Critique comics #039 – The Wicked + The Divine tome 1 : Faust départ

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Lancé en 2014 et achevé en 2018, The Wicked + The Divine réussit très vite à conquérir le cœur des lecteurs de comics mais pas que. Inspirés par leurs précédents travaux, Kieron Gillen et Jamie McKelvie ont réussi à proposer un récit regroupant des ingrédients rendant la lecture addictive et imprévisible. Mythologie, art, musique et bien plus, WikDiv est certainement l’une des séries indé les plus marquantes des 10 dernières années. 
Disponible aux éditions Glenat Comics ou sur Amazon au prix de 10 € | LIRE UN EXTRAIT ICI

Cette chronique a été publié en 2016 sur MDCU (faisant partie de la rédac’) mais modifié ici pour le blog


Le scénariste Kieron Gillen et l’artiste Jamie McKelvie qu’on avait pu admirer sur le titre Young Avengers chez Marvel, sont revenus en 2014 pour offrir aux lecteurs de Image Comics un comics atypique et moderne : The Wicked + The Divine (terminée en 2018). Ce récit aborde les sujets de l’art, de la célébrité et de la mythologie, tout en gardant le charme de ce qui avait fait le succès de leur précédente collaboration. Ce premier volume rassemble les 5 premiers numéros, et porte le nom de  »Faust Départ ». L’histoire met en scène douze Dieux qui tous les 90 ans se réincarnent et reviennent sur Terre, où ils vivent la grande vie non-stop. Et après deux ans sous les feux des projecteurs ils disparaissent pour ne revenir que 90 ans plus tard, répétant ainsi ce mystérieux cycle en boucle.

Après un prélude de cinq pages durant le 31 décembre 1932, nous rentrons tout de suite dans le vif du sujet. Le présent prend alors le relais, en 2014. La protagoniste servant au lecteur de guide répond au nom de Laura vivant dans le sud de Londres, au Royaume-Uni. C’est durant un concert qu’elle va avoir l’honneur de rencontrer les stars Baal, sorte de groupe regroupant Kanye WestAmarterasu qui rappelle Florence Welch du groupe Florence and the Machine, jusqu’à Luci qui a un style très proche de celui de David Bowie ou d’Annie Lennox.

Suite à la tentative de meurtre sur l’un d’eux, ils vont devoir mener l’enquête pour trouver celui ou celle qui souhaite les voir morts. Si on ne devait retenir que deux personnages parmi la galerie, ce seraient Luci et Laura, qui sont ceux qui dégagent le plus de charisme et rassemble l’audience. La première par son charme (non sérieux admirez son visage de badass), son côté rock’n’roll et son fort caractère. Et Laura, car elle est comme le reflet contraire de Luci, tout en ayant beaucoup de points communs avec la blonde rebelle. Même si au fil de l’histoire de minimes faiblesses se font sentir, on ne peut que passer outre tellement on veut savoir ce qui se trame. Les personnages sont attachants, drôles et sérieux dès que l’intrigue le veut. Certains moments de l’histoire nous surprennent, surtout la fin qui en a fait crier plus d’un sur le web après sa parution en VO. Cela montre que les auteurs n’ont pas froid aux yeux, quitte à diviser les fans. 

Cette œuvre pourrait n’être qu’un comics de plus parmi tant d’autres mais ce n’est absolument pas le cas. Ce projet est fait pour ceux qui voudraient lire quelque chose de différent de tout ce qui se fait en ce moment, avec l’attrait des super-héros omniprésent dans les comics, à la télé et au cinéma. Avec ce récit, Kieron Gillen place ses connaissances en matière de musique, d’art et de mythologie comme les grands piliers du récit. L’auteur montre qu’il sait de quoi il parle, et nous offre une plongée facile dans cet univers. On notera  aussi la volonté de montrer des personnages issus de cultures et de milieu sociaux différents, sans que cela ne nous soit imposé.

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Pour mettre son monde en lumières, Gillen peut compter sur Jamie McKelvie qui réalise un travail graphique d’une justesse incroyable. Chaque trait met en avant l’esthétique précise et hypnotique de chaque planche. La sublime colorisation de Matthew Wilson est comme la cerise sur le gâteau. Un graphisme unique, superbe et durement travaillé malgré une certaine simplicité au premier coup d’œil. Les éditions Glénat propose ce tome 1 dans sa version collector, plus d’infos ici.

En conclusion, WicDiv (c’est le diminutif officiel) est une véritable surprise, et trouve parfaitement sa place parmi les titres que l’éditeur Image Comics et Glénat Comics savent si bien nous présenter. Le cliffhanger de fin nous laisse pantois d’admiration et peut littéralement nous faire hurler. Un coup de cœur dans les règles de l’art !

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