Critique #219 – Sous le même ciel de Erika Boyer

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Âme soeur, fil rouge, flammes jumelles, destinée,… appelez cela comme vous voulez et que vous y croyez ou pas, cela existe pour de nombreuses personnes. On en parle constamment dans le monde de l’art. La muse qui nous guide nous inspire, et ici dans Sous le même ciel, nous somme en présence d’un lien indéfectible et indescriptible qui réunit deux garçons depuis toujours jusqu’au point final imposé par Erika Boyer en toute dernière page. Un récit et une auteure que je vous invite à découvrir dans la suite. 
Disponible sur la boutique de Erika ou sur Amazon au prix de 15.90 €| Également disponible au format numérique

Erika Boyer une auteure française vivant dans la région de Bordeaux au milieu de ses belles forêts qu’elle affectionne tant. Elle a toujours eu l’amour des mots, et c’est à la suite d’une envie de lecture particulière qu’elle ne retrouvait pas, à cette époque, en librairie, qu’une amie lui souffla l’idée d’écrire elle ce roman. C’est ainsi que naquit son premier roman en autoédition, Pardon, abordant avec beaucoup de bon sens et de sensibilité le thème de l’inceste. Attention rien de grivois et malaisant comme je vous l’explique dans ma chronique [ici]. Année après année, Erika a suivi sa voie pour donner naissance à une multitude de personnages que l’on peut découvrir dans Le Langage des fleursLe Chant de l’Ocean [mon avis ici], Tout en nuances tome 1 (Hyacinthe) et 2 (Alexa) [mes avis ici]. Récemment est sorti ‘En chemin’ est le premier tome de la la saga Promesse tenue et aussi sa première signature en maison d’édition, Hugo Publishing dans la collection New Romance [mon avis ici]. Sous le même ciel est paru en 2017, en autoédition. Pour savoir sur quoi travaille actuellement Erika, je vous conseille de visiter le blog sur son site officiel.

Il y a quelques jours je vous parlais de mon coup de coeur pour le premier tome de Promesse tenue, et comme je me suis toujours dit que je viendrais à acheter les autres romans de Erika, j’ai finalement franchi le pas. Je ne regrette en rien parce que je sais que je soutiens une vraie artiste, alors ça ne me dérange pas de dépenser un peu plus que si j’achetais un roman poche (bon tu me payes un Mojito, hein ?) Sous le même ciel est un roman M/M, c’est-à-dire une histoire entre deux hommes. Alors, dans un premier temps je dois dire que cette lecture a été un peu perturbante parce que Alejandro est l’un des surnoms que je donne à mon cousin le plus proche, alors je ne pouvais m’empêcher de l’imaginer au début, surtout qu’il a eu les cheveux longs (comme celui du livre) pendant son enfance ahaha.

Alejandro est un garçon qui a dû quitter l’Espagne pour la France avec ses parents. Angoissé à l’idée que ses différences ne l’empêchent de trouver sa place et de se faire des amis, il finit par être rassuré grâce à sa rencontre avec son voisin, Hugo. Joyeux, expressif, Hugo est tout le contraire d’Alejandro et pourtant les deux s’entendent, et bien plus… Ce récit est l’histoire de deux êtres qui ne vont cesser d’être lié l’un à l’autre  par le destin, drôle de manège parfois, mais si bienveillant à notre égard. Si d’habitude je n’ai que des mots d’éloges pour parler de la capacité d’Erika à écrire des histoires belles, puissantes, et bouleversantes, je dois avouer que Sous le même ciel m’a surprise d’une manière que je ne pensais pas être possible. Il est fascinant de voir à quel point l’écriture d’Erika a évolué. Lire son premier roman, le suivant puis passer au dernier avant de revenir un peu en arrière avec Sous le même ciel. C’est étrange car ici elle rassemble toutes les plumes qu’elle possède et qui définissent son talent pour en faire naître une autre. Plus forte, plus émouvante, plus étincelante. Comment décrire cela en une image concrète qui puisse vous parler ? Prenez un ciel de nuit sans étoiles, sans nuages, et uniquement coloré d’un noir sombre angoissant et intriguant. Maintenant imaginez une luciole faire son chemin là où la brise la porte. Elle semble errer sans but, et pourtant elle en possède un. De sa douce lumière, faible mais précise, elle laisse son empreinte tout autour de nous. C’est votre point de repère. Ça ne veut rien dire pour vous ? Pour moi si. Ce que j’essaye de dire c’est tout simplement que décrire le style d’Erika dépend de votre cœur et de vos émotions. Chacun de vous y verra une autre image, un autre tableau. Erika est l’architecte d’un monde qui n’est ni tout blanc ni tout noir, elle y mettra toujours des couleurs, des nuances, de la brillance, de la vie et de la douleur. Peu importe l’histoire qu’elle raconte, elle possède une manière unique de dire les choses, de conter ce qu’elle veut, ses messages, ses émotions et aussi des bribes d’elle-même. Nul doute que Hugo et Alejandro sont des personnages inspirés de gens qui l’entourent, mais aussi beaucoup d’elle. Je n’ai pas la prétention de la connaître, j’en suis très loin, mais je suis persuadée que chacun des traits de ses deux jeunes hommes forment une seule et même entité. Des morceaux d’elle-même aussi bien celle du passé que celle du présent. Peut-être.Résultat de recherche d'images pour

Quand vous êtes mal à l’aise dans votre corps, en désaccord avec votre tête et fâché avec votre coeur, il est très difficile de vous aimer et encore plus de vous intégrer, même dans un cercle qui vous a vu naître. Ce n’est ni la faute des proches, ni la vôtre, il n’y a pas toujours de coupable, aussi dure qu’est cette réalité.

Le lien entre ces deux garçons est magnifique, poignant, bouleversant. J’ai beaucoup vécu avec eux, j’ai compris énormément de choses, et partagés avec eux de manière inconsciente. Cheveux longs pour Alejandro, rires et espiègleries pour Hugo, rêveur le regard perdu dans le ciel pour l’un, et insouciance pour l’autre. Deux faces d’une seule et même pièce ? Il y a des liens qui, parfois, ne peuvent s’expliquer. Celui qui unit ces deux garçons en est un exemple. De l’enfance, à l’adolescence et jusqu’à l’âge adulte nous les suivons à des moments importants de la vie. L’aisance dans l’écriture de l’auteure permet de ne pas nous perdre dans le temps. Les transitions sont bien amenées, alors pas de craintes pour ceux qui ne seraient pas très à l’aise avec les sauts dans le temps. Comme depuis son premier roman, Pardon, Erika aborde de nombreux thèmes. De la question identitaire, de l’importance d’être soi et de se trouver alors que l’on se sent comme un Calimero parmi les autres, etc. Chaque point est traité avec beaucoup de réalisme, de sensibilité et de passion. C’est bien simple, le jour où la passion ne se décèle plus dans l’un des écrits d’Erika c’est qu’elle aura perdu cette étincelle en elle, qu’elle n’existera plus.

Il était Icare et Hugo était le soleil, et s’il devait se brûler les ailes, alors il apprendrait à vivre sans pouvoir voler.

Je n’ai pas la prétention ni l’intelligence de savoir déchiffrer la poésie mais je l’apprécie énormément. Elle me parle d’une manière différente de la vôtre, par exemple. Mais avec Erika c’est complexe, et ça me fait aussi bien sourciller que sourire. Elle a su être à l’écoute de ce qu’elle voulait transmettre, encore et toujours sans artifices même si elle saura être discrète dans sa vie personnelle. À la lecture les émotions qui jaillissent des mots se glissent sous notre peau, on trésaille, on se laisse emporter et bercer, même si on sait que l’on risque de se retrouver en morceaux à la fin. On ne bronche pas et ne proteste pas. On vit simplement avec Hugo, Alejandro, mais aussi avec le frère de ce dernier, Benito, ou encore Melody. Personnages secondaires ? Erika, elle ne connaît pas ça. Chacun est traité avec tendresse et sérieux. Ainsi pas de jaloux. Le ciel tient une place particulière dans ce récit, mais aussi dans la vie d’Erika. Chacun a son propre ressenti concernant cette immensité qui semble ne pas avoir de point de chute. Enfin, si pour vous il ne veut rien dire, c’est triste. Vraiment, prenez le temps de le regarder un peu plus.

Le plus fou c’est que je crois l’avoir aimé dès le début, bien avant que mon corps s’épanouisse et se mette à le vouloir, peut-être quand il m’a chanté sa chanson étrange mais touchante, ou bien quand il m’a offert la lune. À moins que la simple vue de ses yeux verts m’ait suffi.

Encore une fois, je ne le répéterai pas assez, jamais. Erika Boyer est une maîtresse de cérémonie qui crée avec ses émotions et son imaginaire des récits qui sembleront, au premier regard, comme les autres, mais qui quand on se lance dans leur lecture, deviendront à jamais singulier. Un peu comme à l’image de Mickey dans le film Fantasia. Elle manie les mots, elle les modèles à son image parfaitement imparfaits mais tellement flamboyants.

En conclusion, Sous le même ciel est sans aucune doute mon roman préféré d’Erika à ce jour. Un coup de cœur, encore oui, mais que voulez-vous ? Le cœur à sa raison que la raison ignore. Personnages incroyablement touchants, sincères et que l’on a envie de protéger et d’encourager. On les aime, on les laisses nous emmener loin avec eux mais aussi en nous-même. Alors, oui, des mots d’éloges j’en aurais toujours, mais ils ne seront jamais les mêmes. Si pour le monde de la joaillerie et des pierres précieuses, le diamant rouge est le plus rare et le plus inestimable, alors Erika Boyer est certainement celui de la littérature contemporaine.note

infos roman

5 réflexions sur “Critique #219 – Sous le même ciel de Erika Boyer

  1. Je suis toujours fan de tes chroniques, que ce soit la manière dont tu les construis ou comment tu les mets en page (les petits détails de citation, vidéo, image à la fin…), mais je le suis encore plus quand il s’agit de l’un de mes romans et que tu l’as aimé ♡
    J’avais vraiment envie d’avoir ton avis sur ‘Sous le même ciel’ parce qu’il est particulier pour moi (je ne saurais pas l’expliquer, peut-être les souvenirs de la Ville d’Hiver, de quand je l’ai écrit, assise dans mon jardin, sous le soleil, ou tout ce que j’ai mis dedans… ou peut-être que c’est juste parce que c’est une histoire de vie et que j’adore en écrire, même si globalement tous mes romans sont des histoires de vie, celui-là et celui que j’écris en ce moment sur Clément le sont encore plus) alors forcément, les retours dessus comptent. Et je suis super heureuse que tu aies aimé cette histoire, vraiment ♡
    Oh et tu m’as trop touchée avec la fin haha « Si pour le monde de la joaillerie et des pierres précieuses, le diamant rouge est le plus rare et le plus inestimable, alors Erika Boyer est certainement celui de la littérature contemporaine. » Bref, encore un commentaire décousu de ma part juste pour dire : merci !

    Aimé par 1 personne

    • Fan de mes chroniques… Merci beaucoup. Après ce ne sont pas forcément les meilleures (ça me va) mais je suis toujours surprises quand on me dit ça (après je sais qu’elles ne sont pas dégueu). J’ai simplement parfois l’impression de ne pas réussir à expliquer mon ressenti. Rassure-moi, tu as bien compris que j’ai détesté ma lecture, hein ? xD

      Je suis ravie que tu es aimée ce que j’ai écrit, surtout que je le pense, tu le sais. Mais pourquoi avais-tu tant envie d’avoir mon avis sur Sous le même ciel ? Je me souviens que tu me l’avais déjà dit il y a quelques mois.

      Concernant ma phrase de fin qui t’a touché, erf, de rien ? lol Je ne sais quoi dire à part ça. En fait, quand j’y repense lors de ma critique de Pardon, Tout en nuances 1 et 2 je n’avais pas l’impression de galérer pour donner un ressenti. Je savais comment le dire, pas parce qu’ils sont moins bons que Promesse tenue 1 et Sous le même ciel, hein. Ils ont tous leurs qualités et leurs défauts, et comme je le dis dans ma chronique ci-dessus, tes phrases sont parfaitements imparfaites. Cela ne se dit pas, très certainement, mais pour moi je pense que c’est l’un des meilleurs compliments que l’on peut faire à quelqu’un. D’ailleurs tu es la première personne à qui je le dis, en tout cas c’est ce que je pense de ton écriture. Est-ce que je pense pareil de toi, en tant que individu ? Peut-être, peut-être pas xD J’attends de te voir en vrai. Parfois on se fait des idées sur des gens quand on ne les voit pas en face à face (même à une distance de sécurité sanitaire de 2 mètres xD).

      Mais je réalise que pour Toute en nuances 1 et Sous le même ciel j’ai eu du mal à trouver les mots exacts. C’est ainsi que j’en suis arrivée à mettre de la musique dans mes oreilles pour tenter de me concentrer, et c’est la chanson que tu peux écouter dans l’article qui a réussi à faire que je sache plus ou moins quoi dire. De mémoire je n’ai jamais eu besoin de mettre de musique, je le fais en silence normalement. J’aime beaucoup cette chanson de base, mais ces dernier temps elle me parle plus sincèrement quand je l’écoute. (note à moi-meme : acheter de nouveaux écouteur avant de partir pour Paris).

      Bon qu’est-ce que je raconte moi, là ? J’en sais rien, je dors peu depuis samedi alors mon cerveau divague pas mal. Mon cousin trouve ça drôle car je suis quasiment sans filtre, alors je réponds facilement à certaines questions. C’est un petit sournois, saleté de gamin xD. BREF
      Tu vois, il y a plus décousu que toi. Mais au fond les gens décousus sont les meilleurs, selon moi 😉 Tout ça pour dire : de rien !

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      • Je sais, tu as détesté xD

        Bah parce que ton avis compte pour moi et comme ce livre est très particulier pour moi, encore plus ♡

        (Je fais court, je suis sur tel et je suis une galérienne sans mon ordi T.T)

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  2. Ta chronique donne terriblement envi de découvrir ce roman!! 🙂 Tu lui rends vraiment bien hommage et on sent que tu as apprécié ta lecture à 100%!!
    Ce n’est pas mon genre de prédilection mais franchement, tu m’as donné envie de m’y essayer et de découvrir ce titre! 🙂 Je le mets dans ma WL!!

    Aimé par 1 personne

    • Merci beaucoup, ça me fait plaisir venant de toi. Même si ce n’est pas ton genre de prédilection, la plume de Erika fait toute la différence. Crois-moi sur ce point lol. J’espère que tu auras la possibilité de le lire bientôt😘

      Aimé par 1 personne

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