Critique manga #255 – Jardin Secret tome 2, Love, Be Loved Leave, Be Left tome 8

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Jardin Secret avait démarré fort avec moi, puisque son tome 1 avait été un coup de coeur. Narration classique, mais exécuté avec tellement de force et de sincérité que le bonheur qui ressort de cette lecture reste collé à nous. Avec son 8ème tome, Love, Be Loved Leave, Be Left poursuit son exploration des sentiments, de l’amitié et des regrets. 

kanadargaudsuisse

Merci à Stéphanie et Anne-Catherine pour ces lectures estivales


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Jardin Secret (Takane no Ran-san en VO), petit dernier des éditions KANA dans la catégorie Shojo, avait été une excellente surprise avec un tome 1 rafraîchissant et sentant bon les fleurs. Ran est une jeune fille perçue comme parfaite dans tous les domaines, ce qui lui vaut de décourager les garçons avant même qu’elle ne puisse les regarder. Pourtant l’un de ses camarades de classe, Akira, va réussir à l’approcher non pas grâce à une attitude de ‘bad boy’ comme dans beaucoup d’histoire de ce genre, mais simplement par sa simplicité et gentillesse. Parce que comme elle, Akira est bien plus que les idées qu’on se fait de lui. Dans ce deuxième tome, AMMITSU reprend des lieux classiques que l’on a l’habitude de voir dans les shojos, tels que la fête de l’été, la fête du lycée et du sport. Rien de bien original a priori, pourtant la mangaka réussi haut la main à ne pas rendre cela répétitif. Comment ? Simplement grâce à sa narration pleine de sincérité et de douceur. Ici, rien n’est niais malgré les apparences. Les personnages sont bienveillants, drôles, et on ne peut que les apprécier. Akira se révèle être le personnage masculin parfait à travers la chaleur qu’il dégage, ses sourires et l’oreille attentive qu’il porte aux autres. Ran est une fille plutôt observatrice, timide mais jamais cruche ou agaçante. En gros, il est tellement évident qu’ils sont fait l’un pour l’autre, qu’arrivé la fin on est frustré de ne pas les voir en couple. Les signes sont là, mais leur timidité fait que cela prend du temps. C’est un mal pour un bien, car au final à titre personnel je préfère qu’ils prennent le temps de se connaître avant de tomber dans les bras et de devenir officiels. Mais attention, il ne faudrait pas que leur couple prennent trop de tomes avant d’être officiel. AMMITSU va devoir trouver un juste milieu sans tomber dans le cliché du shojo où les personnages prennent 10 tomes à se déclarer leur amour. L’ambiance est festive et intime. La narration est à la fois dynamique et calme. Comme dans le tome 1, les fleurs sont un thème central du récit, voire même un personnage. On les retrouve parfois en arrière-plan ou sur des vêtements et accessoires. Les différentes informations que l’on récolte quand Akira parle des fleurs sont brèves et intéressantes.

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© Ammitsu / Kodansha Ltd.

Pas la peine de partir dans un monologue scientifique pour nous charmer, et ça la mangaka la bien compris. La famille est aussi très présente. La part humoristique passe beaucoup par les parents de Ran, notamment le père qui est un véritable papa ours avec ses filles. La mère d’Akira apparaît, et il est frappant de constater les similitudes entre elle et son fils, même si ce dernier est moins extraverti. Mais dans ce manga rien n’est tout rose et fleuri, non, AMMITSU évoque l’enfance d’Akira et les moqueries de ses petits camarades quand il s’affichait avec des fleurs et disait vouloir être fleuriste. La maladie est en arrière fond mais sa menace se fait sentir. Le dessin est une véritable bouffée d’air frais. AMMITSU  se permet des planches d’une beauté simple mais qui éblouit les yeux. Les expressions, les fleurs, les zoom sur les mains, etc… des détails importants que la mangaka exploitent à fond. En conclusion, ce deuxième tome de Jardin Secret confirme le bonheur que procure cette lecture. Ran et Akira sont extrêmement attachants, l’alchimie entre eux est totale, et on tourne la dernière page avec des étoiles dans les yeux. Vivement la suite ! 

17/20

 

Manga - Manhwa - Love,Be Loved Leave,Be Left Vol.8Disponible aux éditions KANA dans la collection Shojo ou sur Amazon au prix de 6,85€ | Également disponible au format numérique sur Izneo | LIRE MON AVIS SUR LES TOMES PRÉCÉDENTS | VOIR LA BANDE-ANNONCE

Huitième tome pour Love, Be Loved Leave, Be Left qui vient de se terminer au Japon pour un total de 12 tomes. Parmi ce quatuor d’amis, deux d’entre eux ont enfin franchi le cap du “je t’aime”, Yuna et Rio sont enfin un couple depuis le tome 7. Le Rio de maintenant est bien loin du garçon qui ne sortait qu’avec des filles en se basant simplement sur le physique dans le tome 1. Son côté blasé c’est aussi éclipsé, et le voilà plus amoureux et heureux que jamais avec la mignonne Yuna. Son évolution à elle est aussi très flagrante quand on se souvient d’elle comme la timide qui n’osait pas regarder les gens en face ni même lever la tête dans leur direction. Elle s’affirme de plus en plus dans ses choix et dans ses sentiments. Si eux sont adorables, un chouïa niais (mais on les adore) aussi, on peut dire que Akari et Kazuomi n’ont pas avancé d’un poil. Chacun est conscient que l’autre a de grandes chances de ressentir la même chose, mais aucun ne se jette à l’eau. Ça en devient très frustrant. L’envie de les pousser tous les deux ne manque pas à la lecture. L’ex de Akari poursuit son moment “je m’incruste” initié dans le tome précédent. Les regrets sont flagrants et avoués, mais on reste aussi sur l’incertitude de ne pas le voir apprendre de son erreur avec Akari.  En parlant d’ex, Agatsuma, le prétendant éconduit de Yuna, mérite qu’on prenne le temps de parler de lui. Son attitude face au couple de Rio et Yuna est très positive. Prenez-en de la graine les cocos.

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OMOI, OMOWARE, FURI, FURARE © 2015 by Sakisaka / SHEUISHA

Autour d’eux les problèmes de famille de Rio et Akari ne vont pas en s’arrangeant, créant un climat toxique pour les enfants. Io SAKISAKA arrive très bien à retranscrire le malaise et l’impuissance que peut ressentir un enfant dans ce cadre familial. Dans ce tome, nous suivons les personnages durant les festivités de Noël, avec une très belle sortie en amoureux de Yuna et Rio. Toutefois, certains sentiments liés à leurs propres doutesviennent entacher un peu le dérouler. Un choix intéressant de la part de la mangaka, qui met bien en lumière l’éternel question de “mais pourquoi m’a-t-il/elle choisit ?”. Nul doute que cette question ferait un très bon sujet de philosophie lors du BAC. Le dessin est toujours aussi superbe à regarder. Les visages expriment à merveille ce que ressentent les personnages. Les décors ne sont pas des plus développés, mais on passe outre cela très facilement tant notre concentration est dans le reste. En conclusion, un bon tome 8 qui se concentre toujours autant sur les sentiments amoureux et amicaux. La force du lien qui unit ces 4 amis ne faits aucun doute à ce stade comme le témoigne leur dévouement et le dessin. Io SAKISAKA maîtrise son récit sans commettre de faute.

15 sur 20

3 réflexions sur “Critique manga #255 – Jardin Secret tome 2, Love, Be Loved Leave, Be Left tome 8

  1. Okay, je vais me mettre plus que rapidement à Jardin Secret. Mais j’ai envie de le lire genre maintenant haha. Merci encore pour ton article =). Je t’avouerai ne pas m’être penché sur « Love, be loved, Leave be left » car quand je vois le tome 8 j’ai trop peur à un spoil ^^.

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  2. Deux très beaux shojo de Kana encore une fois.
    Je partage totalement ton sentiment sur Jardin Secret qui arrive à éviter l’écueil du niais alors que tout l’y prédisposait pour moi. Je me suis juste fait avoir en pensant qu’ils étaient déjà « officiel » après le premier tome lol Du coup, j’espère aussi que ça ne va pas trainer de ce côté-là pour qu’on puisse l’évacuer et passer à autre chose.
    C’est aussi, ce que je souhaite à Akari et Kazu dans Love Be Loved parce que ça commence à sérieusement m’agacer, c’est rare que chez Io Sakisaka, ce genre de chose m’agace parce qu’en général, elle a le bon rythme. Là j’ai l’impression qu’elle a du mal à gérer tous ces personnages et ce qui leur arrive en même temps, du coup la narration est moins bien rythmée que d’habitude, même si cette autrice reste un must pour moi quand on est fan de shojo ^^

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