Critique manga #228 – Contamination tome 2 et 3, No Guns Life tome 6

Copie de titre manga (3).png

Fin de partie pour la médecin Tamaki dans Contamination, où elle doit à tout prix trouver un moyen d’éradiquer la peste qui décime de plus en plus de personnes parmi la population. Peur et angoisse, Ao ACATO joue très bien sur les phobies ancestrales. Le tome 6 de No Guns Life voit l’intrigue progresser à coup d’action et de flashback. Notre antihéros Juzo touche malgré le fait qu’il ne soit plus complètement humain.

kanadargaudsuisse


Contamination - Ao Acato Disponibles aux éditions KANA dans la collection Big Kana ou sur Amazon aux prix de 7,45€ | Également disponible au format numérique sur izneo | LIRE MON AVIS SUR LE TOME 1 | LIRE LE CHAPITRE 1 DU TOME 1

Contamination est un manga jouant sur la réalité de notre montre, où la peste pourrait revenir décimer la population. Mais ce virus peut être remplacé par n’importe quel autre, si vous préférez. L’important ici est la progression du scénario qui voit Suzuho Tamaki, femme médecin faisant son possible pour sauver les patients de l’épidémie qui sévit dans la ville de Yokobashiri. Dans ce tome 2 – sur les 3 que compte la série – la ville a été placée en quarantaine, et voit la bactérie muter et rendre le traitement complètement inefficace. Ce qui nous frappe à la lecture de ce manga c’est avant tout l’ambiance angoissante qui ne cesse de monter en grade au fil des pages. Ce tome 2 en est le point culminant, et on se demande réellement comment Ao ACATO va conclure sa trilogie. Le mangaka prend le temps de développer l’aspect scientifique à travers le Professeur Haragami du centre national d’épidémiologie. Personnellement le côté hautin et “monsieur-je-sais-tout” insupportable, et m’a trop souvent posé problème pour réellement apprécier l’histoire. Heureusement le personnage de Tamaki est là pour rendre le tout humain et moins fataliste, même si on sent que dans ce tome la situation lui échappe de plus en plus. On apprécie le fait qu’elle se dédit corps et âme à sauver le plus de patients possibles, qui à en oublier sa propre santé mentale et physique. Dans le tome 3 – le dernier – il est temps de trouver une solution au virus, pour que l’humain soit sauvé. Est-ce que la population va être sauvée ? Je vous laisserai le découvrir par vous-même, mais autant vous le dire tout de suite, la fin est parfaite. À la lecture on sent bien la pression que subi Tamaki face à la pandémie.

RIEUX WO MACHINAGARA © 2017 AO ACATO by Kodansha Ltd.

Ao ACATO propose en trois tomes de découvrir le meilleur comme le pire de l’Homme face à une catastrophe biologique qu’il ne peut endiguer malgré les progrès technologiques et scientifiques que les plus grands chercheurs et inventeurs ne cessent de se narguer d’avoir mis en place. La peur et la violence muette sont aussi deux émotions au cœur de ce récit mené tambour battant par le mangaka. Le dessin très réaliste pourrait ne pas plaire à tout le monde. C’est joli, détaillé mais très calme dans ses actions en quelque sorte. Parfois un peu trop à mon goût, car j’ai eu comme une grosse impression de lenteur lors de ma lecture. La mise en page est épurée avec tout de même un travail sur les décors. Les doubles pages ou cases utilisées pour mettre en avant la beauté de la nature et ce sentiment de supériorité sur les humains est palpable dès le premier coup d’oeil. En conclusion, en seulement trois tomes Ao ACATO a su montrer qu’il était possible d’écrire une histoire ou la tension ne cesse d’aller en crescendo, avec des personnages à l’image de notre réalité avec des rebondissements intelligents et imprévisibles.

Copie de lire en bulles

 

Manga - Manhwa - No guns life Vol.6Disponible aux éditions KANA dans la collection Big Kana ou sur Amazon aux prix de 7,45€ | Également disponible au format numérique sur izneo | LIRE MON AVIS SUR LES TOMES PRÉCÉDENTS | VOIR LA BANDE-ANNONCE | LIRE UN EXTRAIT DU TOME 1

Avec l’annonce d’une adaptation en anime, j’espère que plus de gens prendront le temps de donner sa chance à No Guns Life.  Manga écrit et dessiné par Tasuku KARASUMA avec 8 tomes en cours au Japon. Le décor est celui de l’après-guerre au Japon, où une partie des soldats et de la population ont été transformés en  »extends », à qui l’on a implanté des extensions mécaniques. Un concept qui représente un marché plutôt juteux pour la compagnie Berühren. Entre corruption, morts et trafics illégaux, Nos Guns Life a tout du Seinen bourrin intelligent. Jûzô Inui en est le protagoniste principal et le anti-héros, créé durant la grande guerre à qui on a remplacé la tête par un revolver. Dépourvu de souvenirs, il se cherche une identité tout en exécutant des services payés pour autrui. Et quand il accepte de protéger le jeune Tetsurô, sa vie ne sera plus jamais la même, puisque Berühren souhaite éliminer le jeune garçon. Voilà pour le synopsis qu’il est important de rappeler à chaque tome, puisque les sorties VF sont assez éloignées les unes des autres. Dans un premier temps, il faut parler de l’univers presque post-apo de No Guns Life, qui rappellera un peu le même environnement que dans Smokin’ Parade [mon avis ici]. La notion de corruption est très bien développée par le mangaka. Le personnage de Juzo est la figure de proue du titre, incarnant bien tout ce que doit être un anti-héros. Il est à la fois attachant et antipathique. C’est par petite touche que KARASUMA construit le personnage, sans oublier ceux qui l’entourent.

NO・GUNS・LIFE © 2014 by Tasuku Karasuma/SHUEISHA Inc.

Le jeune Tetsuro est loin du garçon de début de manga, puisqu’en côtoyant Juzo il est plus attentif et sensible aux choses. Entre deux combats, le mangaka glisse de manière intelligente un flaskback sur le passé de Juzo et son lien avec les autres Gun Slave Unit. Tout ce côté peut être perçu comme une allusion aux vétérans de guerre parfois oublier de la nation, peu importe le pays pour lequel il a servi. Ce qu’il y a de remarquable est qu’on oublie très vite que Juzo a en guise de tête un revolver. Preuve que le mangaka a réussi à lui donner une part d’humanité qui touche de manière inaperçue à la lecture. L’action est très présente mais ne prend jamais le pas sur la narration et le développement des protagonistes. C’est bien dosé, ce qui rend la lecture fluide et intéressante. Le dessin possède toujours ce trait nerveux qui met bien en avant le design des personnages avec leur force et leur sensibilité. En conclusion, le tome 6 de No Guns Life continue de mettre en parallèle l’humanité de nos personnages avec la dureté de ce monde cyberpunk. Tasuku KARASUMA écrit un personnage de manga atypique mais véritablement touchant. 

15 sur 20

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s