Critique manga #229 – Dusk Maiden of Amnesia tome 7 + 8, Tales of Wedding Rings tome 7

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Un article spécial consacré à deux séries du duo de mangakas MAYBE avec les tomes 7 et 8 de Dusk Maiden of Amnesia et le tome 7 de Tales of the Wedding Rings. Pour ceux qui ne connaissent pas encore, la première parle de l’esprit d’une jeune fille morte hantant les couloirs d’un lycée que seul Teiichi peut voir. Une série que j’affectionne particulièrement et qui se tient en 10 tomes terminés ! La seconde évolue dans un tout autre registre puisqu’on est dans un univers de fantasy où un jeune adolescent du monde moderne débarque pour devenir le Roi des Anneaux, épouser 5 femmes et ainsi avoir assez de pouvoir pour éliminer le Maître des Abymes. Deux sales, deux ambiances, et deux ressentis bien différents pour ces dernières lectures.

kanadargaudsuisse


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Si vous ne me suivez pas depuis longtemps, vous ignorez le fait que Dusk Maiden of Amnesia a été l’une des meilleures découvertes manga de 2018, alors qu’elle est terminée depuis 2015 en France ! Je me souviens avoir acheté les deux premiers tomes par curiosité, parce que les couvertures et le synopsis m’attiraient énormément. Coup de cœur absolue, j’ai enchaîné les 10 tomes de la série en quelques jours. Ici, je vais vous parler des tomes 7 et 8, en essayant de ne pas trop vous spoiler pour donner (peut-être) envie aux nouveaux de découvrir cette série, car croyez-moi elle en vaut le coup. Dusk Maiden of Amnesia commence avec Teiichi, lycéen ordinaire qui se perd dans l’établissement scolaire et va découvrir un fantôme prénommé Yûko. Cette dernière est amnésique et n’a aucune idée de comment elle est morte, mais en tout cas une mort paisible est exclue. Effrayé et étonné, Teiichi découvre qu’il est le seul à pouvoir la voir, et se demande si la mort de la jeune fille n’est pas en lien avec les phénomènes surnaturels qui font la réputation du lycée. Ensemble, ils vont créer un club d’enquêteurs du paranormal tout en cherchant à découvrir la vérité sur la mort de Yûko. Depuis maintenant 7 tomes, le scénario écrit par le duo MAYBE – à qui l’on doit aussi Tales of Wedding Rings et To the Abandonned Sacred Beastsalterne parfaitement entre horreur, mystère et humour. Dans ce septième tome, Yûko est de plus en plus désemparée face à son passé qui la hante et la poursuit… littéralement. Tétanisée par ce qu’elle pourrait venir à découvrir sur sa mort, elle empêche son esprit de retrouver ses souvenirs. La perspective de se voir disparaître quand le mystère sera résolue l’angoisse encore plus, puisqu’elle viendrait à se séparer de Teiichi, qui lui est bien vivant. Yûko est très charismatique et attachante, ce qui fait que l’on éprouve de facilement de l’empathie envers elle. Sa personnalité est à son image puisqu’elle nous apparaît tantôt joviale, tantôt mélancolique, sans oublier qu’elle s’est déjà montrée dangereuse par le passé. Dans ce tome les révélations sont vraiment minimes, mais rien d’étonnant quand on a lu le tome 6 qui en comportait d’énormes. Ici, MAYBE se concentre beaucoup sur le ressenti de la jeune fille disparu, et de fil en aiguille sur le lien qui existe entre elle et Teiichi. Car oui, l’amour n’est pas loin et on sent que la fin de la série peut s’avérer dramatique pour les deux adolescents.

© 2011 MAYBE / SQUARE ENIX CO. LTD

Les sentiments sont dits à demi-mots mais restent puissants. On retrouve un peu de fan-service, mais il sert l’histoire ce qui ne le rend pas inutile et totalement gratuit. Un tome de transition certes, mais qui se lit avec plaisir avant la suite. Dans le tome 8, Teiichi va à la chasse aux réponses en allant interroger la grand-mère de Kirie. Pour rappel, cette dernière possède des traits de ressemblance avec Yûko… En parallèle, la menace de la destruction de l’ancien bâtiment décidé par la direction fait monter d’un cran la tension et la peur au sein du groupe d’enquêteurs en herbe, Yûko y compris. Avec ce tome 8, la fin se dessine tout doucement et garde un bon rythme. Le fil rouge de l’intrigue autour de notre poltergeist avance au fil des pages avec cette dernière qui retrouve peu à peu des morceaux de sa mémoire. Certains éléments introduits en tome 1 prennent doucement leurs sens ici, ce qui montre que MAYBE avaient bien planifié les choses en amont. Toutefois, notre duo d’artistes s’amuse encore avec nous en nous faisant douter de certains points de l’histoire, ce qui ne fait qu’accroître notre envie de savoir la fin. La mort de Yûko regorge encore de zones d’ombre que l’on a hâte de découvrir, n’est-ce pas ? L’ambiance que dégagent les planches de Dusk Maiden of Amnesia est tout simplement enivrante. On se laisse emporter doucement vers la noirceur horrifique assurée par un trait vif et saisissant. Le charadesign est tout en élégance, les expressions des personnages se passent de dialogues. On est facilement happé par ce qu’ils peuvent ressentir notamment Yûko qui est le pilier de ce manga.  Grâce au travail sur les nuances de noirs les planches sont pleines de dynamisme. En conclusion, les tomes 7 et 8 de Dusk Maiden of Amnesia se basent sur le suspens, la mélancolie mais aussi les sentiments pour nous conter une histoire de fantômes pas comme les autres. L’écriture de MAYBE fait ressortir beaucoup d’humanité majoritairement de Yûko qui cristallise à elle seule toutes les émotions de ce manga. Amour, amitié, solitude, peur et courage. Un titre que je continue de recommander haut et fort. 

17/20

 

Manga - Manhwa - Tales of Wedding Rings Vol.7Disponible aux éditions KANA dans la collection Dark Kana ou sur Amazon au prix de 7,45€ | LIRE MON AVIS SUR LES TOMES PRÉCÉDENTS | VOIR LA BANDE-ANNONCE | LIRE UN EXTRAIT DU TOME 1

Tales of Wedding Rings est la deuxième série du duo MAYBE aux éditions KANA, qui paraît en même que tant que To the Abandonned Sacred Beasts aux éditions Pika. Si le début de Tales of Wedding Rings est ancré dans le monde moderne d’aujourd’hui, nous avons Satô et Cristal, meilleurs amis rapidement envoyé dans un monde fantastique où Satô va devoir devenir le Roi des Anneaux et combattre le Maître des Abymes. Cristal se révèle être l’une des 5 princesses détentrices des Anneaux qui doivent se “marier” avec Satô pour influer sur son pouvoir et ainsi combattre le mal. C’est en gros le pitch de l’histoire. Ce tome 7 reprend là où nous avions laissé Satô et ses 5 femmes, arrivant auprès du peuple des Elfes pour en apprendre plus sur le premier Roi des Anneaux et ainsi permettre à Satô de mieux canaliser ses pouvoirs. Après un tome 6 plutôt porté sur l’action, ce nouveau tome fait dans le calme.  Si on passe un bon moment de lecture, on est un peu déçu de voir que l’histoire s’essouffle un peu. En effet, les codes du harem manga prennent vraiment trop de place dans ce tome 7 selon moi, ce qui donne lieu à des scènes ecchi de manière gratuite. Elles ont beau être incorporés dans le déroulé du scénario, elles n’apportent strictement rien à part ce que l’on a déjà vu jusqu’à présent: Satô ne touchera à aucune des princesses malgré leurs tenues affriolantes pour le faire craquer. Heureusement, les flashbacks viennent donner du sérieux au récit puisque l’on apprend des informations assez importantes concernant le précédent Roi des Anneaux. Et ce n’est pas du joyeux… Satô va-t-il emprunter le même chemin ?

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© MAYBE / SQUARE ENIX

C’est un peu la question que l’on se pose avec notre groupe de héros. Les raisons du refus de Satô de conclure avec « ses épouses »  sont de l’ordre de deux : il est amoureux de Cristal et ne veut le faire qu’avec elle, et il y a le fait que ce n’est pas son genre de profiter de la situation. Ce qui me chagrine est de voir les princesses minauder autour de lui pour qu’il passe à l’acte. Pour moi, c’est le seul unique point négatif du manga, puisque le reste me plaît. Le principe d’avoir un personnage masculin droit dans ses bottes qui refuse d’aller à la simplicité pour gagner en pouvoir est intéressant, mais parfois j’ai l’impression que ce n’est utilisé que pour appuyer le côté harem manga et faire de nos princesses de simples accessoires. Toutefois, j’ai passé un bon moment, mais j’aurai aimé que les mangakas freinent un peu. Après tout dans Dusk Maiden of Amnesia et To the Abandonned Sacred Beasts cela n’était pas aussi omniprésent. Le trait reste une véritable force du manga avec des personnages sensuels et charismatiques. Le décor fantastique médiéval est travaillé mais ne vient pas étouffer l’action. En conclusion, malgré le côté ecchi trop présent et inutile dans ce tome 7, Tales of Wedding Rings continue de me faire passer un bon moment de lecture. Toutefois, j’espère que le récit va retrouver un second souffle car cela pourrait venir à poser problème si MAYBE n’arrive pas à proposer quelque chose de neuf. 

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