Critique #196 – Come back to me de Mila Gray, Satan est un homme comme les autres de Céline Mancellon

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Un vendedi placé sous le signe de la romance avec deux titres bien différents. Le premier, Come back to me, est une romance américaine classique entre deux personnes aux sentiments forts qui vont devoir affronter le temps et les épreuves de la vie. Le second, Satan est un homme comme les autres, se distingue de la mêlée de romances qui sortent par sa plume, et ses personnages terriblement fun à suivre.

Merci à Stéphanie des Ladies de Milady pour la confiance et ces lectures


Come back to meDisponible aux éditions Milady dans la collection New Adult ou sur Amazon au prix de 6,90€ | Également disponible en format numérique

Mila Gray est une auteure américaine ayant passé la majeure de partie de sa vie à Londres, au Royaume-Uni. En 2009, elle quitte son travail dans le secteur associatif pour se lancer dans un tour du monde avec son mari et sa fille. Le but étant de se trouver un chez eux, et c’est à Bali qu’ils ont finalement posé leurs bagages. Depuis, elle se consacre à l’écriture avec la série de romans indépendants Come back to me comprenant le tome 1 du même nom, Stay With Me et Run Away With Me. À ce jour seul Come Back to Me a été traduit en VF aux éditions Milady. Elle écrit également des romans Young Adult sous son vrai nom Sarah Alderson (Hunting Lila, Losing Lila, The Sound, Fated, Out of Control). Come back to me est une romance se passant sous le soleil de la Californie, Kit Ryan, marine en permission, est amoureux de la petite sœur de son meilleur ami. Pourtant il s’est juré de ne jamais poser ses mains sur Jessa. Terriblement attirés l’un par l’autre, ils finissent par laisser parler la passion qui les anime. Au-delà des prémices d’un amour passager et clandestin, Jessa est prête à attendre le retour de Kit, mais le temps va les mettre à l’épreuve. Le début du roman nous plonge directement dans un rythme de lecture entraînant qui retient toute notre attention. Le choix de Mila Gray peut sortir de l’ordinaire romance puisqu’elle axe tout de suite son récit sur un drame. Mais elle sait comment utiliser cette dynamique de départ tout en gardant certains points dans l’obscurité. L’intérêt du lecteur en est encore plus grand. La romance entre les deux ne s’est pas faite du jour au lendemain, puisque Kit et Jessa se connaissent depuis l’adolescence. Les sentiments ont toujours été présents, mais chacun ayant peut d’avouer à l’autre ce qu’ils ressentent. La narration permet de découvrir les points de vue des deux héros, ce qui donne comme toujours du cachet et de la profondeur à l’histoire. On est témoin de chacun s de leurs pensées, des moments qu’ils partagent et de l’attente de chacun dans la distance. Le lien entre eux semble classique mais n’est pas pour autant dénué de sincérité. Autour d’eux, nous avons les patriarches de chaque famille qui sur fond de vieilles querelles forçant le couple à se cacher. Toutefois, au fil de la lecture on est frappé par le fait que la romance occupe beaucoup de place et que certaines choses sont mises de côté. Par exemple, le frère de la jeune fille, Riley, et Kit sont deux marines qui adorent leur métier mais dont on ne sait pas trop ce qu’ils vivent au loin. Un choix de l’auteure, mais qui du coup ne permet pas à l’histoire de montrer tout son potentiel. La personnalité de Jessa est un peu en deçà de celle de Kit, qui est un homme adorable ayant un grand sens du sacrifice. Le regard qu’il a pour Jessa ne laisse pas le lecteur indifférent. Néanmoins, Jessa reste un personnage appréciable mais qui aurait mérité d’être un peu plus forte et déterminée face à sa famille, surtout son père qui n’est pas à tenir sa famille avec douceur. La plume de Mila Gray est très belle et arrive à donner vie à la romance de manière très sensible. C’est certainement dû à son style que l’on reste dans l’histoire car l’ensemble est classique dans le genre. En conclusion, une romance qui se lit avec plaisir aux personnages agréables avec un Kit charmant au possible. Le rythme est bon, les enjeux émotionnels sont présents mais certains points auraient mérité d’être plus approfondi. Un bon moment de lecture.

Tu me manques. Tu te souviens des nuits où tu me montrais l’étoile polaire? Je la regarde tous les soirs.
J’espère que tu t’en serviras, un jour, pour retrouver ton chemin. Tu t’es perdu depuis si longtemps. Je t’attendrai le temps qu’il faudra.

15 sur 20

 

Satan est un homme comme les autresDisponible aux éditions Milady dans la collection New Adult ou sur Amazon au prix de 7,90€ | Également disponible en grand format et format numérique

Céline Mancellon est une auteure française née à Marseille et est maman de quatre enfants. C’est à l’âge de dix ans qu’elle écrit sa première nouvelle tout en découvrant Stephen King au collège. Très vite elle succombe au genre de l’Urban fantasy et la romance paranormale. En 2012, sort son premier roman avec plus d’une dizaine qui suivront. On peut citer les sagas Alice Royale, Les ombres brumeuses, Les Chroniques de Gyon ou encore sa saga Bad Romance [mon avis ici]. Cette romance tourne autour d’un homme que l’on peut qualifier de salaud, imbuvable, mais qui répond au nom de Adrian Sheffield (oui comme Maxwell Sheffield de la série TV Une nounou d’enfer). Son talent réside dans ses mains et plus précisément dans la dextérité de ses doigts lorsqu’il se met à caresser les touches en ivoire d’un piano. Il évolue en tant que pianiste de musique classique, mais son caractère fait de lui quelqu’un de détester. Un jour, il reçoit une menace de mort, son agent, la seule personne qui le supporte encore, décide de lui attribuer un garde du corps. Ce sera Carrie North, oui, une femme. Mais ce qu’elle ne sait pas c’est qu’Adrian et Carrie se sont déjà rencontré et que la jeune femme ne garde pas un bon souvenir de ce moment. Pourront-ils surmonter leurs premiers jugements et trouver un terrain d’entente ? Et qui en veut à cet homme ? Autant le dire tout de suite, cette romance sort du lot pour de nombreuses raisons. Déjà il y a le fait que si Adrian est un salaud de première classe ce n’est pas à cause d’un passé douloureux ou quoique ce soit comme on le voit dans 99% des romances avec ce genre d’homme. Non, il est simplement insupportable parce que c’est dans sa nature. Pas besoin de toujours chercher à excuser le comportement de quelqu’un quand celui-ci n’est pas gentil ou courtois. Un choix risqué de la part l’auteure car au fil des pages on se demande comment elle va pouvoir rendre Adrian attachant. Mais plus on avance dans notre lecture plus on découvre que l’homme n’est pas détestable avec tout le monde. Il faut simplement apprendre à le connaître et qu’il est surtout très drôle. Certains passages nous font sourires, parfois rires, tant Adrian avance sur une corde au-dessus du vide tel un funambule avec un nez de clown. Toutefois, Celine Mancellon ne le rend pas ridicule. C’est un homme intelligent et séduisant qui sait qui il est. En ayant Carrie comme garde du corps, il se laisse aller et se montre plus ouvert. La jeune femme est aussi bien écrite que son acolyte masculin. Une adolescence difficile marquée par les moqueries de ses camarades l’ont rendu plus courageuse et forte. Et quelle idée rafraîchissante de la faire exercer un métier étiqueté “masculin”. Pourquoi une femme ne pourrait-elle pas une garde du corps ? Pourquoi ne pourrait-elle pas être pilote d’avion de ligne ? Pourquoi ne pourrait-elle pas être aussi douée qu’un homme ou même aussi nulle que lui. Ce n’est pas le sexe ou le genre qui détermine vos capacités mais plutôt votre intellect et ce que vous décidez d’en faire. La dynamique entre les deux est explosive, amusante et on ne se lasse pas de les voir se chercher. Surtout Adrian qui ne manquera pas de faire tourner Carrie en bourrique en tentant par toutes les ruses possibles de la faire démissionner. Puis, il faut souligner le fait qu’ils ne vont pas s’amouracher simplement pour une question physique et qu’il y a vraiment un lien qui se fait. L’auteure prend aussi le temps de mettre en lumière le talent de pianiste de l’homme ténébreux. L’écriture fait que l’on ressent toute l’élégance et la passion des notes mettent à tournoyer dans la pièce. La plume de Celine Mancellon est simple mais passionnée, avec un petit doigt de piquant qui nous fait passer un très bon moment. Le seul petit reproche serait le fait que l’intrigue autour de la menace de mort sur Adrian est relégué au second plan. Mention particulaire pour l’illustration de couverture par Annie Carbo – qui a depuis illustré le roman Ravissantes chez le même éditeur – que je trouve vraiment pertinente, fun est superbe. En conclusion, Satan est un homme comme les autres se révèle être une romance qui fait sourire, délicieusement divertissante, avec des personnages qui ont du peps. Une lecture fluide, moderne et qui sort complètement des romances que l’on voit passer.

— Je ne me justifiais pas, j’essayais de m’excuser.
— Faites-le, ou ne le faites pas. Il n’y a pas d’essai.
— C’est de qui ? Nietzsche ?
— Yoda, dans L’Empire contre-attaque, dit-il en quittant son siège. 

17/20

Une réflexion sur “Critique #196 – Come back to me de Mila Gray, Satan est un homme comme les autres de Céline Mancellon

  1. Les deux me tentent chacun à leur façon, le premier parce que j’aime les amours d’enfance, le second parce que l’idée d’un type vraiment détestable parce qu’il est comme ça me plait xD
    Merci pour les découvertes !

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