Critique manga #284 – Frère à louer tome 1, A Fantasy Lazy Life tome 3

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Voici un #MardiConseil placé sous le signe des émotions et relations humaines complexes d’un côté, et complémentaires dans l’autre. Frère à louer commence fort pour nous raconter l’histoire très touchante d’une petite fille rejetée par son frère, le seul membre de sa famille restant, et qui décide de louer un remplaçant et combler ce vide qu’elle ressent. Un récit qui dégage beaucoup d’émotions. Puis, on retrouve le royaume d’un autre monde avec Zenchirô et la reine Aura prêt à former un couple princier aimant, fort et stable. Deux lectures que je recommande. 

delton

Merci à Solène et Mélanie pour ces lectures et la confiance


Manga - Manhwa - Frère à louer Vol.1Disponible aux éditions Delcourt-Tonkam dans la collection Seinen ou sur Amazon au prix de 7.99€ | LIRE UN EXTRAIT ICI

À l’origine Frère à louer (Rental Onii-chan) est une série que la mangaka Hako ICHIIRO a d’abord publié sur son compte Pixiv, une communauté japonaise pour les artistes. Face au succès auprès des lecteurs, celle qui n’était connue que pour son travail d’illustratrice du light novel Hakata Tankotsu Ramens, fut repérée par Square Enix. Actuellement le titre compte trois tomes en cours de parution au Japon, avec le tome 1 qui vient de paraître aux éditions Delcourt-Tonkam dans la collection Seinen. Kanami Tachibana est une petite fille habitant seule avec son grand frère qui depuis la mort de leurs parents, s’isole et la traite de manière abjecte. Grâce à l’argent de l’héritage, la petite fille va louer les services d’un grand frère de substitution. Dans les premières pages, nous découvrons une petite fille se baladant en ville avec son frère qui la couvre de cadeaux et sucreries. Retentit alors une sonnerie signifiant que le temps imparti à cette sortie à deux est terminée. En effet, celui qui tient le rôle de faux frère est Makoto Asahi. Nous ne connaissons pas grand chose sur lui pour le moment, mais il montre tous les signes de quelqu’un qui a un vécu proche de celui de la petite fille. Avec cette entrée en matière, la mangaka annonce très vite la couleur. La lecture s’avère pleine de sentiments passant de la tristesse à la joie, souvent cette dernière étant de courte durée. La relation entre ce faux frère et la Kanami est touchante mais on ne peut s’empêcher de se dire que le jeune homme profite du malheur de Kanami pour gagner de l’argent facilement. Un doute qui subsiste tout du long jusqu’au dernier chapitre. La mangaka ne précipite pas les échanges entre eux, misant énormément sur les émotions et les monologues intérieurs de la petite fille. C’est une relation que l’on prend plaisir à suivre, malgré l’apparente distance de Asahi. Depuis la mort de leurs parents, Kazutaka – le vrai frère – n’a pas mis le nez dehors. Vide de l’intérieur il ne cesse de maltraiter sa sœur dès qu’elle essaye d’attirer son attention ou communiquer avec lui. C’est difficile de voir ces passages, car Kanami ne cesse de vouloir être à la hauteur de son frère qui lui manque terriblement. Il est triste de voir cette enfant souffrir de l’absence de son frère malgré le fait qu’il soit physiquement présent. C’est un peu comme si elle l’avait également perdu lors de la mort de ses parents.

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© 2017 Ichiiro Hako, Square Enix

Toutefois, Kanami espère encore que les choses redeviennent comme avant et ne baisse jamais les bras face à l’amour qu’elle ressent pour son frère. Ce premier tome pose son lot de questions. Par exemple, pourquoi Kazutaka a-t-il changé passant d’un extrême à l’autre après la disparition des parents ? Certains petits indices nous laissent avoir des hypothèses mais rien de concret. La mangaka nous dévoile beaucoup d’introspection ce qui rend la lecture plus touchante, plus immersive. On est facilement happé par l’ensemble, et surtout très curieux de voir comment va évoluer l’histoire. Niveau graphique, la mangaka possède un trait doux rendant le tout très agréable. Le design des personnages est maîtrisé, avec la particularité de rendre la petite Kanami très expressive. Ses émotions exprimées ou non sont réalistes et très touchantes. Le décor et la trame sont absents mais cela ne dérange pas puisque l’on se concentre beaucoup sur le côté émotionnel et psychologique de l’histoire. En conclusion, Hako ICHIIRO offre un début de qualité à cette série portée par une petite fille très touchante et adorable évoluant dans un contexte familial difficile mais réaliste en bien des aspects, malheureusement. Frère à louer promet une suite intéressante, très sensible et cruelle à la fois. À suivre !

 

Disponible aux éditions Delcourt-Tonkam dans la collection Young ou sur Amazon au prix de 7.99€ | LIRE UN EXTRAIT DU TOME 1 | LIRE MON AVIS SUR LE TOME 1 ET 2 ICI

Il y a quelques mois déjà, je vous parlais des tomes 1 et 2 [mon avis ici] de A Fantasy Lazy Life, un Seinen aux accents harem manga mais pas totalement. En lisant les premiers tome, on est vite surpris par la tournure très géopolitique que prend l’histoire. Mais est-ce que cela allait durer et toujours rester aussi intéressant ? Eh bien, oui ! Le tome 3 de la série Tsunehiko WATANABE s’avère très prenant durant la lecture. Zenshirô occupe depuis quelque temps le poste de roi-consort de Capa, un royaume d’un autre monde en ayant accepté d’épouser la reine Aura. Chevelure flamboyante et corps de rêve, la jeune femme ne se résume pas à son physique. Elle est intelligente, attentive, douce et forte à la fois. C’est une femme qui a du caractère et qui ne s’en cache pas. À côté d’elle, Zenshirô est un homme aimant, attentif également et qui est prêt à aider son épouse du mieux qu’il peut. C’est ainsi qu’il se retrouve à devoir suivre le protocole. Cérémonies officielles, banquets, rencontres avec les dirigeants des autres royaumes, et apprentissage de la magie pour développer son pouvoir. Mais comme on le sait les hauts gradés des autres royaumes, amis ou ennemis, ne sont pas toujours très attentionnés ce qui peut créer des conflits là où il n’ont pas lieu d’être. Qu’ils soient séparés ou ensemble, ces deux personnages sont écrits avec beaucoup d’attention et de réalisme. Zenchirô apporte sa vision d’homme du futur et son habileté en comptabilité, tandis que Aura gère la politique intérieure et extérieure. Leur relation évolue d’une manière vraiment sincère et on ne doute nullement de l’amour et le respect qu’ils éprouvent l’un envers l’autre. Un point qui fait vraiment plaisir à voir. WATANABE passe autant de temps à nous narrer le quotidien de l’un et de l’autre, les plaçant sur un pied d’égaliter parfait. Le dessin de Neko HINOTSUKI respecte le charadesign de Jyuu AYAKURA, et offre un trait classique mais rafraîchissant. En conclusion, A Fantasy Lazy Life continue d’être une très belle surprise qui nous fait passer un bon moment de lecture. C’est du tranche de vie dans un royaume mené par la main habile et forte d’Aura, une reine et épouse qui n’a rien à envier aux puissances étrangères. Un univers, des personnages, un couple qu’il me tarde de retrouver.

17/20

Une réflexion sur “Critique manga #284 – Frère à louer tome 1, A Fantasy Lazy Life tome 3

  1. Je craignais vraiment Frère à louer de la part le titre et le concept et finalement j’ai été surprise et j’ai adoré ce titre ! Les héros sont juste trop touchants. On a vraiment envie de leur tendre la main, de les réconforter et de les aider.

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