Critique manga #246 – A Fantasy Lazy Life tome 1 et 2

Copie de titre manga (5)
Ne jamais juger un livre à sa couverture est un proverbe qui s’applique également aux mangas, par exemple. En effet, en voyant la couverture de A Fantasy Lazy Life on pouvait s’attendre à tomber sur un isekai/harem manga où l’homme est élève au rang de dieu que les femmes se disputent en petite tenue. Il n’en est rien, mais alors rien du tout ! A Fantasy Lazy Life voit une reine s’imposer par son intellect et sa perspicacité dans un monde où les hommes ont le pouvoir. Pour la soutenir elle peut compter sur son mari en provenant d’un monde comme le nôtre, qui l’aidera avec bienveillance et un amour réel. Un récit tranche de vie géopolitique et stratège avec un très beau couple qui nous fait sourire. 

 

Disponible aux éditions Delcourt-Tonkam dans la collection Seinen ou sur Amazon au prix de 7,99€ | LIRE UN EXTRAIT

delton

Merci à Solène et Mélanie pour cette très belle surprise !


A Fantasy Lazy Life (Risou no Himo Seikatsu en VO) est un manga scénarisé par Tsunehiko WATANABE et dessiné par Neko HINOTSUKI. Ce titre paru en 2017 au Japon est adapté du light novel du même nom. C’est donc deux ans plus tard que cette adaptation parue dans le magazine Young Ace des éditions Kadokawa Shoten fait son arrivée sur sol français.

L’histoire est celle de Zenshirô Yamai un employé très ordinaire cumulant les heures supplémentaires dans son entreprise. Un jour, alors qu’il peut enfin profiter de deux jours de repos bien mérité, il se retrouve transporté dans un autre monde où une reine d’un autre temps lui propose de devenir son époux. Aura Capua lui explique qu’il est le descendant d’une famille royale au sang pur, et lui propose une vie de confort sans contrainte. N’y croyant pas, il va néanmoins vite réaliser que ce qui lui arrive est bien réel. S’il accepte il renonce à retourner dans son monde pendant les 30 prochaines années. 

En voyant la couverture, on peut se demander si on ne va pas tomber dans un isekai slash harem manga où l’homme est un pacha vénéré par les femmes. Eh bien, je vous rassure tout de suite on en est bien loin ! Si nous avons droit à du fanservice avec la plastique généreuse d’Aura, on peut noter qu’il n’y en a nulle part ailleurs. Et c’est tellement minime par rapport au reste du récit, que l’on ne sourcille même pas. L’intrigue mise beaucoup sur le côté géopolitique en donnant des informations pertinentes sur le fonctionnement du monde de la reine sans pour autant être verbeux à outrance et plomber la lecture. Par exemple, nous découvrons que c’est la première fois qu’une femme accède au trône, ce qui place Aura dans une situation délicate. Mais à aucun moment le personnage n’est rabaissé, au contraire nous avons le droit à une femme forte, intelligente et soucieuse de son royaume. Le fait qu’elle essaye de montrer qu’il n’y a pas besoin d’avoir un système patriarcal à tout prix nous fait réfléchir sur l’actualité dans notre monde à nous. Pour l’accompagner dans sa nouvelle vie nous avons Zenshirô qui est réellement adorable. Il est à l’écoute, intelligent dans ses raisonnements et ne souhaite en aucun cas faire de l’ombre à sa femme et ainsi mettre à mal son pouvoir face au peuple. Contrairement à beaucoup d’autres isekai, le personnage masculin n’est plus un adolescent mais un trentenaire qui possède assez de sagesse et de recul pour réfléchir aux choses avant de prendre une décision. Comme souvent dans ce genre de récit où la royauté est au centre, les complots sont monnaies courantes créant parfois quelques surprises. Il est intéressant de voir comment Aura et ses conseillers résonnent dans ces moments. Malgré des statuts différents, Zenshirô et Aura sont traités à part égale dans la narration par le mangaka. 

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Dans le tome 2, AYAKURA se concentre sur l’apprentissage des bonnes manières dans la royauté par Zenshirô qui aura le droit à une professeure particulière, Octavia, l’épouse du Comte Marquez. En arrivant dès la fin du tome 1, on pouvait se dire que le côté harem se mettre en place et venir briser les qualités d’A Fantasy Lazy Life, mais ce n’est pas le cas ! Ouf ! Octavia apporte son savoir aussi bien au jeune homme qu’au lecteur. Le mangaka nous explique les différentes magies qui existent, et c’est très intéressant. Dans ce tome, nous avons aussi les débuts de Zenshirô au milieu de la haute société où chacun de ses faits et geste vont être analyser. Au moindre faux pas la légitimité de la couronne de la reine Aura pourrait être remise en cause. Au fil de la lecture on constate avec tendresse que le lien unissant notre couple royal est bien réel, profond et que chacun ne veut que le bonheur de l’autre. Nous avons un couple qui partage des moments de complicité en jouant à la console, en discutant de tout et de rien, en se câlinant et plus si affinités, et on ne peut que les aimer

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Le dessin de Neko HINOTSUKI se base sur le charadesign de Jyuu AYAKURA à qui l’on doit déjà celui de Spice & Wolf. Les personnages sont bien croqués grâce à un trait fluide. Les mimiques passent du sérieux au parodique de manière très simple, sans oublier la sincérité que dégagent les personnages dans les moments de tendresse. L’ensemble paraît simple mais c’est travaillé et suffisant. L’édition de Delcourt-Tonkam propose une impression de qualité avec trois pages couleurs à chaque début de tome.

En conclusion, A Fantasy Lazy Life a été une très bonne surprise qui au fil de la lecture s’est transformé en un coup de cœur ! Tsunehiko WATANABE livre un récit tranche de vie rafraîchissant de par la condition et le rang d’Aura dans ce monde médiéval régi par les hommes au pouvoir. Une femme forte avec un époux tout aussi intéressant à suivre, qui forme à eux deux un couple atypique de par leurs différences culturelles mais très complémentaire. Espérons que la suite soit tout aussi bon et même plus !

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12 réflexions sur “Critique manga #246 – A Fantasy Lazy Life tome 1 et 2

    • Oui, c’est divertissant, le fanservice est vraiment minime et moi qui n’aime pas trop les harem manga isekai, j’ai été contente de voir que c’est totalement à l’opposé des clichés. Par exemple, Tales of Wedding Rings de MAYBE commence à me lacer un peu.

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