Critique manga #251 – It’s My Life tome 1 et 2

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Il était une fois, un Paladin du nom d’Astra qui après avoir travaillé dur pour l’Empire décide de prendre sa retraite. Il investit alors dans une petite maison qui à ses yeux est son château. À peine est-il installé que son bonheur nouveau va être chamboulé par l’arrivée d’une adorable petite fille. Ensemble, ils vont créer un foyer doux, chaleureux et vivre des aventures qu’ils n’imaginent pas. 

 

Disponible aux éditions OTOTO dans la collection Seinen au prix de 7,99€ | LIRE UN EXTRAIT DU TOME 1

ototo

Merci à Grégoire pour cette lecture coup de coeur !


It’s My Life est le premier manga de Imomushi NARITA dont la parution japonaise débuta en 2015 sur la plateforme Manga One des éditions Shogagukan pour un total de 11 tomes. Depuis, l’annonce d’une série d’animation a été annoncée et cela grâce aux fans puisque ce sont eux qui ont rendu cela possible via le financement participatif lancé par l’éditeur. NARITA a depuis lancée une nouvelle série intitulée Killing me/Killing you chez Kodakawa Shoten avec un tome paru à ce jour.

L’histoire se passe dans un univers médiéval à la DanMachi [mon avis ici] ou Grendel (Komikku) pour ne citer que ces deux exemples. Astra, ancien capitaine des Paladins de l’Empire, prend sa retraite après plus de 30 ans passé à servir et former. Heureux de pouvoir enfin profiter d’une tranquillité bien méritée, il s’achète une maison loin de la ville en pleine forêt. Mais sa joie va être quelque peu bousculé une petite fille sur un balai volant traverse sa maison! Il s’agit de Noah, 8 ans, qui est à la recherche du Dieu Maléfique afin de devenir sa disciple. Confus par ce qui lui arrive, Astra n’arrive pas à rétablir la vérité et décide de la prendre sous son aile…

It’s My Life s’inscrit dans la lignée des récits Fantasy que l’on retrouve couramment dans les rayons. Pourtant, le scénario de NARITA possède une originalité non négligeable : l’humour très communicatif qui respire le feel good. Le lecteur va très vite s’attacher à Noah et Astra qui créeront une belle relation adoptive entre un papa et sa fille. L’affection naissante entre les deux ne laisse jamais de place à un sentiment malsain et dérangeant. Astra se présente de par son physique comme un homme imposant et froid. S’étant toujours enfermé dans sa solitude, il va trouver en Noah du réconfort et un lien social qui lui manquait tant. Noah, elle, va trouver en lui une figure paternelle et un ami qui lui enseignera des choses concernant le monde des humains. En effet, il est important de préciser que le peuple dont est originaire la petite fille craint les humains qui sont considérés comme des monstres. L’importance du foyer est illustrée par la maisonnette d’Astra qui leur offrira un cocon de bien-être, d’épanouissement et d’amour. Le running gag de voir la maison souffrir de différentes ne laisse pas un arrière-goût de répétition. Dans le premier tome nous rencontrons les habitants du village le plus proche qui comme nos deux protagonistes principaux sont plein de bienveillance. L’humour est très présent mais n’est jamais lourd et lassant.

En début de tome 2, on aurait pu penser qu’un combat opposant Astra et Elise – en lien avec Noah – allait avoir lieu. Mais finalement non, et c’est très bien ainsi. La mangaka reste dans l’ambiance qu’elle a tricoté depuis le début, ce qui surprend dis comme ça, mais qui sur le papier continue grandement de plaire ! Le scénario propose d’en apprendre plus sur le passé d’Astra qui nous montre encore plus le cœur en or que bat sous cette armure de Palladin. Noah a aussi le droit à son développement à travers les pouvoirs de son peuple. Une petite intrigue mystérieuse se dessine doucement tandis que nous continue de suivre le quotidien de ce duo si charmant.

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Le dessin de NARITA est fidèle à ce que propose la couverture. Le trait soigné illustre aussi bien les moments de douceur que les moments d’action. Les scènes de combat sont vives et lisibles. Les parties intimistes respirent la sincérité notamment à travers les expressions touchantes de Noah. Astra n’est pas en reste malgré le fait qu’il ne retire jamais son masque. Le lecteur arrive tout de même à déchiffrer ses émotions. Épatant, non ? L’ambiance médiévale est respectée et bien mise en scène. Les décors sont bons et bien détaillés. L’édition d’Ototo est composée d’une couverture au couché mat avec une bonne qualité générale comme toujours avec cet éditeur. Pour le côté bonus, chaque chapitre est le titre d’une chanson de métal, que vous pouvez aller allègrement écouter sur le web.

En conclusion, ce début de It’s My Life surprend autant qu’il nous divertit. Imomushi NARITA offre un récit tendre et drôle, avec un peu d’action. Un manga tranche de vie qui a le mérite de se démarquer des œuvres de l’héroic fantasy avec intelligence, le tout porté par des personnages tellement adorables et profonds que l’on ne peut s’empêcher de sourire du début à la fin. Vivement la suite !

17/20

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