Critique manga #221 – Witchcraft Works tome 3, 4 & 5

 

Copie de titre manga (1)

Sorcières au bûcher ! Si autrefois on criait au loup pour un rien, dans Witchcraft Works les sorciers en général occupent une place importante. Entre autodérision et action enflammée on retrouve un garçon banal endosser le rôle de « la demoiselle en détresse » et, c’est franchement sympathique à voir pour une fois ! Les tomes 3, 4 et 5 de ce Seinen lancent réellement les enjeux du manga écrit et dessiné par Ryû MIZUNAGI avec des personnages toujours aussi sympathiques. 
Disponibles aux éditions Kana dans la collection Seinen ou sur Amazon au prix de 6,85€
Également disponible en numérique sur izneo 

 

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kanadargaudsuisse


Débuté au Japon en 2010, le manga de Ryû MIZUNAGI est arrivé sur nos étagères françaises en janvier 2014, bénéficiant d’une adaptation animée sur la plateforme de streaming légal ADN. Le héros principal masculin Honoka Takamiya est un lycéen banal qui ne se distingue pas de la masse. Tout le contraire de Ayaka Kagari, la fille de la directrice considérée comme la princesse de l’école. D’apparence très froide, la jeune fille impose l’admiration et le respect. Un jour, Takamiya découvre malgré lui que sa camarade est une sorcière appartenant au clan des Sorcières de l’Atelier. Ces dernières œuvres pour le bien tandis que celles des Sorcières de la Tour ne souhaitent que le mal. Et alors que  »La Nuit de Walpurgis » approche, le jeune homme va devenir la cible des sorcières de la Tour qui convoitent un pouvoir spécial qui l’habite, appelé “matière blanche”. Heureusement, Kagari est là pour veiller sur lui et ainsi préserver le destin de la Terre. Les deux premiers tomes de Witchcraft Works posaient l’univers tout en y ajoutant de l’action. Les personnages de Takamiya et Kagari nous apparaissaient de façon sympathique dans un milieu rempli de magie. Très vites les ennemies entraient en action donnant lieu à des scènes de combat très gargantuesques.

C’est dans ce tome 3 que les choses sérieuses commencent enfin, sans pour autant mettre l’humour de côté. La parodie de “la demoiselle en détresse” est toujours inversée, ce qui fait de Takamiya celui que l’on doit sauver face à tous les sorciers qui le convoitent. Kagari qui ne profite toujours pas de sa popularité au lycée est toujours possède toujours cette apparence froide, mais on sent une tendresse au fond d’elle. Physiquement elle possède des ressemblances avec l’héroïne du Seinen Après la pluie [mon avis ici]. Son amitié naissante avec Takamiya permet de le mettre en lumière de manière vraiment bienveillante. La galerie de personnages composée entre autres ici de Medusa et d’Evermylion ajoute du sel au récit, toujours servi par un dessin vraiment magique. Non, je n’ai pas d’autre mot pour le décrire tant les détails donnent une identité propre au récit.

Dans le tome 4, on retrouve une Kagari en mode “fusion” à la Dragon Ball avec Medusa ! Cette nouvelle apparence a pour but de mettre K.O. la mère de Kagari qui était venue en découdre avec nos héros. Pourquoi ? À vous de le découvrir. Le scénario de Ryû MIZUNAGI concocte des chapitres de plus grandes envergures, complexifiant aussi bien l’intrigue que ses personnages. Nous avons par exemple un chapitre se concentrant sur le passé de Kagari, développant ainsi le lien entre le lecteur et la jeune fille. En effet, il faut dire que jusqu’à présent il pouvait être difficile de ressentir une quelconque sympathie envers elle. On y découvre pourquoi elle est venue à se rapprocher de Takamiya, sans donner toutes les clés de la nature exacte du pouvoir du garçon. L’une des réussites du mangaka est d’arriver à construire des scènes à la fois sérieuses et drôles dans le déroulement, comme lors des affrontements. Les passages plus calmes sont souvent tournés en petites parodies, donnant lieu à des quiproquos. Toutefois, la seconde partie de ce tome est un chouïa moins bon que la première partie, mais reste tout de même une lecture agréable.

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Cinquième tome pour Witchraft Works qui compte 13 tomes en cours au Japon. Ici, la cohabitation entre l’adolescent, sa sœur et Kagari est toujours aussi tumultueuse. Et pour ne pas arranger la situation, les Sorcières des Tours décident de s’inviter. Ils sont alors dérangés par les explosions détruisant la ville et l’école, forçant Kagari a mettre sous protection son ami face à l’arrivée d’une nouvelle ennemie prête à tout pour dérober le pouvoir “dormant” du jeune homme. Contrairement aux tomes précédents, cette nouvelle péripétie s’avère être plus sérieuse, voire dangereuse. Pour la première fois dans le récit, le lecteur peut se mettre à avoir peur pour le futur des personnages. En parallèle, le mangaka développe son univers avec doigté, nous expliquant l’origine de la magie de ce monde, etc. Le lien entre Kagari et Takamiya se solidifie et on apprécie réellement de les voir ensemble. Bien entendu on sent une petite tension amoureuse mélanger à de l’attirance physique. Ils sont même très adorables ensemble… Et puis j’aime l’espèce de résignation dans le comportement de Takmiya quand Kagari et sa soeur se prennent le chou et qu’il est là au milieu l’air songeur. C’est vraiment comique !

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Le trait du mangaka est de qualité constante depuis le début, avec un charadesign permettant de distinguer les protagonistes entre eux, et au vu du nombre qu’ils peuvent être c’est un point important. La mise en scène accompagne le rythme soutenu du récit, avec toujours cette pointe d’humour pour ralentir le tout. Les phases d’action où les Sorcières se « métamorphosent » sont vraiment très belles, avec un souci du détail très fin. L’édition de Kana est simple mais de qualité, avec pages couleurs en début de tome et une bonne traduction par Pascale Simon (Black Butler, Deadman Wonderland, Gintama).

En conclusion, Witchcraft Works est une série faite de dérision et sérieux avec des personnages aussi drôles que bienveillants. Le mystères autour de la nature des pouvoirs de Takamiya persiste, tandis que Ryû MIZUNAGI lève le voile sur le passé de notre sorcière des flammes pour mieux nous réchauffer le cœur. C’est frais, fun et bien écrit !

15 sur 20

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