Critique comics #050 – Birds of Prey : Black Canary, Birds of Prey : Huntress

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Birds of Prey, cela vous parle ? J’espère bien que oui, parce que outre le bon film des derniers nés de DC/Warner, ce sont surtout des personnages féminins intéressants et hypers bad ass que l’on découvre. Après avoir parlé de la célèbre Harley Quinn, c’est au tour de Huntress et Black Canary de prendre place sous le projecteur pour nous conter leur histoire, inédite en VF, s’il vous plaît !

Merci  à Anne-Catherine pour ces deux lectures


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Disponible aux éditions URBAN COMICS dans la collection DC Deluxe ou sur Amazon au prix de 15.50 € | LIRE UN EXTRAIT ICI

C’est à l’occasion du film Birds of Prey : Et la Fantabuleuse histoire de Harley Quinn au cinéma en février dernier, que les éditions Urban Comics ont décidé de proposer des récits autour de trois personnages présents dans le film. Huntress, Black Canary et bien évidemment Harley Quinn. Pour cette dernière, je vous laisse découvrir mon avis sur le récit complet écrit et dessiné par Amanda Conner et Jimmy Palmiotti déjà paru chez le même éditeur, il y a quelques années.
Pas un inédit, donc, mais celui sur Huntress et Black Canary le sont bel et bien en VF. Initialement paru en VO en 2008, Huntress : Year One se compose de 6 numéros écrits par Ivory Madison et dessinés par Cliff Richards (Buffy the Vampire Slayer), avec Jason Wright (Batgirl, Young Justice) au dessin. L’histoire est assez simple puisque c’est une réécriture des origines de Helena Bertineli, fille d’une famille de puissants mafieux de Gotham. C’est à l’âge de 8 ans que la petite fille assiste à l’assassinat de sa famille. Étant l’unique rescapée elle est envoyée pour sa protection en Sicile auprès de ses coussins, des assassins qui l’élèvent selon les mêmes codes. Helena devient rapidement une chasseuse hors-pair, évoluant à présent sous le nom de Huntress. Son but est d’éliminer les criminels de Gotham, et ainsi exercer sa propre justice, tout en mettant la main sur ceux ayant trahi sa famille. Mais cela n’est pas du goût de Batman On a ici un récit classique d’origine story dont l’ambiance sombre nous plonge dans les coulisses d’une mafia dont la poigne s’étend sur de nombreux plans. Religion, médias, force de police, politique, etc… rien n’échappe à cette organisation criminelle en puissance. 1Le récit de Ivory Madison se lit relativement vite et possède un bon rythme. Helena est une figure en opposition directe avec celle de Batman, puisqu’elle n’hésite pas à appliquer sa propre justice en éliminant les criminels sans sourciller. La vengeance est au coeur de ce récit mené par une Huntress froide et indépendante, mais pas complètement. En effet, on pourrait lui reprocher d’avoir besoin de ses deux acolytes, mais cela dépend de votre point de vue. De mon côté, cette sorte de complicité ne m’a pas dérangé. Une Huntress solitaire, oui, mais pas totalement. Elle aurait trop fait écho à Batman, et les similitudes entre les deux sont bien assez suffisantes. Côté dessin, Cliff Richards fait un super bon travail. Vu qu’il est le seul à s’en occuper nous ne sommes pas dérouté par un éventuel changement de style. C’est moderne et pourtant old school, avec un trait fin mais qui croque bien Helena et son environnement. La colorisation sombre va de pair avec l’ambiance dramatique de la ville de Gotham. En conclusion, cette mini-série complète a le mérite de présenter le personnage, permettant ainsi à ceux qui voudraient en savoir plus sur elle de se lancer sans souci. Ambiance intéressante, écriture classique mais bonne, on se laisse facilement happer par l’histoire.15 sur 20

 

birds-of-prey-8211-black-canaryDisponible aux éditions URBAN COMICS dans la collection DC Deluxe ou sur Amazon au prix de 22.50€ | LIRE UN EXTRAIT ICI

Si dans le film des studios Warner Bros., Black Canary est incarnée par l’actrice de couleur, Jurnee Smollett-Bell, dans le comics ce n’est pas le cas. En effet, à l’origine nous avons un personnage de type caucasien à la chevelure blonde. Mais au fond qu’importe, hein ? Que ce soit dans les comics ou dans le film Birds of Prey, Dinah Lance fait une très bonne Black Canary. Femme forte au passé compliqué et dont les démons la rongent encore, elle apparaît parfois plus fragile et c’est ce que l’on attend d’un tel personnage. Ce tome regroupe un récit complet de 12 numéros inédits en français, parus entre 2014 et 2015 en VO. Le récit de Brenden Fletcher (Batgirl, Gotham Academy) nous monte une Dinah Lance ayant abandonné sa carrière de vigilante pour devenir chanteuse d’un groupe de rock. Mais malgré ce changement, où qu’elle aille les ennuis et son passé finissent toujours par la rattrapper. Afin de protéger son entourage, Dinah va devoir apprendre à composer avec les problèmes tout en enseignant l’autodéfense à ses amies. La Dinah de ce récit est très similaire avec la Dinah actuelle de l’ère Rebirth que l’on retrouve avec grand plaisir dans la série Green Arrow Rebirth, également publié aux éditions Urban Comics. Fletcher présente un récit très nerveux avec un univers atypique et punk, où les super-héros à capes n’apparaissent pas. Chaque concert que le groupe Black Canary débute se termine dans la bagarre, et quand l’une de ses membres, la jeune Ditto, est enlevée c’est toute la routine du reste du groupe qui se retrouve chamboulée. Ce récit nous embarque dans le présent et le passé d’une Dinah perdue, mais forte, qui a décidé de mener une vie loin du crime. Le personnage est plus que bad ass, elle claque des têtes, botte des fesses, et on adore. Toutefois, ce serait mal jugé le scénario que de n’y voir qu’un comics d’action. 2Non, dans les thèmes abordés par Brenden Fletcher nous retrouvons la question du harcèlement, de la pression environnante, et aussi l’esprit de famille. Le groupe composé de femmes n’est pas toujours sur la même longueur d’onde mais la solidarité et la justice priment avant tout le reste. Les disputes sont donc remises à plus tard, ou réglées, pour se concentrer sur la vie de l’une des leurs. Le côté musique est présent sans trop prendre l’avantage sur le reste. Il est comme une petite musique d’ambiance toujours en fond pour nous rappeler que l’on est en terrain plutôt méconnu pour un comics DC. L’écriture est bonne mais souffre un peu trop des nombreuses idées que souhaitent traiter le scénariste. Ce n’est pas mauvais, vraiment pas, mais la cohérence manque un peu trop tant d’éléments entrent en jeu. Le dessin de Annie Wu (Public Relations) est hyper dynamique, agressif et colle parfaitement à l’ambiance rock que dégage la composition. Certains trouveront que cela manque un peu de précision sur certaines cases, notamment sur les visages, mais ce côté flirte avec le vif et le hachuré a du charme. La mise en page est recherchée, et explosive par moments. La colorisation de Lee Loughridge (Fables, Hellblazer) et Serge Lapointe (Batgirl) est vraiment réussie. Petit plus non négligeable, est que DC Comics a proposé pour la promo deux mini-album audio où l’on peut entendre le groupe chanter. À écouter gratuitement en cliquant ici. En conclusion, un récit complet de 12 numéros qui séduira ceux qui souhaitent quelque chose de différent de la part de DC Comics. Le rythme nous entraîne facilement, et malgré de (gros) moments de flottement on passe un relativement bon moment.

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