Critique comics #040 – Spider-Gwen tome 1

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Héroïne moderne, qui parle aux jeunes et qui arrive à divertir aussi bien ce lectorat que les plus anciens. Spider-Gwen en est un bel exemple. Sur cette Terre parallèle, ce n’est pas Peter qui a été mordu par une araignée radioactive,  mais bien Gwen Stacy. Une nouvelle vie pour celle qui promet de devenir un de vos personnages favoris.
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Mais qui est Spider-Gwen ? Pas besoin d’être une lumière pour le deviner, il s’agit bien de Gwen Stacy. Mais, elle n’est pas censée être morte ?, est certainement ce que vous vous dîtes. Eh bien, oui, elle est morte. Mais ça, c’est sur la Terre-1, Terre principale où Gwen a été tuée par le Bouffon Vert sous les yeux de Peter Parker alias Spider-Man. Sur la Terre de cet univers (Terre-65), c’est Gwen qui a été mordue par l’araignée radioactive, c’est Peter qui est mort et c’est la belle blonde qui prend l’identité de Spider-Woman pour défendre la veuve et l’orphelin.

Le personnage de Spider-Gwen est apparu pour la première fois durant l’event Spider-Verse (Edge of Spider-Verse #2), et est out de suite devenu populaire auprès des lecteurs. Marvel ne pouvait donc faire autrement que de lancer une série à son nom qui débuta en VO en février 2015. Après les événements de Spider-Verse, Gwen revient combattre le Vautour, affronter son père : le capitaine George Stacy (oui, il est aussi en vie ici), qui sait que c’est sa fille qui se cache sous le masque de la super-héroïne, et enfin tenter de faire la paix avec ses amies de son groupe de musique : Les Mary Janes.

Le scénario de Jason LaTour (Southern Bastards, Wolverine & The X-Men) présente une Gwen différente de celle que les lecteurs ont rencontré en 1965. À cette époque c’était la scientifique aussi douée que Peter mais également sa petite amie. Dans cette nouvelle itération, Gwen est certes toujours belle et brillante, mais elle est avant tout une adolescente qui vit avec son temps. Elle est batteuse dans un groupe de rock, a des problèmes de communication avec son père, et elle a un costume moderne qui fait écho à celui de Jessica Drew/Spider-Woman [mon dossier sur le personnage ici] sur la Terre principale et à l’actuelle Batgirl chez DC Comics. Ce qui saute aux yeux, c’est le fait que Gwen est remplie de remords face à la mort de Peter. Ils n’étaient pas en couple, mais on peut sentir que la blonde tenait néanmoins à lui. Ce qui fait forcément écho à la mort d’oncle Ben sur la Terre-616. Dans ses aventures précédentes, la presse écrite et l’opinion publique la nommaient responsable de la mort du jeune Parker, et la police (dont son père) était à ses trousses.

Dans les cinq chapitres de ce premier tome, Gwen doit faire face à son destin, qui prend la forme du Vautour, ennemi très connu de l’univers du Tisseur, mais aussi à May Parker. Oui, elle est toujours aussi vivante que jamais. Gwen brille par le fait qu’elle possède sa propre personnalité, son identité, et n’est pas une pâle copie du Peter de la Terre-616 dans une version féminine. D’ailleurs on ne peut pas réellement les comparer tant ils sont différents au niveau de la personnalité et du comportement. Les dialogues sont modernes, frais, et ne tombent pas dans les clichés que l’on a pu lire dans d’autres séries portées par une héroïne adolescente (Batgirl de Brendan Fletcher, je te regarde). Outre le Vautour, on prend un plaisir non dissimulé à découvrir Frank Castle toujours policier qui va mener la vie dure à la jeune super-héroïne, un Matt Murdock différent ici aussi, mais également Felicia Hardy alias Black Cat. Ne vous attendez pas à un costume en cuir pour cette dernière, ni à la voir cambrioler des musées, car ici Felicia préfère exceller en chant ! Jason LaTour s’est fait plaisir et arrive à nous faire plaisir également. 

 

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Le dessin de Robbi Rodriguez (The Astonishing Spider-Man) est efficace et colle parfaitement à l’atmosphère du titre, le rendant même encore plus frais aux yeux du lecteur – surtout s’il est novice. La colorisation de Ricco Renzi (The Ubeatable Squirrel Girl) est vive, et les traits rappellent parfois celui des graffitis, épousant ainsi parfaitement le personnage de Gwen : rebelle sans tomber dans le cliché « emo ». Les formes des personnages féminins, comme Les Mary Janes, sont réalistes pour des adolescentes. Nul besoin de les rendre aguicheuses, sexy à outrance et avec une taille mannequin, et c’est une excellente chose ! L’action est bien retranscrite avec un côté très artistique et moderne dans son exécution.

En conclusion, ce premier tome de Spider-Gwen se démarque par son envie d’emprunter un chemin différent de son titre  »jumeau » Spider-Man, même si des similarités existent bel et bien. Jason LaTour s’amuse dans sa cour de récréation et tente de nous en faire profiter. Toutefois, il n’oublie pas de poser les bagages émotionnels de Gwen pour les traiter au fur et à mesure, tout en développant le concept du super-héros à en devenir. Gageons que Spider-Gwen continue de prendre son envol pour mieux tisser sa toile dans nos cœurs.

17/20

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Une réflexion sur “Critique comics #040 – Spider-Gwen tome 1

  1. J’avais bien aimé aussi, perso j’ai un coup de cœur pour ce personnage déjà parce que je préfère largement Gwen à MJ de manière générale. Ça me fait penser que je dois lire la suite o/

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