Critique manga #265 – Les 7 Ninjas d’Efu tome 1 et 2

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Les 7 Ninjas d’Efu présente un univers riche aussi bien au niveau du scénario que du visuel. Ninjas, Samouraï et êtres abjectes font couler le sang au nom de la vengeance et du pouvoir. Takayuki YAMAGUCHI offre des personnages charismatiques, où violence et drame se mêle pour nous conter l’histoire d’une autre époque. Entrez à votre tour dans ce Seinen fait avec une pointe de surnaturelle.

 

Disponible aux éditions Meian sur Anime Store ou sur Amazon au prix de 6,95€ 

Merci à Valérie et Magellan pour cette découverte 


Takayuki YAMAGUCHI est un mangaka de nationalité japonaise ayant débuté dans le manga en 1986, avec 3 ans plus tard un premier essai intitulé Cyber Momotarô, un one shot aux éditions Leed. Par la suite il a continué de peaufiner ses armes dans le genre shonen, science-fiction avec des mechas et le surnaturel. Il compte plus d’une dizaine d’œuvres à son actif publiées entre 1992 et 2015. Ce n’est qu’en 2006 que l’un de ses titres est édité en France, Shiguri en 15 tomes aux éditons Panini. Les 7 Ninjas d’Efu (Efu no Shichinin en VO) est donc sa deuxième œuvre à arriver dans nos rayons, et la plus récente publiée aux Japon. Le titre compte actuellement 7 tomes en cours aux éditions Akita Shoten, avec une prépublication dans le magazine Champion Red, depuis 2015.

L’histoire se passe au Japon, en 1615, juste après l’unification du Japon. Kakugo es ce que l’on appelle un barbare vivant dans la vallée d’Hagakure. Un jour, arrive au village Kaizô et Iori qui sont recherché par le nouveau commandant suprême, Ieyasu Tokugawa. Alors qu’ils pensaient être en sécurité parmi ces êtres vivant loin de la civilisation, ils sont retrouvés par la milice qui provoquera la mort de Kakugo. Mais la mort n’est pas forcément une fatalité, puisqu’on lui offre deux possibilités : la mort avec le repos éternel ou alors retourner dans le monde des vivants et devenir un ninja Onshin, dont la puissance est dans égale. Il mettra alors sa nouvelle vie et sa lame au service de la vengeance. 

Avant de parler plus longuement du récit, il est important de noter que l’on se troue dans un cadre historique violent qui vit deux puissances se battent pour n’en rester qu’une. Ceux étant encore debout sont pourchassés et éliminés par la milice qui ne cesse de recruter parmi le peuple en jouant sur la peur. Il y a pas mal de références à la partie historique de cette ère, mais pas besoin d’être connaisseur pour profiter de la lecture. Si dans l’ensemble le rythme est bon, on est parfois un peu confus à cause des multiples personnages introduits en l’espace de deux tomes. Forcément on en retiendra certains et pas d’autres, mais ceux qui restent possèdent une base d’écriture qui paraît solide et prometteuse. Iori et Kaizo sont des personnages parfaits pour débuter la série de présentations. La première est une fille de samouraï qui suit les codes, tandis que le second est son ami et serviteur du clan Hyôdo. Dès leur rencontre avec Kakugo on sent une réelle alchimie et entente malgré leurs différences. Iori et Kakugo sont des opposés, mais l’alchimie entre eux est très palpable. Toutefois, si des sentiments doivent se faire à l’avenir cela ne viendra nullement empiéter sur les fondements du récit. Ces derniers sont régis par l’ambiance, les ninjas et les sortes d’armures Onshin qu’ils finissent par acquérir. Dans un premier temps, on est surpris mais au final cela apporte une réelle identité au manga. La construction du récit est assez basique et ne devrait pas se différencier avant quelques tomes. Il est assez frustrant de s’attacher, par exemple, à Kakugo et Iiori dans le tome 1 et de ne les revoir qu’en fin de tome 2. 

Le dessin de YAMAGUCHI est bon, même très bon. On retrouve un air de ressemblance très léger avec Kingdom – chez le même éditeur [mon avis ici] – mais cela s’arrête là. Les personnages sont facilement identifiables, mais le fait qu’ils soient plusieurs à nous être mis devant les yeux ne facilitent pas la mémorisation. Le trait est brut, sombre, mais très riche visuellement. Les scènes de combat sont souvent violentes, le mangaka n’épargnant rien ni personne, mais cela reste tout de même acceptable tant que l’on ne soit pas une âme sensible. Les décors sont très présents, venant ainsi donner encore plus de relief au travail du mangaka. L’édition de Meian est très bonne, le lettrage est correct malgré le fait que certaines lettres pourraient facilement sortir des bulles si le travail d’édition n’est pas au point. Mais pour le moment, rien à signaler. La jaquette est solide et la qualité d’impression est bonne. 

En conclusion, malgré trop de personnages présentés d’un coup, les tomes 1 et 2 de Les 7 Ninjas d’Efu nous livrent un récit où samouraï, ninjas, et autres hommes sans scrupules se livrent une bataille faite d’avidité pour le pouvoir et de vengeance. L’ambiance est violente et sombre, avec un contexte historique intéressant. Quelques maladresses de narration ainsi que quelque actes un peu inutiles nous laissent légèrement perplexe, mais ne viennent pas gâcher notre plaisir de lecture. À voir comment Takayuki YAMAGACHI continuera de nous conter ce curieux récit. 

15 sur 20

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2 réflexions sur “Critique manga #265 – Les 7 Ninjas d’Efu tome 1 et 2

  1. Il y a l’air d’avoir du potentiel, mais je suis encore un peu sur la réserve.
    J’ai peur d’un titre où on nous donne de la violence, du sang et des cris juste pour faire plaisir aux lecteurs et non pour le bénéfice de l’histoire.
    Il va falloir que je feuillette pour voir ^^

    Aimé par 1 personne

    • Je te comprends pour la violence gratuite. Ici, j’attends de voir le tome 3 pour me faire une réelle idée sur ce point, j’en parlerai à ce moment pour le coup. après faut savoir qu’à cette époque ils n’enfilaient pas des perles hein mdr

      Aimé par 1 personne

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