Critique manga #277 – Demon Slayer tome 1 et 2

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Demon Slayer, Les Rôdeurs de la Nuit, ou encore Kimetsu no Yaiba sont l’un des nombreux noms de ce manga. Si le second sur les trois n’est plus d’actualité, il est important de retenir qu’il représentait assez bien ce Shonen pure jus mais très surprenant et novateur. Une lecture d’un manga devenu un véritable hit au Japon et partout dans le monde où il a été publié, mais aussi avec une adaptation en anime, une pièce de théâtre qui arrive, et bien plus… Demon Slayer ne laisse personne indifférent… et vous ?

 

Disponible aux éditions PANINI MANGA ou sur Amazon au prix de 6.99€ | LIRE UN EXTRAIT ICI | BANDE ANNONCE DE L’ANIME | DISPONIBLE SUR WAKANIM

pressep

Merci à Sophie pour cette lecture !


Demon Slayer est un manga qui aura fait pas mal de bruit dans la sphère des amateurs de manga et d’animation japonaise. Au Japon, ce titre écrit et dessiné par Koyoharu GOTOUGE – dont c’est le premier manga – a débuté sa publication dans le célèbre magazine Shonen Jump en 2016 (toujours en cours avec 17 tomes).  Son édition francophone n’a pas été lancée en 2019 mais en 2017 sous le titre de Les Rôdeurs de la Nuit (que personnellement j’adorais), mais suite à quelques problèmes (je ne vais pas m’étendre dessus) émanant de l’éditeur Panini Manga ne connut que 3 tomes. Reconnaissant qu’ils s’étaient un peu plantés, et avec l’arrivée de l’anime sur Wakanim – et faisant un carton partout dans le monde – l’éditeur français se reprit en main et reproposa le titre sous son nom international, Demon Slayer aka Kimetsu no Yaiba.

Le récit se passe au XXème siècle, au Japon, où le jeune marchand de charbon Tanjiro aide sa famille à vivre le plus correctement possible grâce à son travail. Après que la météo difficile l’est empêché de rentrer chez lui retrouver ses frères et sœurs et sa mère, Tanjiro se retrouve face à une scène qu’il n’aurait jamais imaginé. Les corps sans vie de sa famille gisant sur le sol, massacrés par un démon mi-humain mi-monstre qui hante les villages chaque nuit. Pensant être orphelin, il a la surprise de découvrir que sa soeur, Nezuko, est encore en vie… mais qu’elle est en train de se transformer en l’un de ces démons. Mais curieusement, elle ne cherche pas à le dévorer ou le tuer. Il va alors partir avec elle pour tenter de découvrir un remède pour la soigner, et pour cela il va devoir devenir un pourfendeur de démons.

En abordant cette lecture, on s’attend à ce que Demon Slayer soit un énième Shonen ayant le même mécanisme qu’un Naruto, One Piece et autres copains. Mais en réalité, si les gros thèmes du genre sont présents, la mangaka arrive à retourner certains codes et donner une approche novatrice en un sens. Par exemple, un Shonen classique voit l’entraînement du jeune héros s’étaler sur plusieurs tomes, rendant le tout souvent répétitif. Mais ici, GOTOUGE réduit considérablement cette étape à deux chapitres grand maximum. Le plus surprenant c’est que cela se tient parfaitement, gardant ainsi le lecteur investit dans le récit sans que l’ennui ne s’installe. Cette manière de fonctionner s’applique également à d’autres points, rendant le tout très rafraîchissant. Le personnage de Tanjiro est intéressant à découvrir, tout comme le lien avec sa sœur également puisqu’elle semble consciente de ce que cherche à faire son frère. Surprenant, et on se demande comment elle n’a pas encore succombé à sa nouvelle condition de démon.

L’introduction du tome 1 est mêlée à de l’action bien sentie et pleine de dynamisme. Dans le tome 2 notre jeune héros poursuit sa quête et son apprentissage sur le terrain où les combats nous offrent de belles planches. Si tout semble facile pour Tanjiro en réalité il n’en est rien puisqu’il va se confronter à des adversaires pas anodins, mais aussi à la rencontre avec des personnages secondaires qui vont doucement prendre de l’importance. La mangaka ne s’attarde pas sur les points inutiles qui rendraient la lecture pénible, et se concentre uniquement sur ce qui amène de l’énergie, et ça fonctionne ! Attention, le récit n’est pas pour autant bâclé, bien au contraire. L’univers présente des bases solides, séduisantes, et porté par des personnages forts et intéressants. Une certaine philosophie de vie rend l’ensemble plus profond et plus sombre. Un très bon point.  

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Le dessin de Koyoharu GOTOUGE est particulier puisqu’il a une touche assez décalée des mangas de maintenant. C’est classique presque old school, et cela est dit sans être péjoratif. Comme toujours cela dépendra des goûts de chacun en matière de style, mais de mon côté le cocktail a très bien pris L’action est dessinée avec une certaine densité tout en restant lisible. Le trait est fin et sobre, parfois, tout en étant plus confit sur des détails dans le décor ou sur les personnages. Le design des personnages qu’ils soient humains ou non sont particulièrement efficaces, mais encore une fois cela sera à chacun d’en juger. Les expressions des personnages sont très communicatifs, on en demande pas plus. L’édition de Panini Manga est bonne, avec une traduction légèrement revisitée par Arnaud Takahashi. Mais que les détenteurs de la première édition de 2017 se rassurent, il n’y pas de différence majeure avec celle-ci.

En conclusion, les tomes 1 et 2 de Demon Slayer permettent une excellente introduction à ce récit regroupant toutes les qualités d’un Shonen, tout en réinventant pas mal de choses. D’ailleurs cette lecture n’est pas passé loin d’un coup de coeur ! C’est dynamique, vivifiant, une mythologie qui sera certainement de plus en plus riche, visuellement efficace, et des personnages vraiment attachants et surprenants. Un manga qui promet de très très belles choses… à suivre !

17/20

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3 réflexions sur “Critique manga #277 – Demon Slayer tome 1 et 2

  1. Tout en priant que Panini Manga ne se foire pas, je pense que cette série à un potentiel monstre. Personnellement j’ai regardé les animes avant de faire le pas et d’acheter également les mangas. Un véritable coup de coeur et comme tu dis au dessus, c’est un shônen mais qui réinvente les codes. Et ça, qu’est-ce que ça fait du bien réellement.

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  2. Le côté classique, mais novateur est tentant ! Je pense, à l’occasion, tenter l’aventure même si je serais surtout tentée par voir ce que cela donne en pièce de théâtre. Je ne savais même pas qu’on en faisait à partir de mangas.

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