas quoi en penser. On savait qu’il allait arriver, mais peut-être que j’attendais une figure plus claire dans ses intentions. Toutefois, le tome possède un bon rythme avec certaines accélérations vers le milieu, venant effacer les maladresses du scénario. L’atmosphère anxiogène est bien retranscrite dans le dessin de MISAO. Le trait est un mix entre le moderne et le old school donnant une vraie identité au récit. En conclusion, ce tome 3 de Fool’s Paradise continue d’exploiter le filon de la manipulation de masse dans une société bien pensante. NINJYAMU exécute son scénario avec habileté où le personnage de Sela brille plus que les autres. Mais on en attendait pas moins d’une super-idole…Copie de lire en bulles

 

Arcanum - Erubo Hijihara Disponible aux éditions Kana dans la collection Dark Kana ou sur Amazon au prix de 6,85€ | Également disponible en numérique sur izneo | LIRE MON AVIS SUR LES TOMES PRÉCÉDENTS | LIRE UN EXTRAIT DU TOME 1

Trois petits tomes et puis s’en va. Eh oui, c’est le moment de découvrir le dénouement du shonen Arcanum signé Erubo HIJIHARA. Empruntant un univers post-apocalyptique rappelant les Avengers, dans un États-Unis constamment menacé par l’entité extraterrestre Idra, le gouvernement a mis en place les Arcanum. Le premier tome posait les bases d’un univers ambitieux où le développement de la connexion entre l’homme et autre (machine, arme, etc) était possible. Ilya, jeune adolescent cloué dans un fauteuil roulant, s’était inscrit au sein du C.I.O pour devenir un pilote d’Arcanum. Souhaitant protéger la terre, le garçon avait été stupéfait de découvrir que son « arme » était sa sœur Anna. Celle-ci avait gardé sa nouvelle fonction secrète pour que son frère ne renonce à son rêve. Militaire de base, la jeune femme était vite devenue une des plus grandes et des plus respectées. Mais pour que le lien entre le pilote et l’arme se fasse, un degré émotionnel doit être présent. C’est ainsi que le lecteur découvrait que les duos avaient un toujours un lien familial (frère-sœur, père-fille,etc). L’implication du C.I.O et du gouvernement apparaît très vite comme un danger pour les soldats défendant la planète. L’origine des Idra est dévoilée dans ce dernier tome, même si j’avais compris la chose dès le tome 1. Pourtant, cela ne gâcha pas la lecture, même si certains passages étaient brouillons. C’est notamment au niveau graphique que je me suis un peu perdue. En effet, si le dessin de HIJIHARA est vif et très sombre, certaines actions devenaient parfois illisibles. 

FUTARI BOCCHI SENSO © 2017 by Erubo Hijihara/SHUEISHA Inc.

Le mangaka arrive facilement à placer la sensibilité du design des personnage de Anna et Ilya dans le contexte violent et rapides des séquences. Certains auront une sensation d’inachevé en refermant ce dernier tome, et si au niveau de l’intrigue extraterrestre cela est clairement le cas, je ne suis pas déçue concernant la fin de l’intrigue du frère et de la sœur. L’univers science-fiction aurait mérité d’être mieux exploité, mais peut-être que le scénario de HIJIHARA s’est vu amputé précipitant les choses alors que le mangaka avait envie de plus ? Je n’ai pas la réponse, mais c’est ce que je me dis en voyant l’effort fourni par l’auteur. Mais au-delà de cette partie sans “fin”, l’intrigue émotionnelle a su se conclure en osmose avec la relation entre Anna et Illya. Dès le départ, on sentait que s’était avant tout une histoire de dépassement de soi et de sacrifice pour le bonheur de ceux qu’on aime dont il était question dans Arcanum. Alors je ne suis pas déçue de ce côté-là. Bien au contraire. Il y a également un chapitre fait de “et si…” voyant Ilya énumérer toutes les possibilités qu’auraient pu être sa vie et celle de sa sœur si le destin en avait décidé autrement. En conclusion, Arcanum possède ses forces et ses faiblesses, mais dans l’ensemble le tout fonctionne. L’importance du lien qui unit ce frère et cette soeur est à l’image de ce qu’est censé être l’humain à son origine. L’univers présenté aurait mérité plus de tomes pour totalement s’ouvrir, mais on ne peut pas nier que c’est une lecture plus qu’agréable.

15 sur 20

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