Critique 197 – La Main de l’empereur tome 2 par Olivier Gay, Le Dernier souffle, tome 3 : L’Âme par Fiona McIntosh

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Vous ne savez pas quel livre choisir pour débuter dans la Fantasy ? Pourquoi ne pas essayer la duologie La Main de l’empereur par Olivier Gay, ou encore la trilogie Le Dernier souffle de Fiona McIntosh. Le premier, auteur Français, expose un univers médiéval dont la richesse réside dans ses personnages et la facilité avec laquelle il arrive à donner corps à l’ensemble. Fiona McIntosh, Britannique, offre un récit avec la magie devenant de plus en plus présente sans pour autant en abuser. Quoi qu’il en soit, ces deux séries ont toutes les chances de vous plaire.

Merci à Stéphanie pour cette lecture et la confiance


La Main de l'empereur 2Disponible aux éditions Bragelonne dans la collection Fantasy ou sur Amazon au prix de 7,90€ | Également disponible en format numérique et en grand format | LIRE MON AVIS SUR LE TOME 1

Il y a quelque mois, je découvrais la plume de Olivier Gay avec ce récit de Fantasy, qui m’avait beaucoup plus pour sa richesse et sa simplicité d’accès. En effet, que cela soit fait intentionnellement ou non, La Main de l’empereur est une histoire qui peut servir de point d’entrée pour les plus frileux concernant le genre de la Fantasy. Du Seigneur des Anneaux à Games of Thrones, en passant par Robin Hobb, on peut facilement être réticent face aux pavés de certains de ces écrits. Mais ici, nulle raison d’avoir peur. Ce tome 2 reprend quelque temps après la fin du tome 1, où les guerres joushites sont terminées, mais où la paix n’est pas encore d’actualité. Rekk la recherche avec Bishia, mais cela ne sera pas pour tout de suite. Si la vengeance de Rekk était au coeur de l’intrigue du premier tome, ici notre personnage va reprendre du service dans trois intrigues distinctes mais semblables sur certains points. La première le verra devoir venir en aide au duc Gundron qui cherche à remettre les mains sur ces terres. Cela se laisse lire mais ne retient pas complètement notre attention. Les nouveaux personnages ne sont pas tellement originaux mais pas détestables. Ils manquent simplement cette petite étincelle qui les rend passionnant. La seconde histoire – si on peut dire cela comme ça – redynamise un peu la lecture. Rekk profite de sa popularité pour venir protéger sa ville natale sous un nouveau statut. Mais cela s’avère difficile pour celui qui a longtemps été un garde de l’empire. L’épée sera de sortie, donnant des scènes de combat vraiment top. On reverra aussi d’autres personnages chers à notre cœur, comme Dareen, mais seulement pour un court laps de temps. Dommage, car elle possède un potentiel immense comme on a pu le voir par le passé. Et enfin, la dernière partie (oui appelons cela ainsi) est un peu brouillon ici et là, laissant une sensation de précipitation. En tout cas, elle fait pâle figure après la seconde partie très intéressante. En parallèle, les masques continuent de tomber concernant les traîtres, rendant même cela surprend pour certains quand on découvre qui tirait certaines ficelles. La plume de Olivier Gay est toujours aussi agréable et offre de très belles scènes d’action sur fond de stratégie. Rekk est en forme malgré quelques petits bémols dans son écriture. En conclusion, ce tome 2 de La Main de l’empereur se révèle un peu moins bien mais reste très plaisante à lire. On prend plaisir à retrouver cet univers bien construit ainsi que ses personnages. Pour ceux qui souhaiteraient continuer à suivre Rekk et ses amis, cela est possible grâce à l’autre duologie Les Épées de glace de l’auteur parue également chez Bragelonne en poche et en intégrale.

Rekk baissa la tête, malheureux. Tout le plaisir qu’il avait eu à porter son uniforme s’était dissipé. Les sangles de la cuirasse lui cisaillaient le dos, et les défauts du métal lui égratignaient la peau. Il se voyait assis par terre, seul et pitoyable au milieu d’un groupe de gardes corrompus qui misaient leur maigre solde en jouant aux dés ou aux osselets au lieu de protéger les habitants.

Copie de lire en bulles

 

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Les deux premiers tome de Le Dernier souffle s’étaient révélés être une bonne lecture dans son ensemble. L’ambiance médiévale de cette histoire qui suit Wyl Thirsk qui doit lutter contre son état physique pour retrouver celle qu’il aime, Valentyna de Briavel, qui s’apprête à se marier avec celui qu’il ne peut supporter, le Roi Celimus. Le temps presse et les combats vont s’intensifier aussi bien physiquement que mentalement, car il est pris au piège par le sortilège de la sorcière Myrren. Dans ce troisième tome, la magie est beaucoup plus présente lui donnant un aspect plus sombre parfois. Wyl va devoir apprendre à dompter ce Don et savoir en user pour arriver à ses fins. Ce dernier tome est certes une finalité dans l’histoire, mais aussi l’accession à la maturité pour le jeune homme. La construction narrative est bien faite même si l’auteure tombe dans quelques facilités. Mais rien de bien méchant qui puisse venir gâcher la lecture. Les autres personnages sont bien écrits, même si Finch est un peu moins bon que dans le tome 2. L’auteure semble ne pas savoir quoi faire du personnage ici, ce qui nous laisse un peu sur notre fin. Le grand méchant, Celimus, est l’archétype même du méchant. On ne s’attache pas à lui et ce n’est pas ce que l’on attend. Mais tout de même on aurait apprécié voire une facette inédite de sa personnalité pour le rendre plus contradictoire. La plume de Fiona McIntosh est fluide et vive. Les descriptions sont excellentes, et on arrive très bien à les visualiser lors de la lecture. En conclusion, Le Dernier souffle se révèle être une trilogie de Fantasy classique mais bien exécutée malgré quelques faux pas dans le tome 1. Les personnages sont attachants juste ce qu’il faut pour que l’on apprécie de les suivre. Wyl étant celui qui sort du lot, même si notre cœur s’envole aisément pour Valentyna.

Aremys, qui était au supplice d’avoir imposé cette douleur à son ami, remarqua les deux teintes différentes qui composaient un regard si étrange. Le mercenaire ne savait pas s’il devait pleurer de soulagement ou pleurer sur le corps d’Ylena. Il posa une main sur le bras puissant et aux muscles noueux du roi Cailech.
-Bienvenue, Wyl.

 

15 sur 20

 

2 réflexions sur “Critique 197 – La Main de l’empereur tome 2 par Olivier Gay, Le Dernier souffle, tome 3 : L’Âme par Fiona McIntosh

  1. Même si tu as moins aimé, tu me fais vraiment envie avec La main de l’empereur, il faut vraiment que je me lise cette duologie. Peut-être pour la rentrée, tiens, vu que je me rappelle que le style était très agréable à lire 🙂

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