Critique comics #049 – Birds of Prey: Harley Quinn

titre comics (1)

Il n’y a pas que les hommes qui peuvent mettre la raclée aux gentils et/ou aux méchants. Non, les demoiselles peuvent aussi se retrousser les manches, cogner là où ça fait mal et garder une classe folle. Harley Quinn est un personnage qui continue de marquer les générations, malgré parfois le sexisme qui peut entourer la dame. Mais ne vous y trompez pas, Harley est avant tout une femme de pouvoir, déjantée, drôle et hyper attachante, qui à travers les différents médias sur écran trouve sa place et donne enfin justice à qui elle est. Ce récit complet proposé par Urban Comics en est la preuve.

 

Disponible aux éditions URBAN COMICS dans la collection DC Deluxe ou sur Amazon au prix de 19 € | LIRE UN EXTRAIT ICI

Merci à Anne-Catherine pour cette lecture


Avec le film Birds of Prey (et la fantabuleuse histoire de Harley Quinn) actuellement sur les écrans, il aurait été idiot de ne pas proposer des récits autour des personnages ou de la franchise. Pour ceux qui seraient un peu perdus, sachez qu’il existe la série en trois tomes Birds of Prey signée aux éditions Urban Comics dans la collection DC Rebirth, dont l’équipe se compose de Batgirl, Huntress et Black Canary. Et Harley Quinn ? Eh bien, à l’origine les Birds of Prey est une équipe créée par Chuck Dixon et Jordan B. Gorfinkel, en 1996. Depuis, l’équipe à évoluer et le succès du personnage de Harley n’est plus à démontrer, alors il est logique de la voir prendre la tête de ce trio accompagné de Huntress et Black Canary.

Pour commencer, il est important de noter que ce tome est un récit complet qui, oui possède une suite, mais peut-être lu indépendamment du reste de la série publiée entre 2013 et 2016, pour un total de 31 numéros. Ce premier tome appartenant aux New 52 a déjà bénéficié d’une publication précédente chez l’éditeur francophone. Écrit par Amanda Conner et Jimmy Palmiotti, ce volume contient les numéros 0 à 8 de la version VO, ainsi que le Secret Origins #4. Le personnage d’Harley Quinn de son vrai nom Harleen Frances Quinzel, a été créée par Paul Dini et Bruce Timm exclusivement pour la série animée Batman de 1992. Avant de tomber folle amoureuse du Joker, Harleen était une simple médecin psychiatre exerçant à l’asile d’Arkham. La suite, on la connaît. Mais ce que les créateurs n’avaient pas prévu a été le fait que le personnage rencontra immédiatement une grande popularité poussant DC Comics à l’inclure dans la continuité des comics. que le personnage devienne aussi vite populaire parmi les fans, et qu’elle continue d’apparaître dans les comics DC. 

Birds of Prey (et la fabuleuse histoire de Harley Quinn) est réalisé par Cathy Yan (Down River) sur un scénario de Christina Hodson (Bumblebee)

 

On commence par le numéro #0 qui casse très vite le troisième mur comme Deadpool chez l’éditeur voisin, et s’adresse directement au lecteur. On est dans la tête d’Harley et comme on pouvait s’y attendre, c’est loufoque à souhait. Ici, Harley entretient une conversation avec ses scénaristes Conner et Palmiotti. Afin de la représenter au mieux physiquement et en couleurs, elle se fait croquer par un grand nombre de dessinateur, jusqu’à ce qu’elle trouve le candidat idéal. Moment très sympathique et rarissime, puisque l’on retrouve page après page, les artistes Amanda ConnerBecky CloonanTony S. DanielStéphane RouxDan PanosianWalter Simonson, Jim LeeBruce TimmCharlie AdlardAdam HughesArt BalthazarTrad MooreDave JohnsonJeremy Roberts, Sam KiethDarwyn Cook et l’heureux élu Chad Hardin.

Ce numéro 0 offre une introduction à l’univers d’Harley et son humour, comme un pot-pourri fun au concept qui va très bien avec le personnage. Les choses sérieuses débutent enfin avec le numéro 1. Découvrant qu’elle a hérité d’un immeuble à Conney Island, Harley décide d’y emménager et ainsi démarrer une nouvelle vie, celle d’une femme libre. Pour sauver l’immeuble, elle se lance à la recherche d’un emploi ce qui la conduit d’entretien en entretien, dont l’un en tant que psychiatre et l’autre pour rejoindre une équipe de roller derby ! Pour l’aider elle peut compter sur son amie Poison Ivy qui va jouer les décoratrices d’intérieur. Mais quand notre amie clownesque découvre qu’un contrat a été mis sur elle, les choses vont vites dégénérer…

Ce titre a pour signe distinctif d’être une lecture amusante, rafraîchissante avec zéro prise de tête. Un  débutant peut totalement se lancer dans cette série sans rien connaître – ou presque – du personnage. C’est sans pour autant faire dans la simplicité que les scénaristes arrivent à rendre ce personnage bien plus complexe et profond que l’on ne pourrait le croire. Charmante, bourrée d’humour, femme de pouvoir, un caractère bien trempé, et même un brin joyeux d’innocence, Harleen devient vite cette intrépide qui vit sa vie de la meilleure façon possible tout en prenant soin de ceux qui l’entourent, et qui le méritent, bien entendu. Ses liens avec les personnages gravitant autour d’elle sont réellement sincères, et on sent que quand Harley apprécie quelqu’un elle ne joue pas la comédie. Sa relation avec Poison Ivy est à surveiller de près pour ceux qui seraient curieux de lire le reste de la série… On finit sur Secret Origins #4, qui sont les origines un peu changeantes du personnage, mais qui collent à ce que proposent les auteurs sur le reste de l’histoire.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Niveau graphique, Chard Hardin possède un bon trait qui arrive à représenter Harley d’une façon très vivante, ainsi que son univers où rien n’est laissé au hasard. Chaque case regorge d’une énergie propre que l’on ne retrouve pas forcément dans d’autres titres sur d’autres héros DC. Hardin arrive à lui donner un côté enfantin, puis la seconde suivante un regard de psychopathe. Les principales couleurs utilisées sont le bleu nuit, le rouge et tous ses dérivés. L’ensemble est cohérent avec un découpage classique mais dynamique. Le seul petit reproche que l’on pourrait faire après la lecture de ce tome, est de savoir si la suite imaginée par Conner et Palmiotti peu monter d’un cran et offrir un peu plus de sérieux. Alors pas question que l’on tombe dans le côté sombre comme Batman qui rumine dans sa batcave, mais un petit plus tout de même. Un premier arc qui laisse le choix au lecteur de continuer l’aventure ou pas, mais que je vous conseille tout de même de zieuter. Cette nouvelle édition arbore les couleurs et la version graphique de Harley sur grand écran, c’est-à-dire Margot Robbie, et qu’est-ce qu’elle claque cette couverture !

En conclusion, ce tome unique est une très bonne porte d’entrée dans l’univers dingue et complexe de Harley Quinn, où le personnage brille aussi bien par son humanité, son humour et son côté très décalé. Il est presque impossible de ne pas apprécier ce personnage et sa manière de voir le monde. Ni vilaine, ni parfaite, Harley se distingue par le fait qu’elle est tout simplement comme tout le monde malgré ses origines dramatiques. Une lecture qui vous mettra de bonne humeur à savourer avant ou après le film, sans hésitation !

infos comics (1)

5 réflexions sur “Critique comics #049 – Birds of Prey: Harley Quinn

  1. Bonjour,
    très chouette chronique !

    J’avais une question : En fait ce récit complet intitulé : « Bird of Prey – Harley Quinn  » est identique au T1 de « Harley Quinn – Complètement Marteau » de la collection renaissance, c’est ça ?

    Merci d’avance,
    Euphoxine

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s