Critique manga #286 – Gamaran, Le Tournoi ultime tome 1 et 2

Copie de titre manga (3)

Au Japon de l’ère Édo, les adeptes du sabre reprennent du service avec le lancement d’un nouveau tournoi pour déterminer qui est le plus doué, dangereux, et le meilleur de tous. Une série spin-off faisant office de suite à Gamaran, mais que j’ai découvert sans avoir lu cette dernière. Compréhensible ? Bon ? Je vous propose de le découvrir ci-dessous.

 

Disponible aux éditions KANA dans la collection Shonen ou sur Amazon au prix de 6.85€ | Également disponible au format numérique sur izneo | LIRE UN EXTRAIT DU TOME 1

kanadargaudsuisse

Merci à Stéphanie et Anne-Catherine


Gamanra – Le Tournoi ultime et la suite de Gamaran, un shonen écrit et dessiné par Yosûke NAKAMARU prépublié dans le Weekly Shonen Magazine de Kodansha entre 2009 et 2013. Le manga connut son édition française à partir de 2012 avec 22 tomes aux éditions Kana. L’histoire se déroulait à la fin de l’ère Edo, où le seigneur de la région de Unabara décide d’organiser une compétition d’arts martiaux pour déterminer qui est le plus fort. Celui de ses 31 fils qui lui ramènera le plus expert en arts martiaux sera son successeur. Parmi eux se trouve le 27ème, Naoyoshi Washizu, qui part à la recherche d’un des plus grands adeptes d’arts martiaux pour prouver à son père qu’il ne vaut pas moins que ses frères.

Le tournoi ultime se passe 2 ans après la fin de la compétition d’Unabara qui a vu de nombreux samouraïs périrent, mais qui a aussi donné lieu à la naissance de véritables légendes comme Iori Sengoku. Ce dernier appartient au clan Ogame, et a atteint un statut qui n’inspire que le respect et l’admiration de tous. Un jour, Iori reçoit une demande de la part de son ancien compagnon d’armes, Ichinose, de le rejoindre au dojo qu’il dirige. Pour s’assurer que tout se passe bien, Ichinose demande à sa sœur, Ran, d’escorter celui que l’on nomme le “guerrier sans égal”. Fascinée par le personnage, Ran, ne souhaite qu’une chose le surpasser en arts martiaux et devenir elle aussi une guerrière à part entière. Et les choses pourraient bien être précipitées lors de l’invitation pour un nouveau tournoi organisé par le shogunat afin de désigner le meilleur guerrier du pays. Iori, Ran, et Zenmaru se lancent dans l’aventure et doivent mettre la main sur les lettres reçues par les autres candidats pour valider leur participation.

Alors, en ce qui concerne Gamaran je ne connais la série que de nom et de réputation. Pourtant, cela ne m’a pas empêché de vouloir me lancer dans cette suite. Curieuse, j’avais tout de même peur de ne pas comprendre les événements. Mais au final, je n’ai pas eu de problème pour saisir le contexte et découvrir les personnages. Certainement que concernant Ichinose et Iori je loupe des infos sur les choses qu’ils ont vécu dans la série principale, mais cela n’est pas dérangeant. Iori est plutôt froid et paraît presque intouchable de par son titre mais aussi de par la distance qu’il met avec ceux qui l’entourent. Que cela soit intentionnel ou non, c’est une approche psychologique intéressante. À ses côtés nous avons Ran, une jeune femme forte et prête à prouver qu’elle ne démérite pas face à un homme. Elle est jugée et moquée, mais elle ne laisse pas tomber. Un personnage qui retient rapidement l’attention à la lecture, et que l’on prend plaisir à découvrir et suivre dans ces deux premiers tomes. Le scénario est basique et ne demande pas une grande gymnastique cérébrale. C’est facile d’accès si l’on n’est pas trop regardant au fait que l’on ne connaît rien de la première série. Les autres combattants apportent pas mal d’action, et l’ambiance arts martiaux période Edo fonctionne vraiment très bien.

Le tome 2 débute avec Iori qui affronte un sabreur ambitieux qui tente de se faire un nom dans le milieu, et dont le parcours est déjà pas mal. Le rythme est soutenu sans être trop dans l’action à chaque instant. Le traitement des scènes de combat est bon, et fonctionne aussi bien au dessin qu’à l’écrit. Un petit rebondissement arrive en milieu de tome, avec Iori qui apprend que les 100 guerriers qui participent au tournoi sont classés selon leur dangerosité. Et au plus grand étonnement de héros et du lecteur, Iori n’est pas en tête du classement… il échoue juste au pied du podium! De quoi nous laisser entrevoir des scènes d’affrontements encore plus intenses avec de farouches guerriers. Ran tient également une bonne place dans le tome, et on espère que cela va continuer.

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Le dessin bénéficie du trait vif de NAKAMARU qui rend réellement justice aux scènes de combat. On sent la puissance de chaque personnage, l’aura qu’ils dégagent et le design est bon. Le tout est rythmé tout en nous laissant savourer certains moments de quiétude bien mérité. L’édition de Kana est classique et de bonne facture.

En conclusion, les tomes 1 et 2 de Gamaran – Le Tournoi ultime se sont avérés être une lecture plaisante et vraiment divertissante. Malgré le fait que je n’ai pas lu Gamaran, la série mère, j’ai réussi à comprendre les enjeux même si je loupe des clins d’oeil avec les personnages. Dans tous les cas, c’est une série qui mérite qu’on s’y attarde rien que pour l’ambiance et le personnage féminin de Ran qui, si bien exploitée, pourrait vite nous surprendre !15 sur 20

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